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JEAN%I)E-LOSXE (St-).
JEAX-DE-LOSXE (St-).
«IEAX-DE-LUZ (St-).
bouebure cJu caiiaJ du Rhone au Rhin. Des lcmi° siede, c’elait deja uiie vilie de quelqueimportance , oü Dagobert tint une cour ple-niere eil 629. — Tue charte de commune tutaccordce aux habitantspar JluguesIV eil 1256.II joignit ä la Iiberte de se ehoisir quatreechevins les iinmunites les plus avantageuses.II les exempta a perpetuite de toutes tailles,impöts, contribution depeage , droits de venteet autres coutumes cpii avaient lieu ä Dijon. IIrendit cette place une espece de lieu d’asile,excepte aux larrons et aux homicides. Ceprecieux tilre fut enleve pendant les ravagesdes Angiais au xiv" siede, et renouvele parleltres du roi Jean, datees de Beaune, 1361.Ces privileges honorables fureut confirmes parles ducs souverains et par les rois de Francejusqu’ä Louis XV.
En 1273, le duc Robert ayant eu guerrc avecdes seigneurs franc-comtois, ceux-ci delache-rent einq cents soldats deguises en femmes,pour sur|)rendre St-Jean-de-Losne. Les habi-tants , quoique occupes alors a reparer leursmurailles, ayant decouvert le stratageme, inas-sacrerent ces nonvelles amazones et preserve-rent la place.
Pendant les troubles qui agiterent si fort lafm du regne de Henri III et le commeueementde celui de Henri IV, loin de se laisser entrai-ner au torrent de la Ligue, ä l’exemple de lacapitale, sans craindre le ressentiment du re-doutable duc de Mayenne , gouverneur de laprovince, cette vilie refusa ses offres, et se de-clara ouvertement pour son souverain , a l’ius-tigation de Lescotrt ct de Marlene, deux desprincipaux ciloyens. Elle se Ibrtiüa a ses pro-pres depens; et demanda ä Guillaume de Ta-vannes, commandant en Bourgogne, une garui-son qui }>iit la mettre liors d’insulte de lu parides ligueurs voisins. Cette resistancc en lit re-soiulre le siege. Joannes , capilaine de Nuits,Finvestit, et fut force de se retirer.
St-Jean-de-Losne est surtout celobre par lesiege, que ses courageux habitants soutinrentcoutre Galas en 1636, et qui lui valut le nom deBelle-Defense. La vilie etait peu forlilice, n’avaitque huit petites pieces de canon sans canon-niers, une garnison de 150 hommes, tres-maldisposes, qu’on ne put retenir (pi’en leur payantcomptant six cents ecus d’or , et contenait apeine trois cents habitants capables de porterles armes. Mais quels prodiges n’opömit pasles sentiments d’honnem- et l’amour de la pa-trie.! Malgre le leu terrible d’ime liombreuseartillerie , un furieux assaut de trois heures ,une breche ouverte de 12 toises , ils tinrentferme, et l'ien ne fut cnpable d’ebranler leurconstance. Au monient oü le feu de l’enneniietait le plus terrible, une deliberation lornmleepar les echevins Desgranges et Lapre lutportee.de |>oste en poste, et signee de presque tous lesbourgeois; ils lirent serment de comballre jus-qu’ä la mort pour le ser\ice de la patrie : « Sile nombre des assiegeants l’emportait, il lutdecide qii’un chacim, au son de la grosse elo-che, mettrait le feu a sa maison, perirail en-suite les armes a la main , en se defendant de
riit! en nie, en se reliranl par la porte du pontde Saune dont on abattrait une arche , pourrendre cette conquete inutile aux ermemis. »Ainsi lortifies, les citoyens soutinrent pendantquatre heures, avec une valeur inr.rovnble, misecond assaut encore plus meurtrier que le pre-mier. Ils s’y batlirent eil desesperes, aides deleurs femmes, qui donncreut des preuves d’uncourage au-dessus de leur sexe : elles versaientdes graisses, des huiles bouiilantes, du plombfondu sur les assiegeants , depavaient les ruespour les ecraser a cotips de pierres , jfrenaicutles armes et la place de leurs maris , de leursfreres tues ou blesses, et combatlaiont avec Loutracharnement du desespoir et de lh vengeance.Malgre cette helle resistance , c’en etait fait dela place, si douzc habitants d’Auxonne, accou-rus au seeours de leurs voisins, et qui partäge-rent leurs pcrils a la derniere heure de l’assaut,n’eussent amionee 1’approche d’un seeoursqu’amenait le comte de Rantzau, qui arriva aucommencement de la nuil, et forca Galas ä le-ver le siege. Ce fait memorable , trop peu eitepar les historiens , fut grave sur une pierreplaccedans le mur, a l’cndroit oü avait eie faitune large breche.
Une defense si glorieuse, qui avait sanvc laBourgogne,meritnit unerccompensc.Louis XIIIcombla d’elogcs les deputes de la vilie pre-sentes par le prince de Conde. Par lettres pa-tentes de decembre 1636 et mars 1637 , en-registrecs au parlemcnt, il l’exempta de toutestailles, tnillons, c.rues de prevotdes marebandset de tous autres subsides et iinposilions quel-eonques, avec l’exempfiou de droits de francs-liefs, privileges qui furent eonlirmes parLouis XIV eil 1643, et par Louis XV en 1716.— Le7 juillet 1789, les babilants deSl-Jean-de-Losne se montrerent aussi patriotes qu’ilsavaient eie courageux. Ils envoyerent a l’as-semblce nationale un depute ebar^e de faire aunom de leur vilie l’ahnndou general de tous lesPrivileges dont eile jouissait depuis plus de sixsiecles , ainsi que de ceux qui lui avaient eteaccordes en recompensc de leur belle defenseen 1636-
Les armes de St-Jean-de-Losne sont :tierce en fa.ee le chef parti le 1 er d’azur semede fle urs de lis d’or d la bordure componeed*argent et de gticules ; le 2 C d’azur banded’or ä la bordure de gueules ; le 2® tierce enVtscart du 1 vr , le 3* tierce de gueules d unebouche. ronde en f'ermail d’or.
Le pont de bois sur la Saone a 162 m. delong sur G m. 50 c. de large; il fut construitau temps de la Ligue. —Le plan de St-Jean-de-Losne est elliplique, et represcnle , selonM. de la Mare, un arc temlu , dont le. bordelevcde la Saone servirail de oorde. Elle u’estfermee que de simples murailles de briques;niais au debors est une fausse braie, qui fait unmarcbepit'd au bas du nmr, ensuite un largelosse, enfin une enceinte formee par trois bas-tions et trois courtines en terre.
Biographie. Patrie du savant I)enedictinI). Martkne.
Fabr’ujues de draps, serges. Brasseries. —
Commerce cousidcrable d’exportatiou par laSaone et par les deux canaux , de grains, vins,bois, charbons, fer, bri([ues, etc. — Foires de8 jours le 16 aoüt, et de 3 jours le 10 desmois de mars, de mai et d’oet.
Bibliographie. * Lettre sur un fait histori •que de l’annec 1630, concernant la < vilie deSt-Jean-de-Losne en Bourgogne (Mercure,1765, mars, p. 82).
Dkssiküx. Les Heros franeois, ou le. Siege deSt-Jean-de-Losne , drame heroique enprose , suivi dl un precis his/orique de eelevenement, in-8, 1773.
JKAX-DE-LUZ (St-), petife vilie maritime,B.-Pyrenees ( Gascogne ), arr. et a 21 k. deBayonne , chef-1. de canl. Cure. Gite d’etape.153. XP. A 807 k. de Paris pour la laxe deslettres. Vice-eonsulals etrangers. Pop. 3,208 b.— Tkrrai* cretacc inferieur, gres vert. —Etablissement de la marde, 3 heures 15 m.
Cette vilie est situce sur la live droile de laNivelle, qui s’y embouche dans 1’Ocean. C’etaitjadis une vilie tres-ilorissanle dont le port etaittrcs-lrequente; mais la violence de la mer dansce fond du gölte de Biscaye l’expose a de fre-qucnls ravages. Eu 1777, une lempete aflreusemamjua de la submerger, et rompit la digue quila delVnd eontre les vngues. Cette breche futreparee; mais, au tnois de mars 1782, uu oura-gan plus terrible encore renversa presque en-tieremeut le quai sur um; ionguour d’euviron160 toises. La digue fut reconstruile quclquelemps apres , au moyen de pierres enormeslices entre dies avec de forles barres de fer, eteependanl. lout ce travail fut: encore empörtepar les Hots le21 decembre. 1822. Depuis ou afait (rimportant.es reparations qui puraissentmettre le porl de St-Jean-de-Luz ä l’abri de pa-roils ravages ; il est suseeplible de recevoirles plus gros navircs , qui malbeureusementn’y sollt pas en sürele.
Cette vilie est geucralement bien batio, pro-pre , assez bien percee , et coniinumque par unpont de bois avec le bourg de Sibourre , batisur la rive opposce de la !Ni\elle. Elle est de-lendiie par les forts de Sle-Bai'be et de Soccoa;pres de ee dernier est un phare de 3 C ordre,visible a la distance de 16 k.
Le manage de Louis XIV avec Marie-Tbc-rese, infante d’Kspague, fut eelebrc ä St-vTean-de-Luz en 1660- A repotpie de la revolution ,ou avait eliange le nom de cette vilie eil celui
de Chauvix-m> Dragon.
Pres de" St-Jean-de-Luz est le camp de laBaionnelte , position dans les Pyreuces oü sedonna la balaille lameuse jiar l’invention decclte arme. Les Basques avaient cpuise leurseariouohes ; ne pouvant. plus tirer, ils attache-rent leurs couteaux au bout de leurs fusils ettaillerent en pieces les Espagnols : comme cettebataille eut lieu mm loin de Bayonne, la nou-velle arme prit le nom de baionnelte.
Peche de la sardine et du poisson frais. Ar-memenls pour la peehe de la morue. — Foiresde 2 jours le 25 juin.
Bibliographie. Dagijerrk (Matlbieu). Me-moire sur les travaux d faire pour conser-