ISSOIRE.
ISSÖITDUX.
issoum.v.
243
30 k. d’Uz.es, cant. et Kl de Pont-St-Esprit.Pop. 613 h.
JSSIS, vg. Aveyron, comm. de Cresseils,
K de Millau.
ISSOIltE , Iciorlorum Arvernorum , Issio-durum, ville aucienne, Puy-de-Ddme (Auver-gne), chef-1. de sous-pref. et d’nn cant. Trih. de1" instance et de commerce. College commu-nal. Cure. Gite d’etape. K. XF. P. 5,224li.— Terrain tertiaire moyeu.
Autrefois diocese de Clermont, parlementde Paris, intendance de Riom, chef-lieud’elec-tion, prevöte, abhaye de St-Benoit.
Issoire etait llorissante sous les Romains, etavaitune ecnle tres-celcbre. Saint Austremoine,premier eveque de Clermont, apres avoir eta-hli lareligioncatholique eil Auvergne, se retirapres d’Issoire, et y fut inassacre l’au 293. Cetteville fut saccagce d’ahord par les Romains,puis par les Visigolhs, les Vandales, les dau-pliins d’Auvergne et les armees royales. Pen-dant le peu de temps oii eile jouit de quelquerepos, eile augmenta son industrie et reparases ruines et ses lbrlificalions ; mais les guerresde religion atlirerent sur eile de nouvelles ca-lamiles. En 1573, un de ses hahitants, Merle,qui s’ctait iait proleslant et chef d’une liordede dcvasiatcurs, s’empara de cette ville, la sac-cagea et en devasta le territoire. L’annce sui-vante, une armee, conunaiidee par les ducsd’Anjou et de Guise , s’avanca pour chasserMerle, et fit le siege d’Issoire. La ville ut prisepar les soldats calholiques, qui, irrites de laresistance, se livrerenl ä tous les exces. Lesliahilanls s’etaient refugies dans l’eglise parois-siale; ils y furent tous massacres, et la ville futbriilee. Une nouvelle ville se forma quelquesamiees apres ; les ligueurs l’assicgcrunt, la pri-rent et la pillerent; les hahitants de Clermont,qui tenaient pour Henri IV, vinrent les cnchasser et reprirent la ville.
Les armes d’Issoire sont : d'azur d lalettre capitale Y dlor couronnee de meine,la queue etroile et recourbee en roml par lebau .
Issoire est situee agreablement dans la partiela plus vivante de la Limagne, au milieu d’unheau hassin entoure de coteaux planlos de ei-gnes, pres du conlluenl de la Couze et de l’Al-lier. Elle est en general bien hiitie, propre etbien percee. Au centre est une place tres-vasteoii sc tiennent les marches.
On doil. voir a Issoire les decorations exte-rieures de l’eglise paroissiale, classee au nom-hrc des monuincnts liistoriques ; et aux envi-rons les eaux minerales de Leins, ainsi queplusieurs rochers volcaniques d’uue formesinguliere.
Patrie du chancelier Dcpka i'.
Du jourualiste Micher Altaroche.
Du physicien et litterateur Bres.
labriques de cliaudrons et ouvragesen cui-\re. Nombreuses liuileries. -— Commerce con-siderable de bestiaux et d’huile de noix. —Foires les 26 janv., luudi de Quasimodo, 10aoüt et le samedi veille de Notre-Dame desept.
A 52 k. S.-S.-E. de Clermont, 417 k. deParis.
L’arrondissement d’Issoire est compose de 9canlons: Ardes, Besse, Champeix, St-Germain-Lamhron, Issoire, Jumeaux , Sauxillauges ,Tauves, la Tour.
Bibliographie. * Discours du siege de la'ville d’Issoire, par Mgr le duc d’Anjou, etla prise d’icelle, in-8, 1577.
* La Prise de la ville d’Yssoire, en Auvergne,par le comte de liandan (pour la Ligue )(Memoires de la Ligue, t. iv, p. 42).
* La Resolution des trois etats du bas paysd’Auvergne, avec la Prise de la 'ville. d’Is-soire, par M. le comte de liandan, 2 avril1589, in-8, 1589.
Notice sur l’histoire de la ville de Clermont-Ferrand, le siege d’Issoire, etc., in-8,1816.Devese de Chaiirot.. Essai geologique'sur lamontagne de Roulade pres dl Issoire (avecBouillet), in-f", et planches, 1826-27.lSSO\, vg. Marne, comm. et E3 de Sl-Re-my-en-Bouzemont.
ISSONCOURT, vg. Meuse (Lorraine), arr.et a 26 k. de Bar-le-Duc, cant. de Triaucourt,Kl de Beauzee. Pop. 224 h.
ISSOll, vg. B.-Pyrenees (Bearn), arr. et a17 k. d’Oloron, cant. et K d’Aramitz. Pop.931 h.
lSSOU, vg. Seine-el-Oise (Beauce), arr.,[El et ä 7 k. de Mantcs, cant. de Limay. Pop.384 h.
11 est dans une belle Situation, sur le pen-cliant d’un coteau, pres de la grande route deParis ä Caen, ä peil de distance de la Seine.Ou y voit un heau chäleau, dout le parc ren-ferme des sources ahondantes et de helles plan-tations.
ISSOCDI N, hg Crettse (Marche), arr. et ä11 k. d’Auhusson, cant. et K de Chenerailles.Pop. 1,317 li.
ISSOUDÜJf , Vx.cllodumun , Ernodurum ,Exoltlunum, ancionne. et jolie ville, Indre(Bcrrv), chef-1. de sous-pref. et de 2 canlons.Trih. de l ,c instance et de commerce. Chambreconsult. des mauuf. College eommunal. 2 eures.Gite d’etape. K. W. Pop. 12,234 h. — Ter-rain jurassique, elage moyeu du Systeme ooli-tique.
Autrefois diocese et intendance de Bourges,parlement de Paris, ehel-lieu d’election, hail-liageet prevöte royale, gouvernement parlicu-lier, abhaye de St-Benoit, 5 couvcnts.
L’origine de cette ville est peu connue ; onpretend qu’elle fut une des vingt cites reduitesen cendres dans un seul jour par les anciensGaulois , afm d’affamer l’armee de Cesar, etque quand ceconquerant fut devenu maitredesGaules, il la releva de ses ruines. Quoi qu’il ensoit, cette ville ne commence ä figurer dansl’histoire qu’au vm'' siede. Sous Louis d’Outre-mer, c’etait une forteresse cousiderable eeintede murailles llanquees de tours. En 1195,Mercadier, chef des cotereaux et l’un des lieu-tenants de Richard Coeur de lion, surprit Is-soudun, en liröla les fauhourgs avec une partiede l’eglise St-Paterne, et euleva le. chateau,
qu’il garda pour le compte de son maitre.L’aunee suivaute, Philippe Auguste reprit laville et pressait vivement le chateau, quand Ri-chard, accourant de la Normandie ii marchesforcces, se jeta dans la place et forca Philippe ii laretraite. En 1200, Jean sans TerreahandonnaIssoudun pour servil- de dot ä Blanche de Cas-tille, qui fut liancee ä Louis, fils aine de Phi-lippe Auguste. -— Apres le retablissement deson pouvoir, Charles VII fit don a Agnes So-rcl de la chätelleniedTssoudun, et la dot royalede la incre de saint Louis tomba ainsi auxmains de la maitresse d’un de ses descendants.
— Louis XI vint en pelerinage ä Issoudun, oul’attirait sa devolion particuliere ä la sainteYierge, sous l’invocation de laquelle etait l’ab-haye du chateau, et conceda a la ville la fran-chise.de sept foiros dejä fort anciermes.—IJnin-cendie cousiderable detruisit le cluiteau et tontela ville haute en 1183 ; un autre incendie con-sirnia deux Cents maisons en 1504; mais undesastre de ce genre heaucoup plus terrihle eutlieu eil 1651, et fut acconipagne de ciroons-tances particulieres. La ville etait alors assiegeepar 1'armee des frondeurs et soutenait un as-saut furieux ; les hahitants, occupes ä comhat-tre sur les remparts, laisserent ä l’incendie letemps de faire des progres insurmonlahles;douze cenls maisons l'urent devorees par laflamme, et plus de six Cents femmes et enl'antsperirent sous les decomhres de leurs hahita-tions. Pemlant ce temps, les bourgeois repous-saient les assiegeants et les meltaient en pleinederoute. Louis XIV vint peu de jours apres äIssoudun, et vitles debriseucore fumants; il ac-corda plusieurs Privileges aux hahitants, et entreautres droits celui d’elire leurs magistrats mu-nicipaux, et de conferer la noblesse hereditaireä leur maire par clection. — Dejä, en 1589,la ville avait donne une preuve eclatantc de sondevouement, en soutenant un siege contre l’ar-meedes ligueurs, conunandee par la Chätre, eten chassant de ses murs ceux qui etaient par-venus ä s’y introduire par trahisou. L’anni-versaire de cette journee fut lougtemps celebrepar une rejouissauce publique. — La l-evoca-tion de l’edit de Nantes porta un coup fatal äIssoudun, et priva cette ville de ses prineipauxfabricants.
Les armes d’Issoudun sont : Ii r azur h uneY d’or, cantonnee de trois fleurs de lis dlor.
La ville d’Issoudun est situee en partie surlepenchant d’une colline au pied de laquelle s’e-tend une plaine charmante, garnie de jardins etde planlalions, arrosee par la Tlieols, riviereque l’on traverse sur trois ponts dans diiferentsfaubourgs, ä l'ouest ot au sud. üneparlio de laville, ayant etc reconstriiile apres plusieurs in-cendies, est bien bätie et bien percee ; mais lapartie appelee le Chateau est encore ä peu p r f. steile qu’elle etait au moyeu äge. On y voit plu-sieurs maisons ayant de haules terrasses fortagreables ; mais les ahoi ds en sont repoussants,en raison des rucs sales, etroites et torlueusesqui y eonduisent. Ceci s’applique particuliere-ment ä la partie dite le Bas-Chäleau, car dansle Haut les rues sont plus larges, le quartier est