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HAVRE (le).
HAVRE (lc).
lycarpe ; des ossements de saint Madeloup , desamt Bercaire, de saint Erbain, de saint Gue-rin, de saint Sebastien , de saint Cvriaque, desaint Avoul, de sainte Pelronille, de sainte Ce-eile et de sainte Helene , mere de Constantin.Toutes ces reliques etaient enfermces dans demagui/iques chasses qu’on portait proeession-nellemeut dans les nies le lnndi de la Pentecöteet le 18 aoüt au milieu d’une rcunion im-mense, qui a encore lieu meine aujourd’hui,inalgre l’al)sence des reliques , taut ees deuxpelerinages, et surtout le premier, eslattrayantpar les danses qui le terminent dans un desplus beaux emplaceuients qu’ou puisse imagi-ner, et par les foires qu’onvrent ces fetes , ouFon debile eil deux ou trois jours plus de centpieees de viu. — En 1793 la gründe eliasse desainte Helene, trois autres presque aussi vas-tes ; des reliquaires et de riebe« orneinents ontete eonfies a la commune d’Epcrnay, ainsiqii’un bei orgue et de nombreux et preeicuxtableaux; ces objets, qui devaient etre trans-portes au musee de Clialons, sont restes , äEpernay, mais niutiles. —Le corps de sainteHelene , soustrait seeretement par deux reli-gieux de Fabbaye , apres etre reste longlenipsdans l’eglise de Ligny-au-Bois , dans celle dePlanrut et dans celle de Monlier-en-Der, estpasse dans Feglise de Sl-Leu, ä Paris, ouil a ete depose derriere le maitre-aulel dansune chasse magnifiqne.
Hautvillers est im village l>ien bäli, au cen-tre duquel est une place publique, ä laquellealjoulissenl (piatre rues principales, dont l’imeporle le noin de Bacchus. Le centre etait fermede quatre porles en pierres de taille, dont lesrestes de celle du levant sollt sculs visihles. Lacommunaute, ainsi restreinte en apparence ,etait neanmoins considcrable par ses bameauxdes Auges, de Lhuys, de I'otiau, des Masiires,des Nocls et du Champ-du-Gne, dont les liabi-tants, fatigues par les incnrsions et les vexa-tions des gens de guerre , s’etaient mmis aucheflieu il y a plus de deux siecles. — Haut-villers, bati ä ini-edte en blocailles , meuliereset pierres de taille, jonil d’une vue inagniliquecpii s’etend bien au dela de Clialons et meine deTroyes. L’airv est pur, eL on y arrive trequem-ment a (juatre-vingts ans saus infirmiles. Lesmaisons , adossces a la niontagne, ont une eaude röche saine el abundante , mais qui rondquelques caves Irop iVairhes. D’autres cavessont creusees au-dessous du village, pres duchemin de Dizy; il Y en a aussi de vastes presdu moulin et en descemlant de Cumieres : diespeuveut conteniv 500 pieees.
La superficie du terntoire de la communeplante en vignes est de 2-41 hectares, valant de3,000 ä S,000 fr. l’hectare, et prodnisani en-
sembleannuellernent 3,000 pieees de via,du pvix
moyen de 80 fr. Les vins de Hautvillers sontplaccs dans la premiere elasse des vins rougesde Champagne. —Tuileries. — Foires les 18aout et lundi de la Pentecdte.
HALTVILLEllS-OUVILLE , vg. Somme(Picardie), arr. et a 7 k. d’Ablieville, cant. et13 de Nouvion-en-Ponthieu. Pop. 530 h.
HAUTVILLIERS, vg. Loiret, comm. et 3d'Artenay.
IIAUVILLE, Asvilla^ bg Eure (Normandie),arr. et ä 23 k. de PonL-Audcmer, cant. deRouiot, 3 de Bourg-Aeliard. Pop. 1,690 h.
HAUV1XK, vg. Jrdenncs (Champagne),arr. et ä 25 k. de Vouziers, cant. et 13 deMaehault. Pop. G75 b.
IIAUX, vg. G irondc (Ouienne), arr. et a 21k. de Bordeaux, cant. et 3 de Creon. Pop.837 b.
HAITX, vg. JL-Pyrcnces (Gascogne), arr.de Mauleon, a 38 k. de Sl-Palais, cant. et 3de Tardets. Pop. 382 h.
1IAVAXGE, vg. Moselle (pays Messin) ,arr. et u2l k. deBriey, cant. d’Audun-le-Ro-man, 3 de Fontoy. Pop. 414 h.
- 11AVELU, vg. Jiiire-cl-Loir (Beauce), an*,et a 14 k. de Dreux, cant. d’Anet, 3 d’lfou-dan. Pop. 150 h.
HAVELUY, vg. Nord (Flaiulre), arr., 3da 9 k. de, Yalencionnes, cant. de Bouchain.Pop.687 h.
HAVEUXAS, vg. Somme (Picardie), arr. et.ä 17 k. de Doullens, cant. de Domart, 3 deYillers-Booage. Pop. 439 li.
HAVERSKEROITE, vg. Nord (Flandre),arr. et a 13 k. de Hnzebrouck, eant. de Mer-ville, 3 de St-Venanl. Pop. 2,018 li.
HAVRE (le) , Grafite Portas, Frauctsco-polis, grande, belle, riebe et forte ville mari-time, Seine-Inf. (Normandie). Chef-l. desous-prefeelure. Chef-l. du 1 er arrondissemenletd’un cant. Trih. de l ro instance. et de com-merce. Chambre et bourse de com. Chambresd’assuranres. Consulats etrangers. Ecole d’hy-drograpbie de r e elasse. Cure. Gite d’etape.3- W- Pop. 27,15t li. ■— Thrh.ux crelaceinlericur, gres vert. — Etablissement de lamaree, 9 heurcs 30 ininutes. Feu de la pointedu Hode, a 9 m. 25 c. en amonl de Tentree duHavre, de 6 k. de portee. Feu de la poiutc duHoc, a 3 m. en amont de Fcntree du Havre ;hauleur, 8 m.; portee, 8 k.
Autrefois diocese, parlcment et intendancede Bouen, election de Monlvilliers, vieomle,justiee royale, gouvernemenl parlieulier, inlen-dance de la marine, amiraute, mnmifaclure etbnrcaii du tabac, seminaire, couvents de cnpu-eins d d’iirsulines.
Le Havre n’est pas une ville ancienne. Iln’en est pas meine question avant lc xv c siede;c’est ä la ruine d’ltarfleur qu’il a du son ori-gine.On voil qu’en 1450 deux tours qu’on vavailfait ronstruire furent e.mporleesdo vive force surles Anglais, qui venaieut dV’tre chasses d’Har-fleur. Les sables moiivants qui obstruent; l’em-bouclmre de la Seine aynnt comble le porf deei'lteancienne ville, on sentit de quelle importanee iletait d’on creer un nouveau qui offrit a la foisun reiuge assure aux vaisseaux de guerre elaux batiments de commerce, d qui conunandat1 enlree d un (leuve ä la laveur duquel les An-glais avaient si souvent pe.nelre jusqu’au seindu royaume. Louis XII coneut le premier eeprojet utile : il jeta les fondemenls du Havre
en 1509, d s’occupa d’eu nugmenter les fortifi"cations; mais e’est a Francois I pp que cette villeest redevable des premiers developpomenls desa spleudeur maritime.
A l’avenement du monarqne au trone, en1515, le Havre n’etail alors qu’une erique oüles peeheurs de la edle eherehaieiit un refugedans les gros temjis ; les jelei*s du port etaientencore fort courles, e,t. le sol etait expose aetre souvent submerge, surtout a l’epoqne desgrandes mors. Ce monarque chargea Bonnivetde faire un rnpporl sur la posilion geographi-que du Havre, d d’exjioser les avantages diesinconvenieuls d’nue ville lorliliee a l’embou-ebureet sur la rive droite ile la Seine, missiondont il s’acquilta ä la satisfadion du souverain.Giivon le Boi, seigueur du (’haillon, eut. laCharge, de batir la liouvelle eite et de perfec-tionner le port; il divisa la ville eil trois grandsquartiers, fit batir l’hdlel de ville, depuis Flio-tel de la sous-prefecliire, d la tour dile de Fran-cois I 11 ', qu’il plaea ii lVnlrec du port, et quisubsisle encore aujourd’hui.
Francois I er n’ejiargna aiicuii sacvifice ponrengager les habitants des environs a venir sefixer dans celle nouvelle ville, qui sortait pourainsi dire du sein des eaux, et qui ne paraissaitpas devoir jouir de longlenips des bicnlails ducommerce. Il acixmla des exemplions de tailled de grands privileges ; il nbandonua a la villenaissante. le revoim total des fermes publiques;les nouveaux babilauts eurent ie franc-salepour (*ux et leursnavires. Deux foires franchespar an el deux marclies flaues par semaine fu-rent elal>lis ii perpetuile.
Ce n’est pas saus d’immensos travaux queFon esl parvenu a dispuler ii la mer le sol d’al-luvion sur lequel le Havre est assis, plusieursfois meine ce redoutable element laillil repren-dre ee qu’il n’avail cede qu’ii regret aux effortsde Fhomme. Dans la niiil. du 15 jauvier 1525,ejioque remanjuable, parce, que ce lul. Fanneeoü Francois T r lut fait prisonnier a Vavie, lamer, pousseepardes venlsd’oucsl avee une ex-treme violcnce , deborda avee taut de tureur,qu’elle eouvrit enlieromenl la ville, ciigloulit laplus grande parlie des liabitants, renversa lapiupart des maisons, el jioussa vingt-buit ba-teaux peeheurs jusque dans les fosses du cha-teau de Graville. Ce l'unesle evenement fut ap-pele la male maree. Depuis ce tenqis la ville aete elevee de 2 in.—Le 30 dcecinbre 1705, unetempete IW des ravages lerrihles dans le, port duHavre. La violcnce de la mer cmporla la rnni-tic de la jelco, qui etait.de, hois el avaneait fortavnnl dans la mer, ainsi qu’une liallerie qui laterminail ä son extremilc. L’enh ee du port futpresque loule eomblee par des galets. I^es bar-(jnes des laninneurs furenl jcleos j»ar les va-gues sur la plan*, d’armes. J,e long du qiuu,aueune des amarres des navires ne resista ätaut (rimpeluosite; ils furent Ions enleves versla grande harre, beaneoup meine furent penlus.— En 1718, la mer fit encore sentir au Havrela terreur de son voisiuage; eile s eiilla t<‘,lle-meiil par la violcnce d’une tempete, (ju’elle nebaissa point de vingt-quutrc lieures, et on u’a-