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LAVAL.
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rie; quinze mille d’entre eux, qui s’etaient re-fugies derriere )es murs d\Ai>gers, purent äpeine achever de se reorganiser dans Fespacede douzejours. Le general Lcchelle ne putsurvivre ä ce grand desastre : en bulle aux in-sultes de ses propres soidats, et aux menacesde Merlin de Thionville, il mourut peu apresa Nantes de honte et de douleur. Il avait ob-tenu, quelque tcnips avant cette inalheureuse af-faire, trois brillantes victoires sur los Vendeeus,mais la delaile de. Laval les avait etlacees.
Les armes de Laval sont : de gucules auleopard, grimpant d’or.
Laval est nne ville batie dans nne Situationpiltoresque, sur la peilte d’un eoteau au piedduquel coule la Mayenne. ()n y arrive, du edlede la ville de ee nom , par un heau faubourgqui forme, en population et en elemlue, en\i-ron un tiers de la x ille, avec laquolle il com-munique par un beau pont en pierre de taille.Au pied de Fainphitlicatre, dont ta ville oceupeJe cenlre, coulc ia Mayenne, bordee des deuxedtes par des maisons irreguliereinem baties,les mies e» saillie, les aulres en relraite : quel-ques terrasses, quelques pelits jardins, quel-ques houquels d’arbres el quelques tapis deverdure, s’entrenielent a cos habitations, etconcourent a former deux rives extremementconfuses, qui ne sont ngreables que par leurVariete, mais helles pour la peinture; aussi repoint de Mio a-t-il etc souvent dessine. Sous lepont, la riviere s’etend en nappe; plus baut etplus bas, eile se precipite tont entiere en Cascadepar des chaussees de moulins, dont Tincgalestructure repond a Finegable des deux rives dela Mayenne. Les meandres que decrit cette ri-viere sont interrompus, ä gauclie, par Fegli.scgothique d’Avenieres. dont le clocher pyrami-dal couronne heureusement la perspective; ädroite, la vue est bornee par le montioule pitto-resque de Bel-Air, sur lcqucl s’eleve nne char-mante habitalion, habe dans une Situation desplus delicieuses : son enclos embrasse ä Ia foisle sommet et le pied, le /laue et les escarpe-ments de la colliue; le plateau est ocoupe parla maison et ses jardins, par des plaulations etdes allees : le bas par d’aulres allees et par unvaste tapis de prairies qui s’elendcm le Jong dela riviere, el qui se developpent en Ions seusau miläeu des roebers, des mousses, des grotteset des fonlaines, en un mot de tont ee que lanalure a de plus Irais et de plus romantiqm*.Apres le jardin de Bel-Air, les etrangers voientavec interct ceux de la Pcriue, dont les ter-vasses fixen! agreablemcnt les regaids ioi squ’onpasse sur le pont.
La ville est ceirile d’un cordon de niuraillesfortifiees dont quelques pnrties sont assez bienconservees. File est generalement mol batie, et
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ne presente qu’un entassenient de vieilles nwisons, separees par deux rues aussi noiresqu’esearpees, aussi etroites que tortueuses.Une de ces rues se prolonge sous des maisonsvoutees; une autre, egalement eouverte, estpcrcee en galeiie, et Fon ne peut rieii voir deplus triste et de plus malpropre que cette sin-guliere rue. Ia nie qui s’ouvre vis-a-vis du
pont gravi t directement et si rapidement Iacolliue , qu’on la croirait inaccessible aux voi-lures, si l’on ne voyait rouler sur son pave demarbre des chariuts traincs ä pas lents pardes chevaux el des ixi'.ufs; une rue large, bienbatie et d’un acces beaucoup plus faeile, con-duit de la parlie haute de la ville dans le lau-| bourg de Bretagne. La ’ _ :t des maisons quibordeut ces rues sont conslruiles en bois et1 muarquables par leur auciennete; ü en estqui n’onl pas moius de six a sepl cenls ansd’existenec, et qui ne sont point encore degra-dees : eiles etonnenl les curieux et les Voya-geurs par ies poutres d’une lougucur el. d’unegrossem 1 peu connmmes que i’on y remarqne.La traditiou veut que ces poutres provieuuentdes ebenes que Fon a ab&Uus sur la place meineou les maisons sont conslruiles; ce qui paraitd’autant plus probable, que Fon coucevraitdillicilemenl comrnent ou aurail pu transporter(Fun licu plus eloigne ces enormes masses debois.
Au ntilicu du triste groupe de bäliments quieomposent la ville seleve sur le bord de laMayenne un enorme et anliqtie cliateau, sur-inonte d’une haute tour ronde ((ui en Forme ledonjon. Celle aucieime demeure, d’abord deseines de Laval, ensuite des ducs de la Tri-mobile, el aujourd’hui veile des detenus, me-rile d’elre visitee inlcrieurenient : ou y voitune grande cour servant de preau, de vastespieeos converties en cacliols, une ehapelle sou-terraine, une tour remarquable par sa magni-lupie charpeute, et une immense solle qui elaildvslinee aux deüberations des vassaux, quaudil plaisail au seigneur suztaain de les convo-quer. — A edle de cette ancienne demeurefeudale s’eleve un edilice d’uue construetionplus recenle et d’un nicilleur eilet; c’etait lagalerie du cliateau, qui a eteconverlie en palaisde jnstice. Cel edilice presente une jolie courplantee d’aibres, et une charmante facade, donlFarcliileclure el les scuJptures sont de Fepoquede Ia renaissance; Fintcrieur obre d’assez. hellessalles d’audieuee (Fon Fon jouit d’uue fort)>elle vue.
L’eglise de laTriuile, qne Fon croit avoireie couslruiie sui 1 lVniplaceinenl d’un (euqdede Jupiter, ofi're pjusieiirs details d’arciiiloc-lure gothique qui merilent d’elre remartjues.Celle des Coi'deliers est plus interessaute, parsa %oute en bois enüerement jieiule , ainsi quepar ses trente-six coloimes en maibre rouge eten maibre noir, dontdouze, plus graiules queles aulres, decoreut le mähre autel. L’eglise de.St-Veueraud se distiugue par un portail quioliYe Fassociation bizarre d’un haut et assezmajestueiix portique moderne, reposanl surdesinipo.stesef des jambages gotln((ues. L’eglised’Avv.nieres n’appartient pas «i la ville; lesmaisons qui Fcnlourent forment uneeomrmmoseparee, quoique levn 1 proximilo semble enfaire un laubourg ; eile a ete batie en IOiO.
On vcmarque eiu’ore a Laval deux bospicesfort bien tenus, dont Ia foml c pa-
rait remonter a Fan 900 ou 924; la bibiio-tbeque publique, renfvrmaut 10,000 vol. ;
une belle et vaste halle aux toiles, le Col-lege, etc., ete.
Biographie. Patrxk des savants mcdecinsGuilt.. Bioor et Daniel Tauvry.
Du mathematicien David Kivault de Fleu-ranck.
De Foratorien Julien Lorioc, autcur de sej 1 -mons estimes.
l)u colonel Boudet, membre de la ehambredes re|)iesentants.
De l’auteur dramalique Duruisson.Industhie. Laval a des fabi'iques impor-tantes de toiles, qui sont une source de pros-perite pour le pnys. L’origine de cette industrieest dne a un des anciens seigueurs de cetteville , qui, ayanl epouse Beatrix de Fiaudre ,atlira des ouvriers llumauds a Laval, et sesvassaux apprireut d’eux la fabricaliou des toi-les, qu’ils ont beaucoup perfectimmee depuis.La hallt* aux toiles recoit tons les samodis lespvoduits des divers fabricants, soit de la ville,seit de la Campagne. Le ül est aussi un objeteonsidcral)lc de commerce ; il se veml ä lameine hallo, el il se l'ait souvent dans eertainsmnrehes pour plus de 50,000 fr. cVaffaires,tant en lil qiFen toiles.
Fabrujues considerables de toiles dites deLaval, de bis et ehaines de liu, de caiicots,Jingo de tablo , basins, siamoises, mouchoirs,elamines, serges, llanelles, savou vort. Noni-brouscs l)lanclussoj'ios de toiles. Taunerics etto.inlurerios.
Commerce de graine de trolle, vins, eaux-de-vie, üls et ehaincs de lin, bois, 1er, maibre.
— Marches considerables pour les toiles tousles samodis. — Kntrepdt du commerce de. hlde lin fabrique dans les cantons envivoiuumts.
— Fohrs les 9 sept. (8 jours), 3 nov., mardiapres la mi-careme, avant Sl-Jean, derniermercredi d’avril, el 1 F ' saimxli de ehaquemois.
A 74 L. K. d’Ariger.s, 13G k. N.-K. de Nan-tes, 73 k. K. de Keimes, 283 k. S.-O. de Paris,Long. O. 3° B f 38 ,f , lat. 48" 4 f 14".
L’arrondissement de Laval est c.ompose de9 cantons : Argenlre, (Jiaillaml, Kvron, La-val K. , Laval O., Loiron , Moslay, Moutsurs,Sfe-Suzan jo.
Bibliographie. * Kevfierehes historufues surla rille e.t eomle de Laval t par M. 0. Y.
J). 11. F. i). (Nouv. mluuohes sur InFranco, in-J2, 1709, t. I er , p. 401-434).Duoheiuin-Dkvimjj rs. Essais h'tslori/jues surla ’viUe et le pa ys de Laval„ in-8, 1844.Sicotikkk (de i.a). /{apport sur les ruouainentsde jMval (Bull, do M. de Caumont, t. iv,p. 300).
* Memoires eeclesiastufues convernant la rill#de AmW, in-8, 1842.
* Notice, sur le monnment elcve a ta mernoiwd’dmhroise. Pure en la nulle de Laval >i»-8, 1840.
LAVAL, vg. Sehie-et-Mame (Brie), arr. r J ta 32 k. do Fonlainobloan, cant. et ^ de Mou-Imiau. Pop. 381 h.
LAVAL, vg. Tarn, comm. de l'uicelcy, S3de Gaillac.