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HONFLEUß.
HONFLEUR.
HONFLEUß.
(Brie), arr. et a 21 k. de Coulommiers , cant.et EH] de Rebais. Pop. 300 h.
HONDOUVILLE , vg. Eure (Normandie),an*., lg] et ä 12 k. de Louviers, cant. du Neu-bourg. Pop. 566 b.— II est sur l’Iton et leruisseau d’Hondouville. —• Filature de laine.Moulin ä foulon.
HOKDSCHOOTE, petite ville, Nord (Flau-dre), arr. et a 23 k. de Dunkerque, clief-1. decant. Cure. 121. A 282 k. de Paris pour la taxedes lettres. Pop. 3,915 b. — Terrain d’allu-vions modernes.
Cette ville, situee sur un embranchement dueanal de la Basse-Colme , et autrefois celebrepar ses manufactures , parait avoir etc fondeevers le x e siecle. Elle fut incendiee en 1383,lorsque Charles VI chassa les Anglais de cettecontree. Les Francais la devastcrent en 1558,et eile etait ä peine retablie de ce desastre, quedeux nouveaux incendies la detruisirent pres-que entierement en 13*76 et en 1582. Les Hol-landais la brulerent cn 1708 et y commirentdes actes de cruaute inoui's.
Le nom de Hondscboote passera a la poste-rite pour y perpetuer le Souvenir de la Bataillemcmorable qui se livra sous ses murs le 8 sep-tembre 1793 : les Francais, commandes par legeneral Houchard, y battirent completcmentFarmce anglaise, forte de dix-huit mille com-battants , dont plus de six mille resterent surle cbamp de bataille.
Fahriques de cbicoree-cafe. Blancbisseriesde toiles. Brasseries. Tanneries. Moulins äliuile. — Foires le vendredi aprcs la Peiitccdtcet 2* dimanche de juillet.
HONFLEUR, Nonne Flotum, Honßorium,ville maritime, Calvados (Normandie), arr. eta 16 k. de Pont-l’Eveque, cliel-l. de cant. Tri-bunal et bourse de commerce. Ecole d’hydro-grapbiede 4* classe. Vice-consulats etrangers.Cure. Gite d’etape. C82- A 194 k. de Parispour la taxe des lettres. Pop. 9,580 h. — Ter-rain cretace inferieur, gres vert. — Etablisse-ment de la maree, 9 lieures 15 nhnutes. Fanald’aval ä feu fixe sur la jetee de rhbpitai, a l’ex-tremite nord-ouest de la ville, de 10 m. de hau-teur et de 12 k. deportee. Fanal d’amont surle quai nord du nouveau bassin , de 9 m. deliauteur et de 12 k. de portee.
Autrefois diocese deLisieux, parlement etintendance de Rouen, electioii de Pont-l’Eve-que, sergenterie, amiraute, vicomtc, 3 convents.
L’origine et la fondation de Honfieur ne pre-sentent aucune certitude ; on sait senlementque, vers la fin du x c siede, Guillaume lc Con-querant y passa quelques jours peu de tempsavant sa inort.Fin 1346, Edouard III, roi d’Au-gleterre , s’empara de cette ville et la mit aupillage; les indignes traitements qu’il fit subiraux habitants leur laisserent toujours le desirde s’en vcnger, et ils en trouverent Foccasionsous Charles VI : les Anglais, reunis aux Alle-mands et aux Flamands, s’ctant presentes avecune flotte nombreuse devant Honflcur, les ha-bitants de cette ville, reunis aux Dieppois, lesaborderent avec courage , quoique fort infe-rieurs en nombre; beaucoup de vaisseaux en-
liemis furent coules ä fond, et leur amiralHugues Spencer fut fait prisonnier. Sous lc re-gne de Charles VII, Honfleur tomba au pou-voir du roi d’Angleterre, Henri VI, qui laissapendant dix annces garnison dans cette ville ,que le celebre comte de Dunois lui cnleva. Versla fin du xvi 8 siede, cette ville sc vit alternati-vement la victime de tous les partis. Henri IVy entra par capitulation en 1590, ä la suited’un siege tres-meurtrier. Ln eapitaine du nomde Goyon parvint peu de temps apres a re-prendre la place, qu’il eonserva jusqu’au 5 juin1594, ou il fut oblige de capituler.
Depuis cette epoque jusqu’ä la revolution ,Honlleur n’ofiVe rien de particulier coneernantI’histoire de la marine. Mais alors se presenteim evenement digne d’etre eile : c’est la prisedu faineux Sidney Smith. M. Thomas raconteainsi cette mcmorable capture : « 1,0 18 avril1796, les lmbilants de Honfieur furent rcveillespar le bruit tres-rapproche d’une canonnadequi se faisait enlendre. Voici ce dont il s’agis-sait. Le commodore anglais sir Sidney Smithcommandait la fregate le Diamant, et ne quit-tait pas la rade du Havre. Il s’etait, dans lanuit, empare par surprise, tout pres de la jeteedu nord-ouest, d’im petit corsaire franeais quise reposait avec confiance sur son voisinage dela terre et la protection des batleries de la cote.Mais pendant que les Anglais avaient renfermcl’equipage dans la cale, ils s’etaient eux-memeseudormis sur le pont, altendaiU le moment fa-vorable pour amener le navire. On le com-preudrait dilficileinent, si Fon ne savait que lacapture avait eu lieu ä la suite d’amples liba-tions , et etait la suite d’un pari. Un marinfraneais (on nous a dil qu’il se nommnit Lalle-mand et etait lieutenaiit a J>ord du corsaire)avait ete oublie sur le poul, ou il avait feint dedormir ; il coupa saus hi uit le cable qui rcte-nait le navire ä l’anere mouillee, et le Hot em-porta bientdt le corsaire en riviere. Copendautle jour commeneait a paraitre. Les sentinellesne tarderent pas ä apereevoir le mouvenientinsolite du navire; Feveil fut donne; des canon-niers-brieks et des bateaux-caiionniers furentexpedies pour courir sur le corsaire et lui eou-per la relraite. C 1 etait le bruit de leurs canonsde 24, tonnant contre la prise , ebassee jusquesous Vazouy, que l’oii entendait. En un ino-ment toute la cote fut eouverte d’habilants ,spectateurs de la reprise du corsaire, qui futrecmuluit au Havre avec sou double equipnge,dont la position etait de nouveau ehnngee. LesAnglais, vainqueurs quelques instants, etaientdevenus prisomiiers. »
Les armes de Honfleur sollt : de gueulesä nnc tour crenelee d’argenl surmontee d*untourillon de rnenie et cotoree de deux fleursde lis dor; au ehef (Cazur eftarge de troise toi les d’oi\
La ville de Honfleur est situee au dcbouched’une vallec , au pied d’uue baute colline, surla i'ive gauche de ia Seine et ä l’embouchurede cette riviere dans la Manche , ou eile a unport assez frequente. Il consiste en deux bas-sins et un vaste a^ant-port; des jetees , qui se
prolongent a 200 m. des anciennes , ont eteconslruites reeemment, et on fonde en ce mo-ment un Iroisieme bassin, La mer inoiite dansle vieux bassin de 4 ä 5 m. Son chenal, debou-cliant au milieu de hauts-fonds vaseux qui for-ment surtout les banes d’Amfar et du Raltier,n’cst guere accessible qu’a mer baute et seule-ment ä des l)atiments de mediocre tonnage.L’avant-port se prolonge entre deux jetees etfacilile Faeces de liassins ordinairemenl rern-plis d’un grand noinbre de bateaux de peelie etde cabotage. L’entree de ce port n’est pas lecote brillant de Honlleur, et ce n’est qu’eupareourant ia ville q\ie Fon trouve , pour ra-cbeler des rues etroites, sales et mal aerees ,des porlions nouvellement batics , des habita-tions fort agreal>l(!ment situces; chaque jour onperee de liouvelles rues, qui fmiront par chan-ger entierement Faneienne pliysiononiie de laville. —Les edifiees publics sont curieux parles bizarreries de leur vieille arehileelure.—Dans une des eglises on remnrque deux beauxtal)leaux de Jordaens et de Quillinus.
A environ 1 k. de ironileur, sur une collinequi domine la ville presque a pic, s’eleve laebapelle de Nolre-Dame-de-Graee , objet d’unculle particulier de la pari des niarins. RoJjertle Magnifiijue, due de Normandie, voulant rea-iiser le projel eoneu par son pere, Richard III,de faire reiulre au lils d’ElbeAred le trone d’Au-gleterre , que Cannt, roi de Dänemark , avaitusurpe, « fit, dil M. Tliomas, armer en 1034une Holle qui partitdc Feeamp ; mais eile n’a-vait. pas eneore apereu les edles opposecs, iors-qu’elle fut assaillie , au milieu de la Manche ,par la plus horrible tempete. Le duc Roberteourut de tres-grands dangers , et fit vom , s’ily eeliappait, de fonder sur les terres de sonoheissauce Irois ebapclles dediees a Marie ,dont il reolamait la puissante assistanee danscelle siluation desesperee. Bientdl; los venls secalmeut, la mer s’apaise, et le due peut debar-quer ä Guernesey, d’oii il repasse sur le conli-nenl. Nolre-DaimMle-Graee fut une de eesebapclles votives erigees par Robert T*'. Poury arriver, on pareourt un eiiemin en eorniche,(jiie des travaux recents ont rendu praticableaux voitures; sur la gauche de la route enmonlanl, et dans tonte son etendue , regne unbois {»tage, tandis que sur la droile, ii ini-epte,se ilislingue , au travers du feuillage , la merchargee de vaisseaux. Bientdl ou deeouvre lespbares de la Heve et la ville du Havre; quel-ques pas plus loin on n’apereoit plus (|ue l’in-lini des eieux et des eaux. Au soimnet de lamonlagne s’eleve un Christ gigantesque, au piedduquel, du edle de la mer, se lermiue le pla-tcau de la colline. D’enormes eboulenienlssemblcnt s’en detaeher eneore et rouler jus-(ju’au rivage , ou le peeheur, oecaipe de ses li-lets , npparail comme un poinl sur la greve.Quel majestueux aspe<*t! Il rivalise avec eeluides pbares de la llcve, et Femporte meine parle conlrasle qu’ollVe iei saus obslacle ä la vue.^Opposition eontinmdle di\s deux rives , oü lespeclateur ravi peut eontempler a la lois lesvertes prairies cl les bois toullus qui s’avaucenl