IVRY-LA-BATAILLE.
IVRY-SUR-SEIXE.
IZERNÖRE.
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entre le 13 mars apres midi dans la plaine d’Xvr y,il vit devant lui les royalistes qui l’attendaientet qui s’etaient rauges eil bataille avec tont l’a-vantage du lerrain. II ralentit sa marclie pourremettre de l’ordre daus son armee, et il li’ar-l'iva a portee des eimemis que le soir, lorsqu’iletait dejä trop tard pour songer ä engager lecombat. Le temps etait trcs-mauvais, et les sol-dats de la Ligue, fatigucs par les pluies froidesqu’ils avaieut essuyees pendant toute la marclie,lurentobliges de coucher ä decouvert; quelquesolliciers seulement pureut reussir ä dresser leursteutes, taiidis que les royalistes se restaurereulpendant la nuit daus les villages de St-Andreet de Turcam ille.
Le mereredi 14 mars au matin, l’armeeroyale vint reprcndre la meme posilion qu’elleoccupait la veiüe. Les denx armees ne l'urentpoinl raugeos eil bataille; avant dix heures dumalin. D’Aubigue rapporte qn’en meltant soncasque Henri adressacepeu de mols äsescom-paguons d’armes. « Mes compagnons, Dien estpour nous, voioi ses ennemis et les ndtres,voici votrc roi; donnons ä eux ! Si vos cornettesvous manquent, ralliez-vous a mon panaclielilanc, vous le trouverez au cliemin de la vic-toire et de l’bonneur. » Ces paroles l'urent ac-cueillies par un cri general de Vive le roi, et labataille conimenoa. L’artillerie royaliste portaen plein sur les ligueurs, qui se decouvraientsur le renllement du terrain; celle de la Ligueau contrairr. neput atteindre les royalistes, abri-tes dans son eufoncement. Le conile d’Egmout,qui etait ä 1’extreme droile de 1’armee deMayenne, ne voulutpas attendreuue troisiemedecliarge de teile arlillerie, et se precipita aveclureur sur la cavalerie legere du grand prieurqui lui etait opposee et qu’il culbuta. Avecla meine iinpctuosilc il parviut jusqu’aux Ca-nons du roi qui avaicnl maltraite sa troupe.
u Compagnons, cria-t-il, je vais vous inon-trer connne il laut trailer cette armee de läclieset d licrctiqiies, » et, iaisant en meine tempstournerson cheval, il vint i'rappcr de la croupecontro la battcrie royale. Il u’v eul pas un deses lioinnies d’ariucs qui ne vouliit se vanterd’cu avoir fail autant. Ils ne, perdirent passeulement leur temps il celle bizarre niaiicruvrc,tonte la cavalerie d’Egmont somit en desordre;eile n’avait plus l’claii qui avail fail sa lorce,lorsqu’ellu int eliargee en meine temps par leniarochal d’Aumont, le barou de llirou, legrand prieur et Givry. Egmont ful tue avecses principaux olliciers, tont le roste ful en-buue et mis en piöces. Dans une antre partiede la ligue, le duc de Brunswick, qui condui-sail les roll res iles ligueurs, lut egalement lue.(.es reilros avaicnl coutuine aprcs cliaquecluirge de, passer dans les inlervalles laisses ädessein enlre cliaque bataillon pour aller serelbrmer derrierc la ligue ; mais le, vieomle deTavannes, que Mayenne avail Charge de langerson armee en bataille,, avail la vue si coi.rte,qu’il s’etail Irompc sur l’inlervalle qu’il dovaitlaisser entre les corps, et q„<. p,, sl , aco nlilll _qnair pour cell« mnuocuvre. Les mires, en re-> enaiH ile la Charge, vinmit donc doimer dans
l’escadron de lanciers du duc de Mayenne et lemir ent en desordre. Le duc lut ohligc de iesrepousser ä coups de lance, il ne put point faireprendre carriere ä ses chevaux ; et, tandis qu’ils’eflbrcait en vain de les remettre en ordre, ilfut charge avec fureur par le roi, qui voyait sonembarras. Il fut enfoncc et force de s’eni'uirvers le bois. Bientöt toute la cavalerie de laLigue fut entrainee dans la meine deroute ; lesBataillons de fantassins qu’elle avait couverts setrouverent alors isoles au inilieu de la plaineet de toutes parls attaques par les tronpes duroi. Les Suisses, quoiqu’ils ne fussent pointencore entames, soulevcrent leurs armes ensigne qu’ils voulaient se rendre et furent aus-sitöt recus a quartier par le marechal de Biron.Les lansquenets, encouragesparcetexcmplc otallaitalis en meme temps par cette defection, le-vcrcul ä leur tour leurs piques et cricrentqn’ils se rendaient. Mais Henri IV et ses sol-dats nourrissaient contre eux une profonderancune : plusieurs d’enlre eux avaient dejapris pari a la Irahison cl’Avques, ou ils avaientleint de se rendre; plusieurs, engnges par lesprinces protestanls pour renforcer 1’armee deHenri IV, avaient passe a ses ennemis; le roideclara qu’ils avaient forfait a la loi militaire,et qu’il no leur accordait aucun quartier. Leinassacre dura une heure enticre ; mais pendantqu’on les tuait sans defense, le roi criait .
« Sauvez les Francais, et main hasse surl’etrau-ger.» Les fuyards de la Ligue allerem chercherun asile les uns a Chartres, les autres aMautee.
Une pyramide d’environ 17 m. de hauteur,entouree de grilles eil fer, fut elevee en cetendroit vers la fm du siede dernier par le ducde Pentliievre, pour perpetucr le Souvenir decette victoirc memorable. Cette pyramide, de-Iruitc pendant les temps orageux de la revo-lulion, fut rcediliee par Napoleon, en 1809.
Fabrupies d’inslruments ä venl renommes,peigues d’ivoire, etc. Filature de coton. Tan-neries. — Commerce de grains, clievaux etLestiaux. — Foires les 24 juin, 10 aoüt et sa-medi veille de Quasimodo. Fete champetre leV v di manche de mai.
Bibliographie. * Declaration de la bataillefalte a lvry-la~Chaussee, et de la i'ictoireobtenue. par le roi sur cettx de la Ligue,in-4,1500.
* Discount verkable de la rictoire obtenuepar le roi en la bataille d’Ivry (t. v desMemoircs dein Ligue, p. 254).
IVRY-IJä-TEMPI, vg. Oise (VeXiii),arr. et ä 27 L. de Beauvais, cant. el ßh deMcru. Pop. 448 li. — Aux environs de cevillage, a Pexlremiie d’une prairie, on remar-que un bosquet plaute dans uue excavation enforme de vase arrondi, d’oü il sort une sourceinlenniltente qui ne donne de l’eau que dansdes inlervalles Ires-eloignes, son ecoulenienl nese rcnotwelant cpie tous les neu!', dix et douzeans.
IVRY-SUK-SEINE , Ivriacum, EvrincumMauripense, vg. Seine (Jle-dc-Franre), arr.et a 13 k. (le Sceatix , caut. de A'illcjuif. S?-
A 8 k. de Paris pour la taxe des lettres. Pop.6,8S6 h. —■ Omnibus pour Paris.
Ce village est tres-agreablement situe surune colline qui borde la live gauche de laSeine; il forme une commune composee d’Ivry,et des hameaux de la Gare , d’Austerlitz et deSt-Frambourg.
Le prevöt des marcliands Bosc-Dubois avaitiait bätir ä Ivry un maguilique eliäteau, dont ilne reste plus qu’une terrasse d’oü l’on jouitd’une belle vue sur Paris et les environs. Ouvoit aux aleulours plusieurs helles maisons deCampagne. — L’eglise paroissiale, liätie ausummet de la colline qui domine la commune,ollre des coiistruclions du xn" au xv“ sieele.
Fabriques de colle forte, de gelatine, pro-duits chimiques, pointes de Paris, alenes, ouirsvernis, papiers peints, euere d’inipriinerie, etc.Vastes entrepöts de Conservation de vins dansdes eaves naturelles, taillees dans le roc, ädoubles courants d’air. — Maison de sautetres-renommee pour le traitement des alienes,foudee par M. Esquirol. — A t,\ Gare, ver-rerie ii bouteilles et ä vitres, etc., oü sont em-ployes 340 ouvriers.
Bibliographie. l .Mvu k v 11. Pont d'Ivry
en bois, sur pi/es en pierre, tvavcrsnni La
Seine pres du conßuent de La Marne, in-4,
1832.
ttVUY, vg. Nord '(Flandre), an-., cant.,gl et a 9 k. de Cambrai. Pop. 3,732 li. — Fa-briques de bonneterie en laine et en coton, decoutellerie commune. Clouteries. Hrasseries.Prcparation et commerce en grand du lin de ün.
IZAGUETTES, vg. Aveyron, comm. deSt-Hippolyte, 3 de Montsalvy.
IZAIRE (St-), vg. Aveyron (Rouergue),arr. et a 15 k. de St-Aflrique, cant. de St-Cernin. Pop. 1,124 h. — Foire le 28 avril.
IZAOVRT , Vg. H.-Pyrenees (Navarre),arr. et ä 43 k. de Bagiieres-de-Bigorre, caut.de Maiileon-Tiai'ousse, 3 de St-Rertrand.Pop. 401 h.
IZE , vg. llle-et-Vilaine (Bretagne), arr.,cant., 3 et ä 10 k. de Vitre. Pop. 2,155 h.
IZEAHX, vg. Isere (Dauphine), arr. et ä41 k. de St-Marcelliu, caut. et 3 de Rives.Pop. 1,582 h. — Foires les 21 mars, 1 er juinel 1 er sept.
IZEAEX, vg. H.-Pyrenees (Navarre), arr.et a 25 k. de Ilagneres-de-Bigorre, cant. et 3de la Bartlie-de-Neste. Pop. 207 li.
1ZEL - LES - EQl'EHCHIN , vg. Pas-de-Calais (Artois), arr. et ii IG k. cl’Arras, cant.de Yimy, 3 de llouai. Pop. 660 li.
IZEL-LES-HAMEAUX, vg. Pas-de-Calais(Artois), arr. et ä 20 k. de St-Pol-sur-Ter-noise, cant. et 3 d’Aubigny. Pop. 702 h.— Fahritjue de sucro indigene.
IZKNAVE, Vg. Ain (llourgogne), arr., 3et a 20 k. de Tsantua, cant. de. Brenod. Pop.448 11 . —Fahrique de tuiles.
1ZURXORE, bg Ain (Bourgogne), arr., 3,hureall d’cnrcgist. et a 11 k. de Nantua, clief-I.de cant. (la eure est a Mornav). Pop. 1,011 h.._ Terrain jurassique.
Le bourg d’Izernore occupe l’emplacement