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240 ISLE-BOITCHAUD (1’).

tues imparfaitciueut exeeutees, pliisieurs lamesde cuivre et de silex.

ISLE-BA1SE, uu Isle-de-Noe , vg. Gers( Armagnac ) , arr., 53 ct a 8 k. de Mirande,cant. de Montesquiou. Pop. 943 h. — Foiresles 30 juin et 1 er mercredi de jauv.

ISLE-BAHBE, Insulci Barba, vg. Rhone ,conim. de St-Rambert-Plsle-Barbe, K deLyon. — Elle forme au-dessus de Lyon une ileenvirounee par les eaux du Rhone, cpie Tonpasse sur un pont suspendu. C’est un but depromenade tres-frequenle par les Lyonnais dansla belle saisou.

Bibliographie. Arroy ( Besinn ). Brieve etdevote. Iiistoire de l’ubba yc de /’ Isle-Barbe,

in-12, 1668.

• Le Lauourkcr (Claude). Les Mazures de V ab-baye de l’Isle-Barbe-les-Lyon, ou Recueilhistorique de tout ce qui s'est fait de plusmemorable dans cette eglise, in-4, 1682.Dugast de Bois Saint-Just. * Les Sires deBeaujeu, ou Memoires historiques sur lemonastere de V Isle-Barbe, etc., 2 vol. in-8,1810.

Perrim ( Narcisse ). Notice geographique ethistorique sur l’Is/e-Barbe, pres Lyon,suivie du Catalogue des manuscrifs de labibliotheque rassembles dans cette ile parCharlemagne, et exiraits d’un voyage ine -dit dans les departements meridionatix,in-8 , 1820.

ISLE-BASCOUS ( P ), vg. Gers, conim. deRamouzens, K d’Eauze.

ISLE-BOUCHAKD (P), Insula Bochardi,petite ville, Indre-el-Loire (Touraine) , arr.et ä 17 k. de Cliinon , chef-1. de cant. Cure.Kl . vy. A 267 k. de Paris pour la taxe deslettres. Pop. 1,716 k. — Terrain d’alluviousmodernes.

Autrefois baronnie, diocese et intendancede Tours, parlement de Paris, election de Ri-chelieu.

Cette ville est situee dans une ile formen parla Vienne, qui la divise en deux parties, ä Pem-bouclmre de la Manse. Elle forme deux oom-munes distinctes : l’une, au nord, sous le nomde St-Gilies , et l’autre, au sud, sous eelui deSt-Maurice. — Dans le milieu de la Vienneexistait autrefois un ehateau fort, eonstruit versle ix e ou le x c siede par les barons de l’Isle-Bouchard. Les comtes d’Anjou tenterent vaine-ment, it differentes reprises, de s’emparer decette place. Les Anglais la surprirenl sous leregne du roi Jean, mais ils furent oontraints dela rendre par le traite de Brctigny. Elle lutprise , eil 1652 , par les religionnaires , qui ycommirent de grandes cruautes.

Les armes de TIsle-Bouchard sont : degueules ä deux lions passanls d argent.

Biographie. Patrie d’ANßRE Duchesne,historiographe qui, par ses recherches peni-bles , ses nombreux travaux et son immenseerudition, merita d’etre appele le pere de Pliis-toire de France. Parmi les cent volumes in-l°de materiaux utiles ä l’histoire qu’il a publies ,on dislingue : Historiai Francorum scriptorescocetanei, etc., 5 vol. in-f u , 1636-49 ; Histoiue

ISLE-DE-SEIX (P).

Normanorum scriptores antiqui, etc., in-f”,1619 ; 7 vol. in-f w de genealogies de diversesfamilles ; et Y Iiistoire des rois, ducs et comtesde Bourgogue et d’Arles, 4 vol. in-4, 1628.

De Francois Duchesne , fils du preeedent etegalement ne ä Plsle-Bouchard ; on lui doitP iiistoire des chanceliers et gardes des sceauxde France, in—f”, 1680, et la continuntion deplusieurs ouvrages historiques commcnces parson pere.

Commerce de vins , eau-de-vie, liuile denoix, fruits secs, cire, cte.

ISLE-BOUIX (P), Vendee. V. Bouin.

ISLE-BOLZOX (P), vg. Gers (Armagnac),arr. et ii 9 k. de Lectoure, cant. et K de Sl-Clur. Pop. 947 h.

ISLE-DABEAU, vg. Jsere (Dauphine), arr.et ä 31 k. de Vienne , cant. de la Verpilliere,

de Bourgoin. Pop. 1,018 h.

ISLE-1) 1 A1X , Charente-Inf. V. Aix.

ISLE-D’ALBI (P ) , jolie petite ville , Tarn.(Languedoc), an*., bureau dVnregist. et a 9 k.de Gaillac, chef-1. de cant. IS. A 684 k. deParis pour la taxe des lettres. Pop. 4,951 h.—Terrain tertiaire moyen. — Elle est situee surla rive droite du 'Pani, et se compose en gene-ral d’une grande nie, traversee par la routed’Albi, coupee par une place reguliere et de-coree d’une belle fontaine. Ses aienlours of-frent de charmantes promenades. — Foires les22 janv., 11 juin, 28 aout, 18 oct., 30 nov.,1 er jeudi de carenie et apres Quasimodo.

ISLE-D’AKZ , vg. Morbihan ( Bretagne ),arr., cant., CS] et ä 10 k. de Vannes. Pop.1,200 h.

ISLE - DE - BAIX , vg. Drdme, comm. deMirmande, Kl de Loriol.

ISLE-DE-BATZ (P), vg. Finistere (Bre-tagne), arr. et ä 35 k. de Moriaix, cant. de St-Pol-de-Lcon, K de lloscofl'. Pop. 1,132 h.

ISLE-DE-LA-LIBEKTE, nom donne pen-dant la revolution a l’ile d’Oleron.

ISLE-1VELLE (P), vg. Vendee (Poitou ),an*, et a 19 k. de Fonlenay-le-Comte, cant. deChaille-les-Marais, K de Marans. P. 1,673 h.

ISLE- DE - X OE. V. Isle-Bai.se.

ISLE-DE-SEIX (P), Finistere (Bretagne),arr. et a 68 k. de Quimper, cant. de Pont-Croix , K d’Audierne. Pop. 462 h.

Cette ile est situee vis-a-vis la bnie de Douar-nenez, a 5 k. du continent, dont eile n’est se-paree que par le passage du Raz. Elle a 4 k. delong sur 1 k. de large. La partie la plus elevceest celle du nord ; eile a 10 ni. au-dessus duniveau de la mer; dans les hnutes maices lesterres sont submergees en mars , surtout dansla partie que Pon cultive. Cos terres sont entie-rement depouillees, on n’v voit pas une ronee;quelques fougeres, quelques bouquets de lan-des sont les seules productions naturelles de1 ile. Le eure soigne un seul pied d’arbre;mais des qu’il surpnsse son mur il est coupe ,briile par le vent du sud-ouest. Tous les hom-mes y sont pecheurs; les femmes cultivent laterre ä la main , et leurs maris ignorent quel-queiois la place de leurs proprietes.

On ne doit chercher dans cette ile ni fleurs ,

ISLE-DE-SEIX (P).

ni fruits, ni cette multilude d’oiscaux fnits pouranimer la nature. Il y regne d’affrcuses tem-petes , une bumidite conlinuelle, une eternellemclancolie. Les brouillards , les friinas s’y pro-menent babituellement cn tourbillons , c.ommeles sables dans PAfrique. Lavic s’y prolongeconnnimcmcnt jusqu’a soixante-dix et soixante-quatorze ans. Les maladies chroniques y sontinconnues; du vin , une nourriture plus deli-cate, une poule ljouillie, sont les seuls remedesqu’on y connaisse; la nicdecine n’a pas encorepenetre dans cette demoure de la solirietc, dela sagesse et de la pauvrete.

Les habitants ile l’ile de Sein li’aiment. pointque les elrangcrs vieimcnt s’ctaldir dans leurile; ils sont d’ailleurs hospitaliers, vous recoi-V(*nt ii bras ouverts, se disputent la possessionde ceux qui vienuent les visiter. Tous voleutau secours des nnufrages : ä quelque heure dela nuit que le cniion se fasse entendre , les pi-Iotes sont ii bord ; malgre les vents , le froid ,la grele , la tempele et la mort., tout le mondeest sur le rivage. Le malheureux qui sc sauveii la nage est reeueilli dans le meillcur lit dumenage; il est soigne, ehauHe, nourri; ses ef-fets ne sont point. voles, on les respecte avecun sentiment de piele ineoimue sur les rotes dela grande terre. Ils sauverent le magnifiquevaisseau de soixanle-quatorze , de l’eseadre deDorvilliers. Le 9 nivose an m , ils rendirent lemeine serviee au lougre YEcnreuil; une mul-titude de batimenls d’une inoindre importancedoivent leur salut ii ees bons , a ces liuuuctes ,ii ces respektables pecheurs.

r J.'ouche de leur etat, de leur misere, le ducd’Aiguillon leur offrit une liabitation conunodesur le conlinenl:, tous les secours, les avancesdont ils nuraient besoin pour s’y fixer; ce futen vaiu : Pidce de quittcr leurs rochers leur fitverser des larmes; ils demanderent ii gciiouxqu’on ne les arraebat point ii leur misere , auxsables qui les avaient vusnaitre. Le duc, atten-dri, fit faire une jelce dans la partie du sud;eile s’elend du sud-cst au nord-ouest, preserveles cliamps oultives et les maisous des eauxqui les immdaienl autrefois. Cette digue a presde I k. de long et 1 in. 25 c. d’elevation.

Il est difficile de rien voir de plus efirayantque le passage entre le Raz ct Pile de Sein; lamoit'drc erreur, une fausse luamruvre precipi-tent a jamais dans des goullVes, sur des rochers,saus aucim espoir de salut. La passe n’a que3 k. entre Chat el la Vielte; on y trouve trente-six brasses d’eau.

j/ile de Sein etait conmie des la plus hauteantiquite. « L’ile de Sein, dit Pomponius Mela,est sur la edle des Osismicns ; ce qui la distin-gue particulierement, c’cst l’oracle d’une divi-nile gauloise. Les pretresses de ce dieu gardentune pe.rpeliielle virginite; eiles sont au nombredi* neuf. Les Gaulois les nomment Ci'iies; ilscroient qu’animees d’un genie particulier ellespeuvent, par leurs vers , exeiter des teni-petes et dans les airs et sur la mer, prendre laforme de. toute espcce d’anintaux , guerir lesmaladies les plus inveterees, predirc l’avemr.Elles n’exercent leur art que pour les naviga-