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LERINS (iles de).

LERINS (iies de).

LEIIS (ie).

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daus une grotte du rivage. MaisColomb rougitbieutut de sa lächele, et alla parlager le sort deses freres. Les infideles rasereul les eglises eties batiments, s’embarquerent, enunenant aveceux quatre religieux des plus jeuues et desrnieux faiLs, qu’ils avaienl epargnes, et allerenlrelacher ä Agay. La, ies quatre prisonniersparviureut a se sauver, et retournerent le joursuivant a Lerins, ou, aides d’Eleuthere, ilsrendirent a leurs freres les demiers devoirs.Ceux qui avaient eie envoyes en Italic furentrappeles; le monastere iut releve, et la con-duile eu fut confiee ä Kleulliere. Huit anneesapres, les Sarrasius firent une seconde ineur-siou; mais ils n’eurent pas le temps d’exereerleurs cruaules.

Ce fut pour se inettre a Eabri des barbaresque , vers 1088, Aldebcrtil, abbe de Lerins,v fit jeter les foudemenls de la tour qui existeencore ä la pointe sud de Eile. Quelques an-uees apres, vers 1107, i’aneien monastere futpille et briile par les inlideles le jour de la Pen-tccöte, pendant que ies peres assisfaient auxofiices. Celle nouvelle invnsion determina lesmeines a liater, aulant qu’ils le pourraient, laeonslruclion de la tour ; mais eile ne lut aehe-vee que vers 1400. Le 10 mai de (“Otie annee,des pirales genois s’en eniparcrent. peudant lauuit el: par escaiade. Ils ne furent pas longtempsmnitres de l’ile : des gentilshommes de la Pro-vence, aides de la milice de Grasse el des un-tres villes voisines , viureut les allaquer, et,xnalgre leur vigoureuse resistauce, les lirenlprisonniers.

Le 21 juin 1525 , Francois I er , conduit. enEspagne apres la Galaille de Pavie, voulut s’ar-reler daus eelte ile, et y passa la nuit. Yingt-neul' «ans apres, la Hotte espaguole , desliuce afavoriser Pinciirsion du coimelable de Bourbon,se rendit mailrc de Lerins el la pilla. En 1566,eile fut encore prise par Andre Doria. En 1635,les Espagnols, sous ies ordres du marquis deSanla-Cruz, s’en eniparcrent, et n’eu furentchasses que deux ans apres par Earcheveque deBordeaux, Sourdis, et Henri de Lorraine-El-beuf, comte d’lfareourt.Le 31 decembre 1746,eile tornba au pouvoir des Anglais et des Au-triebiens, qui delruisireut les forets t[ui l’om-brageaient, et la devaslerent. Le dievalier deBelle-lsle la repril le 25 mai de Eaiuiee sui-vante.

L’un des jnanuscrits les plus preeieux quiiusseul a Lerins est une Bible qui date du vjii c

rx" siede. Elle fut porlee a divers conciles,et enlre aulres a celui de Trente et a eelui deEonstance. On nous assure qu’elle se Irouve«mjourd’lmi dans la bibliotheque du grnnd se-tttinaire de Erejus.

Pendant la revolulion, i’ile de Lerins futv endue par le domaine : eile apparlient aM. Si-eard de Vallauris, que nous voudrions engager® eonserver precieusenieut les ruines et les de-bris qui seuls atteslent encore Eexistence duplus celebre monastere des Gaules.

Le doitre avail ete bati d’ahord dans Piute-Vieur de l’ile , uon ioin d’un puits que saintHonorat avail tait creuser, et qui fournit une

eau tros-abondante et tres-fraiche, quoique ati-dessous du niveau de la nier. On y remarquaitsur uu grand carre de marbre blaue cetle ins-criptiou latine. eomposee en 1600 par AuncentBan al de Salerne :

Is:ioicImis cluclor lymjilns medicuvit omaras,

Lt vii'gfi fontes exmtit e sitice.

Aspice, ut hie rtgido sttrgant e marmore rivilit salso dulcis gmgite vena flaut,l'ulsat Houoram* ritpem, lalioescjue redundantEl sudis ac virgat Mosis adatqual opus.

Mara exod. 1 5 . i' sin. liura. 20.

Cette inseriplion a ete consenee sur le murexlerieur. Pres de la sont les ruines dis piusieurschapelles agglomerees. La plus grande, sousEiuvocation de sainl Honorat, est d’une archi-leelure simple et elancee. La voute eu ogive,s’elant ecroulce daus le milieu, se presente sousuu des aspecls les plus pittoresques. L’eutreeelait dee.oree de deux eoloimes d’ordre corin-tliicu en granit rouge, t.ne seule est encore de-boul. L’autre fut transportee ä Marseille, et dela ä Antibes, ou eile est actuellement. Inscrip-lions tres-aneieimes, debris d’autels, armoi-ries, eaveaux, lavabo en marbre blaue d’uneeonstruclion tres-elegante, leis sont Ies objelsqui s’offrenl aux regards des curieux.

Latour, qui ful eoiistruile sur une pointede roeliers s’avancant. dans la mer au sud deEile, existe encore, mais dans uu etat de degra-dutiou qui en fail craiudre le prochaiu anean-tissement. Ce vaste cdiliee, dont un seid coteporle ereueau.x, n’olfre rien de remarquableaudeliors. Seulement quelques boulels fixes auxmurs, et ies traces d’autres qui out marqueleur passage par de proionds sillons dans lesassises des pierres, temoigneut encore que cettepicuse retraite ne fut pas ä Eabri du lleau dela guerre. Dans Einterieur, on voit un vastecarre a jour, ou se trouve une belle citerne, etaulourune galcrie formcc de eoloimes gotbi-ques qui se distinguenl par leur legerele el parEirregulariLe de leurs eiiapiteaux. A Ei*tage su-perieur existe un second peristyle, dont les co-loiuies, plus peliles et plus nombreuses, sonten marbre blaue staluaire. Deux esealiers con-duisent aux iimombrables apparteuieuts querenlerme cette tour massive. On reconnait en-core une ehapelle, piusieurs oratoires, deuxenormes euisiues, un rcfectoire, el une inünitede cellules disposees avec ordre. Dans <[uei-ques-unes plus graiules, en remarquant lespeinlures qui en deeorent les piafonds, on estsurpris d’y trouver des sujels lmthologiquesallies a des sujels sacres. L’on ne gravit passaus danger jus<ju’aux etages superieurs; mais,si I on parvient a francliir <-es esealiers presquevertieaux et souvent interrompus , si Eon necraint pas de se eonlier ii ces planciiers mou-vauts, 011 est ainpleme.nt dedommageparla nia-guilicence du speelacle qui se derouie ä la vue:riinuiensite tle la mer, dont les Hots vienuenlballre avec lracas et miuer sounlcmeiit ie piedde la tour; les sombres creles du cap Roux, levaste ampliitheätre de la Napoule eldeson cha-teau ruine, (.annes et ses jardius embaumesd’orangers, Mougius que Eon prendrait pour

une forteresse, Grasse se detachanl sur desinoiitagiies aiides, et les Alpes, couronnant letableau de leurs cimes niajestueuses, oflVentuneoup d’ieil des plus majestueux.

Bibliographie. Augery (Gaspard). le Tre-sor de Lerins, ou Ahrege de La Chronologiede Cahbaye et 'venerahle monastere de St -Honorat , in-8, 1644-

L’Huillier. hJemoire statistique et historiquesur les (Les de lerins (Ree. de mein, demedec. et ehirurg. milit., t. xvn, 1824).Aeoiez (l’abbe L.). f 'isite aux des de Lerins,in-S, 1840.

LEHIOLS, vg. Tarn (Languedoc), arr. et a42 k. de Gaillac, cant. de Vaour, jsg de Cor-des. Pop. 401 h.

LEUO (lat. 44", long. 25°). « Strabon placea la suite des lies Starhades ceiles de Plana -sia et de Le.ro, qu’il dit etre habilees, et Lero,situee vis-a-vis d 'Antipolis. Pline (lib. iv,p. 185), qui apres les Stwchades nomnie piu-sieurs lies trop olxscures pour qu’on puisse lesdistinguer, s’exprime en finissant par Lero etLerina, conformerneut ä Stabon, adversumAntipolim. Mais cetle maniere d’indiquer cesiles ne doit pas etre prise en rigueur. L’Itine-raire maritime marque XI milles de distanceentre Antipolis et les iles Lero et Lerina ; eton peut admettre autant de route de mer, ou äpeu pres , parce qu’en sorlant d’Antibe cetteroute circule necessairement autour d’un pro-montoire fort avauce au large, et dont le noni.est Caput Gahtpe, selon Yincent de Stilerne,moine de Lerin, aujourd’hui la Garoupe. Pto-lemee est encore moins precis que Strabon etPline sur la position de Eile, qu’il indiqueseule sous le noni de Lerone , en la plaeanl sousl’entrce du Var. L’indication de EHineraire ,daus Eintervalle de Lero et Lerina et de Fo-rum Julii, (pii estXXlY, ne poche point parun exces marque, vu le circuit auquel la dis-posilion de la cöto oblige, quoique Eespace di-rect enlre le fort de Ste-Marguerjte sur Leroet Ie point de Erejus nc passe guere 14,000toises. On doit conjeeturer que le monasterededie a sainte Marguerite, dont cette ile porteaujourd’lnu le noni, avait pris la place du mo-miment consacrc a Lero, dont il est parle dansStral>on. » D’Anville. Notice de l’ancienneGaule, j). 410.

J,ER>I. AL Herm (E).

LERM, vg. Gironde (Bazadois), an-, ct a13 k. de Bazas , cant. de Grignols, (Si de Cap*tieux. Pop. 823 h.

LERNE, bg Indi-e-ef-Loire (Touiainc), «irr.,cant., [x] «t ä 12 k. de Chinou. Pop. 763 h.—■On y voit un beau chaleau conslruil en 1336par Boutillier de Chavigny, suriutendant desliuances.

LEROUVILLE, vg. ile.usc (Eorraine), an-,,cant., Siet .i 5 k. de Commercy. Pop. 504 lu

LERRAC, ou Oi.KYRA, vg. Charente, com.

et IS de la Rocheloucauld.

LERRAIiV. Vg. rosges (Lorraine), arr. el a-20 k. deMivecourt, ean(. et gj de Darney.Pop. 9 Iä h.

EERS (le), Lertim, riviere qui preml sa