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Vol. 2.
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BOXGWY.

LOXS-LK-SAU1.XIER.

LOXS-LE-SAl'LXIKR.

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— II est situe, sur la ltemarde, cjui y 1‘ait tour-ner quatre moulins.

Leliameau de Pressis-gf.-Graxo est mie de-pendance de cette commune. On y voit les rui-nes et le principal corps de bätiment d’un an-cien cbäteau qui a apparlcim au fameux Du-plessis-Mornay, qui y avait etabli un templepour les protestants.

LOXGWF , ou Longwe-ea-Crool , vg. Ar-flennes (Champagne), arr., cant., d a 7 k.de Youziers. Pop. 504 li.

LOXGAYY, vg. Jura (Francbe-Comte), arr.et ä 20 k. de Dole , cant. et E3 de Chemin.Pop. 952 h. — Loire le 29 sept. (3 jours).

LONGWY, Longus Liens, Longum Ca-strum, petile ville forte , Moselle ( pays Hes-sin), arr. et ä 40 k. de Rviey, chef-1. de cant.Place de guerre de 4 C classe. Cure. Gite d’eta-pe. -A. 31“ k. de Paris pour la laxe

des lettres. Pop. 4,197 h. —Terrain jurassi-que , etage inferieur du Systeme oolitique.

Autrefois prevote, diocese de Treves, par-lement et iiitendance de Metz, recelte de Thion-viUc , bailliage, subdelegation, gouvernementpartieulier, couvenls de oarmes, de recollets etde /dies de la Visitation. — La prevdte deLongwy lut ccdee a la France pur le traite deNimcgue du 17 septemhre 1678 et par celuide Rys\% ick de l’an 1697. Mais par le traite 1‘ait.a Paris avec le duc de Lorraine, le 28 janvier1718 , cette cession fut restreinte ä la \ ille deLongwy et aux dix villages cjui renviroiment :le surplus de la prevdte demeura aimexe außarrois mouvant, sous le duclie de Bar, et for-

mail le bailliage de Villers-la-Montagne.

Cette ville doit son origine ä un camp re-tranehc que les Romains avaient etabli sur leplateau de Titelberg, et qui communiquait parune voie militaire avec le camp fortilie dout oncelrouve encore les vestiges a ßriey. Klle lutkmgtemps possedee par des eomtes someraius,et passa successiv erneut. sous la domination desducs de Luxembourg, des eomtes de Bar et desducs de Lorraine. Le duc Ferry III y abolit la

servitude eu 1276. — Longwy avait un vasteehäteau llanque de. lours et euvironne de. Lautes^mrailles, dout lYnceinte conteuait un magni-hque palais et un graud nombre de maisons :le marcchal de la Fei te le prit de vive force en1647, et le marquis de Cenlis en 1670. Sur sesrt unes Louis XIV lit couslruire , en 1682, lav ’lle haute de Longwy, d’apres les plans dull ‘avedval de Vauban ; e’est un bexagone regu-ker, oü Fon parvient par mie rampe pratiqueedaus Raues de la montagne.

Longwy fut pris par les Prussiens en 1792,‘tpres quelques jours de bombardement; maisd lut evacue apres la Bataille de Valmy. En^S15, quiu/.e milte Prussiens se concen leeren t'tütouv de cette place. Dans le desscin d’en faireb.\er le siege, le general Hugo , gtmverneur deIbionville, lit porter secretenient une colomiede douze cents honunes qui deroba houre.use-•nent sa inarcke ä Fennemi, tomba a Fimpro-' lste sur les assiegeants, les batlit, s’empara de^ur artilleric, detruisit leurs omrages el re-'mt a Thion ville , apres s’e.tre. acquittee de sa

mission de la maniere la plus glorieuse. Los ,Prussiens reprirent toutefois lern* position au- |tour de Longwy ; le bomhavdement recom- |ntenoa, et fut pousse a\ ec un acharnement sans !egal. Apres avoir fail des eflorfs inou’is pourconserver cette place, le general Ducos, qui cnetait gouverneur, fut contraint de capituler; ilquitta ses decomhres et defda sur les glacisavec une centaine de blesses qui composaienttoute sa gamison.

I.es armes de Longwy sont : d’azur ä lahantle d’urgent.

On remarque a Longwy Flidtel de ville ; Fe-glise paroissiale, construite en 1690; Fbopital;la boulangerie militaire; les casemates el lespuits de la ville haute. La ville hasse u’eslqu’une espece de vfllagc place en amphitheatresur la partie inferieure de Fescarpement meri-dional de la montagne. On y voit les batimentsde plusieurs ancieus couvents, dotit Faspect noi-ivitre contraste avec les jolies liabitations parti-cnlieres isolees sur les deux rives du Ghiers.Patrie du geucral conite Villatte.Fahritfnes de toiles de coton , mouchoirs ,tapis en laine et en coton, pointes de Paris,appretage de plumes a ecrire. Maimfactures defa’ience et de terre de pipe dite cailloutage.Brasseries. Tanneries. — Commerce de lard etde jambons renommes. • - Foires le 1** mer-credi de janv., 24juin, 24 aoiit, 15 oct., jourdes Cendres et le lendemain de Paques.Bibliographie. Begix (M n,e ). * Essai surl'kistoire de Longwy, sum de Considera-lions relatives a l*Industrie et an cojnmerr.e.de cette rille, et de Notices biographujucssur les hommes illusfres qui r ont pris nais-sance t in-8, 1829.

LONJCMEAIT. V. Longjumeau.

IjONLAY - L 1 ARB AYE , Lougiledium, vg.Orne (Normandie), arr., cant., Kl et a 7 k. deDomfronl. Pop. 3,639 b.

LONLAY-LE-TESSON, vg. Orne (Nor-mandie), arr. et a 24 k. de Domfront, cant. etK de la Ferte-Mace. Pop. 855 h.

LOXXES, vg. Charente (Angoumois). arr.et a 11 k. de RnlVec , cant. et K de Mansie.Pop. 497 h.

LOXXY, vg. Ardennes (Champagne) , arr.de Mezieres et ä 12 k. de Charleville, cant. etK de Itemvez. pnp. 402 h.

LONRAY, Longreium, vg. Orne (Nor-mandie) , arr., cant., K et a 5 k. d’AIencon.Pop. 625 b.

On remanpiait autrefois ä Lonray uu eha-teau eonstruit au xiv* siede, detruit par lesAnglais, rctabli vers 1591, ot augingnte parLouis de Mafignon , qui sauva les protestantsd’AIencon du massuevede la Saiut-Bavtbelemy.Devenu la proprietc de la Familie Colbert, cechaleau passa ensuite ä M. Mercier, quidepuispeu d’annees Fa lait reconstruire dans le goiHmoderne.

l.OXS, vg. IL - Prrenees (Bearu) , arr.,K et ä 5 k. de Pau , cant. de Lescar. Pop.891 h.

LOXS-LE-SAl'LXIEU, Ledo Salinanus,jolie \ille , cbef-l. de profect. du dep. du Jura

( Branche - Comte ), du 4* arr, et d’un cant.Trib. de l rc inst, et de eonim. Societe d’agric.Cure. Gite d’etape. K. W. Pop. 8,565 h. -•J erraix jurassique, calcaire ä griphees.

Autrefois diocese, parlementet intendaucede Besaucon , bailliage, presidial , College,prieure, abbaye de filles, couvents de capuciuset d’ursuliues.

Lons - le - Saulnier passe pour une ville an-eieime qui etait autrefois lortiliee. Les fvan-cais la prireut en 1395; Fempereur Maximi-lien la reprit en 1500 ; eile soutint encore unsiege meurtrier en 1572; enfrn eile lut prised’assaut par les Francais en 1637, et souflritloutes les horreuvs qu’entraine apres lui un pa-reil fleau.

Les armes de Lons-le-Saulnier sont *.ccartele, au premier d’azur d une N d’orsurmontce d’une etoile ra yonnanle de meme;au deuxieme d’azur d la bände d’or; au troi -sieme de gueules au cor d’argent; au qua-tri eine, d’or plein.

Cette ville est situee au fond d’mi vaste Bas-sin forme par des montagnes d’environ 150 ä200 toises de hauleur, et plantees de vignesjusqu’ä leur cinie, qui oflrent des nuancesasse/. semhlablos dans leuvs teintes , mais Vres-variees par la foi*me diflerente des coteaux :toutes les surfneessont animeespar la gaiete dupnmpre; la Campagne est ^ivante commc lesont tous les vignobles soigneusement cnllives,et sur tous les edtes Faspect en est riant pen-dant tonte la belle saison. Par quelque cöte queFon arme, hors celui du coucbant, on plongesur la ville, qui, a vue d’oiscan , pnrait cncoi’emoins grande qu’elle ne Fest en eilet.

Lons-le-Saulnier est une ville generalementbien balie , propre, bien porcee et cclairce auga/. la principale rue est hovdee d’avcades quifonnenl des cspeces de galeries , ramme on eilvoit a la Roelielle et dans quelques autres eites.On y remaripie plusieurs helles foutaines jail-Jissantes; celie qui decore la place principaleforme un vaste Bassin cleve et entoure de qua-rre Bassins plus petits , alimentes par cinq jetscontinus qui les tiennent toujonrs pleins; aumilieu du graud Bassin s’elcve un piedestal,siirmonte jadis de la staluc pedestre en Bronzedu general Picbegru , ([iii a cte renversce en1830.

A l’angle septentrional de la ville est le puitsdes salines, de forme carree, et de 19 m. 50 c.de profundem* sur environ 5 m. de largeur.Qnati*e pompes tirent sans discontinuer Feausalce, la a ersent dans un äuget de Bois eil formede canal qui la porle aux salines, situces a 2 k.de la , dans une gorge a l’ouest de la ville, oüdes tournants font monier les eaux salees a eu-viroii 10 in. de haut dans de \astes Batimentsde graduation, oü eil es liltrenl, pour ainsi dire,goutte ä goutte, ä travers des epines amonee-lees avec art, et se dopouillent de leurs partiesheterogenes ; dies pai*' ieiment ensuite, par descanaux souterrains, dans d iminenses chaudie-ves, sous lestjudles uu leu toujours egal lescvapore, les cristallise et les reduit en sei.

On remarque encore a Lons-le-Saulnier la

ii.

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