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LIMOUSIN (le).
LIMOUSIN (le).
LIMOUX.
LIMORT , vg. Deux-Sevres , eomm. deClussais, Egj de Sauze.
LIMOUILLAS, vg. Deux-Sevres, comm. dela Foye-Monjault, [3 de Beauvoir-sur-Niort.
LIMOURS, I.lmors, petite ville , Seine-et-Oise (Ile-de-France), arr. et ä 10 k. de Ram-bouillet , chef-l. de cant. CEJ. A 33 k. de Parispour la taxe des lettres. Pop. 960 h. — Ter-rain tertiaire moyen.
Autrefois comte, dioeese, parlement, in—tendance et election de Paris, bailliage et pre-vöte, couvent de Picpus.
On ne coimnit aucun titre qui fasse mentionde Limours avant le xx c siccle. II en est parle]K>ur la premiere fois, sous le nom de Limors,dans la donation que (leoifrov, eveque de Pa-ris, iit de l’eglise de ce lieu, en 1091, a Bau-dry, abbe de Bourgueil en Anjou , qui lui eilavait fait la demande.
La terre de Limoui’s etait possedee, sous leregne de Philippe Auguste, par mi nommeGautliier de Limours. Jean de Chnstillon enetait seigneur vers la fiu du xv* siede, et JeanPoncher la possedait. en 1516, epoque ou il lutpermis d’y etablir un marche et deux foireschaque annee. Cettc terre, avant de reunie äla couronne en 1538, fut donnee par Fran-cois I er , en 1545, a la duchesse d’Etampes, samailresse, qui y Dt construire un superbe ehä-teau. Le sejour de ce lieu parut si agreable äFrancois I ,r , qu’il le cboisit pour y dissiper ledouble ennui que lui causaient et. la mort deHenri VIII, roi d’Angleterre , et les acces dela fievre lente do»t il lut attaque quelques joursavant de mourir. Henri II la donna, en 1563,a Diane de Poitiers, aussi sa maitresse, qui latransmit ä ses heritiers. En 1607, la seigneuriede Limours tut erigee en comte en faveur deLouis Hurault, chancelier de France. Le Car-dinal de Richelieu l’aequit en 1623, et y 6t degrandes depenses; par ses soins le chateau futembelli de statues, de tableaux et de fontaines,et devint l’une des plus magnifiques demeuresdu royaunie. Quelques annees apres, ce Cardi-nal, s’en etant degoiite, la vendit a Gastond’Orlcans, frere de Louis XIII, movennant lasomme de 37 5,000 liv. M me la comtesse deBrioune en devint ensuite proprielaire. Cechateau a ete demoli au commencement duxix # siede.
L’egii.se paroissiale de Limours est un bati-ment assez l>eau, construit sous le regne deFrancois I er . Elle esl batie en forme de croix,mais saus ailes. A cote du portail est une tourconunencee par Gaston d’Orleans, ct qui n’ ajamais ete achevee. Les voussures du portailsont sculptces en gres, ä 1 imitation du gothi-que; le sanctuaire et la nel sont a plcin cintre;les piliers sont formes d’un taisceau de co-lonnes engagees, sur lesquelles vieiment sefondre les arceaux du comble.
Fahrlque de poterie de terre. —- Foires ledernier jeudi d’avril et le 1 er jeudi de scpt.
LIMOUSE-ST-JKAX, vg. Aveyron, comm.d’Onet-le-Cbateau, £3 de Rodez.*
LIMOUSIN (le), I.emovicinus Pagus, ci-devant pvoviuce de France Bornet» autrefois par
la Marche, par l’Auvergne , par la Guienne etpar la Saintonge. — Cette province fut com-prise par Auguste dans la premiere Aquitaine.Le Limousin tomba au pouvoir des Visigothsdans le v e siede, et fut pris sur eux par lesFrancais sous Clovis. Cette province char/gcasouvent de maitres jusqu’au regne du roi Da-gobert ; apres lui eile fut sujette des rois deNeustrie, jusqu’ä ce que Eudes, duc d’Aqui-taine, s’en rendit souverain absolu. Elle futprise par Pepin dans le vnr e siede. Eleonore,duchesse d’Aquitaine, Tapporta en dot a sonsecond mari Henri II, roi d’Angleterre. Apressa mort, olle appartint successivement a Ri-chard Conir de lion et ä Jean saus Terre.Philippe Auguste la repvit vers Pan 1205. Char-les V la reunit a ln comonnc. — La provincedu Limousin etait du gouvernement general dela Guienne, du ressort du parlement de Bor-deaux, de la generali te de Limoges, qui avaittrois elections dans la province , celles de Li-moges, de Tülle et de Brives. Le Limousin avaitdeux eveclies : l’cveciie de Limoges et Pevecliede Tülle.
Le Limousin etait divise en haut Limousin,eapitale Limoges; bas Limousin, capitale Tülle.Il lorme aujourdTmi les departernents de lailaute-Vienue et de la Corrcze.
Les armes du Limousin etaient : d'ar-gent seine de mouchetures <Vhennine de säble,a la bordnre de gueules.
Bibliographie. Mat.dammat. Remarques ctMemoirespour V histoire du Limousin , in-4,1664.
Bonavfnturk j)f. St-Amaui.e. La 'vic de. saintMartial, etc., 3 vol. in-f°, 4676-85 (le t. incontient Phistoire et les antiquites du Li-mousin).
Leymarie. Le Ixmousin historique, histoiregenerale de Vancienne province du Limou-sin, 1 vol. grand in-4, 1838.
* Le Limousin historique, reetteil de lau les lespieces manuscritespouvant servir ä l’histoirede V ancienne province du Limousin, in-8,1839.
Marvaiu). Histoire politipte , civtle et reli -gieuse du bas I.iniousin, depuis les tempsanciens, in-8, 1842.
Dkscoutures (Simon). Nobiliaire de la ge'ne-ralite de Limoges, contenant les noms etgenealogies des gentilshommes des electionsde LJnioges, Angouleme, echevinage d’An-goulenie, St-Jean-d’Angely, llrtves, Tülle.,Jiourganeuf, Saintes, Coignae, in-l‘ > , 1666-TwroN. Histor'ufue monumental de. Vancienneprovince du JJmousin (public eil 40 liv.,fornumt 4 part.), in-4.
JnoK-Sr-lVlARTrN (J.-.T.) Notiee des arbre.s etarbustes (jui croissent naturellement ou quipeuvent elre cleves en pleine. terre dans leLimousin, in-8, 1790.
Gay de Vermox (le Baron). Considerafions surles cbevanx Vnnousins, sur les causes de ladestruction presque totale de cette racc, ctsur les moyens de la reproduire pour leservice des remontes milifaires, in-8. 1840.
V. aussi les departernents de la Corrüze et de
la Haute-Vienne.
L1MOUX, Limosum, Limosium, jolie ville,Aude (Languedoc) , ehel-1. de sous-prefect.(4 fi arr.) et d’un cant. Trib. de l re instance etde commerce. Chambre consulfative des ma-nufactures. Soc. d’agriculture. College com-munal. 2 eures. Gite d’etape. tQf. Pop.7,417 h.— Terraix tertiaire moven.
Autrefois dioeese de Narbonne, parlementet generalite de Toulouse, präsidial, senecliaus-see.
H est fait mention pour la premiere Ibis deLirnoux, en 854, dans un diplome de CharlesleChative, en faveur d’Ana, abbe de Sl-lii-laire au dioeese de Careassonne. Cependant:quelques auteurs assurent que cette ville exis-tait du temps de Jules Cesar, et qu’elle etaitdefendue par uu chateau appelc Rheda. — Eil1209 , apres la prise de Careassonne, Lirnouxse soumil ä Simon de Montfort, qui en fit raserle chateau. En 1218 , apres la mort de Simonde Montl'ort, les habitauts de plusieurs villevSqui avaient ete soumises ä ce dernier eerivirenta Amauri, son fds, pour lui donner des niar-ques de leur Ikiefitc. Ou assurc qm; ce comte,eu recomiaissancc de Paffection que les habi-tanls de Lirnoux lui temoignerent en cette oc-casion, l’erigea en ville, de simple chateau qu’ilctail auparavanl. Le pape Jean XXII l’eiigeaeu eveclie; mais, a la sollicitation des evequesde Narbonne, le siege Tut translere a Alet. Leshabitauts de Lirnoux se dcclarcrcnl d’abordcontre les Albigeois ; mais ils se joiguireut en-suite a eux, et les favoriserent de tous leursmoyens; conduite qui les fit exeommunier auson des cloches et ä Vextinction des eierges,lors du concile tenu a Narbonne en 1226. Ala suite des troubles de religion et des guerresdu comte de Toulouse, la ville de Lirnoux, quietait auparavant situee sur une collim;, fut de-truite par ordre du roi de France, et rebätiedans la plaine. En 1574 , Lirnoux , alors aupouvoir des religionnaires, fut assiegee par leniareclial de Mirepoix , qui b:\ttit la place enbreche avec 16 pieces d’artillerie. Apres deuxassauts successifs, oii les assiegeants tment re-jiousses, ils en tentereut un troisienie qui leurreussit. Unhabitanldc Lirnoux, decoucerl aveceux, les inlrodnisit dans bi ville,, doul ils serendireut maitres, et qu’ils livrerent au pillage.Les catboliques y lirent un grand Butin et ycommirenl mille horreurs.
Les armes de Lirnoux sont ; d or u unefigure de saint Martin vetu d’azur et degueules, sur un cheval dt argen/ pose sur uneterrasse de sinople.
Lirnoux esl dans une Situation charmante,au milieu d’un fertile vallon, sur la rive gauchede l’Aude. Elle est arrosee a scs deux extremi-tes par le Cougain , et par l’Agagnoux el kiCorneilla. Les eotenux qui rentourent soiHentieremenl couverls de vignes, et se lient &des montagnes elevees qui entoureul le vallonde trois eotes, el dorment au paysage un aspectpittoresipie. — Les rues de Lirnoux sont engeneral bien percees et bordees d’assez bei es