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LORRIS.

MORRIS.

LORRIS.

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* Hisloire naturelle des ci-devant provinces deLorraine et des Trois-Eveches, divisees ac-tuellcment eil cinq departements, la Mcur -the, la Moselle, la Meuse, les Vosges et lesArdennes. Exlrait de la gründe Collectiond'hisloire naturelle de J.-li. Buchoz. 2°edit., entierement revue ct corrigee , graudin-!'“, 1797.

Cai.mtt (D. Aug.). * Dissertation sur lesgrands chemins de Lorraine, in-4,1724 ou1727.

Matthieu. Voyage agricole dans les Vosgesen 1820, ou Expose succinct des princi-pattx eu er et des principales ameliorationsde Veconomie rurale vosgienne , in-8 ,1821.

Renaut de Baccarat. Memoire sur les caitsesde la degradation des forets dans la ei-de-rant province de Lorraine, in-4 , an vm.Morellet (l’abbe). Memoire des fabricantsde Lorraine et de Barr..., contenant leprojet dlun nouveau tarif et servant de re-ponse a un ouvrage (de Coster) intitule :Lettre (Fun citoyen ä un magistrat, in-8,1762.

On y joint habituellement :

Reponse d’un cito yen d un citoyen.

Lettre de M. D... ä M. M... sur le commercede la Lorraine et sur le projet d’un nou-veau tarif.

LORBEZ-LE-BOCAGE, bg Seine-et-Marne(Gatinais), arr. et ä 32 k. de Fontainebleau,chef-I. de cant. E3. A 92 k. de Paris pour lataxe des lettres. Pop. 882 h. — Terrain ter-tiaire mojen.

Ce bourg est situe sur le Lunain; il fut pilledans les guerres de la Ligue par un sieur deChamplivaut, qui tenait le parti du roi deNavarrc.

LORRIS, Lauriacum, Loriacttm, petileville, Loiret (Gatinais), arr. et ä 21 k. deMontargis, chef-1. de cant. Cure. Egl- tQT- A132 k. de Paris pour la taxe des lettres. ■Pop. 1,847 b. — Terrain tertiaire moyeu.

Lorris est une ville fort ancienne situee dansune contree marecageuse, coupee par une mul-titude de ruisseaux. Cette ville possedait jadis•Ul manoir roval, qui a ete habile par plu-sieurs rois de France; eile ctait alors assezconsiderable , et occupail un espaee tres-etendu, ainsi que le demontrent les ruines dedeux vieilles tours situees mainteuanl liors desKurs, et d’anciens fosses qui se prolongeut äUne assez grande distance. Le chäteau, dont ilfeste encore des vestiges dans une enceinleUommee les Salles, fut rebäli sur la !in du-vi' siecle par le roi Philippe I". La devotion•le ce prince pour Fordre de St-Benoil, et par-ticuliereinent pour Fabbave de Fleury-sur-^°ue, prouve qii’il habitait souvent Lorris,<l u > n’en est eloigne que de 16 k. — A voir legraud nombre de chartes qui rurent donnees ai-urris sous le regne de Louis le Jeune, on se-fait teilte de croire que ce prince y tenait ba-bituellement sa conr. — Mais celui de tous les<ois qui parait avoir eu le plus d’affection pour

la ville de Lorris, c’est Philippe Auguste, qui,seduii par la purete de Fair qu’on y respirait,par la fecondite du sol et par l’agrement de laSituation , y faisait tres-souvent sa resideuce ,et prenait dans la foret voisine le divertisse-ment de la chasse.

Ce lut dans le xiv e siecle que les rois deFrance cesseient de resider a Lorris. Sansdoulc que le palais, bali quatre cents ans au-paravaut, et dans un temps oü les rois deFrance etaieut moins puissants ou moins fas-tueux , ne fut pas juge susceplible des embel-lissernents que le luxe commencait ä rendrenecessaires. Peut etre aussi serait-il devenuinhalütable, par une suite de troubles auxquelsla France fut en proie pendant tanl de siecles.Quel que soit le inotif de cette descrtion, il n’eiiest pas moins vrai que la ville de Lorris per-dit presque entierement a cette epoque l’impor-tance dont eile avait joui jusqu’alors.

L’histoire a consacre, sous le liom de paix deLorris, le traite conclu dans cette ville entresaint Louis et Raimond, comte de Toulouse.

Les armes de Lorris sollt : d’azur a lalettre capitale L, couronnee d’or, accompa-gntc de trois fleurs de lis d’or, deux en chefet une en pointe, surmontee. d’unlambel d’ar -genl de trois pendants en chef.

La ville de Lorris est celebre par ses cou-tumes, qui passaient pour les plus anciennesdu royaume, ct qui 011t regi pendant longtempsune assez grande partie de la France, notam-ment les duches d’Orleans et de Nemours; lesbailliages de Montargis, Gien, Beaugency etAubigny ; Meun, le Galinais, la Beauce, la So-logne , le pays de l 3 uisaye, le duchc de Berry,sous le ressort de Concressault, et partie de ce-lui de Bourges , Courtenay , Chätillon , St-Brisson et Chaumont-en-Bassigny. Elles tirentleur origine des Privileges que le roi Louis leGros accorda aux habitants de Lorris au com-mencement du xu e siecle. Louis le Jeune avaitconlirme ces Privileges, et deja plusieurs Sei-gneurs s’elaient empresses d’en faire jouir leursvassaux; mais la charte originale, le seid titrequi les rendait autlienli(|ues, avant cte brüleeen 1187, dans un incendie qui reduisit en cen-dres les trois quarts de Lorris, les habitants decette ville malheureuse eurent (|uelque temps acraindre qu’a la perte de leurs maisons et deleurs meubles ne se joiguit encore celle deleurs droits les plus precieux. HeureusementPhilippe Auguste se trouvait alors ä Lorris.Voulant recompenser Paltachemeut ct la fide-lite dont les bomgeois de Lorris lui avaientsouvent donne des preuves ainsi qu’aux roisses pi cdecesseurs, ce prince s’occupa desmoyens de reparer leur inforlune, et, parcharte donnee ä Bourges l’annce meme de cetincendie, il renouvela en leur faveqr les cou-tumes et franchises qu’iis avaient obtenues deLouis le Gros.

La coutume de Lorris se composait de trente-cinq articles, dont voici le resume :

1. Toul habitant payera six deuiers de eenspour sa maison et puur chaque arpent de teirequ’il possedera dans la paroissc.

2. Aucuii d’eux ne payera aucun droit sur ccqu il aolietera pour sa subsistance, ou quand ilvendra les productions de ses terres.

3- Aucun d eux ne sera tenu de marcherpour une expedition militaire, s’il ne peut etperevenu chez lui le meme jour.

L’article 4 les exempte de tous peages, de-puis Melun jusqu’ä Oileans.

5. La conliscation de leurs biens ne pourraetre prononcce que dans le cas de dclits com-mis envers le roi ou ses hotes (on appclait hö~tesdu roi ceux a qui il avait donne une maison,moyemiant une redevance annuelle).

6. Ceux qui iront aux marches et aux foiresde Lorris, ou en reviendront, ne pourront etrearretes que pour un delit (pii aurait ete commisJe jour meme. On ne pourra, pendant ces foireset marches, saisir le gage d’une caution, si lecaulionnement n’a ete donne ä pareil jour,c’est-ä-dire pendant qu'on les tenait aussi.

7. Les amendes de soixante sous seront re-duites ä cinq ; celles de cinq sous ä douze de-niers; on reduira ä quatre deniers ce qu’onpaye pour la presentation d’tine requete oud’une plainte au prevöt.

8. Aucun hal)itant ne sera oblige de sortirde la commune pour plaider avec le roi.

9. Aucune taiile, aucun don, ne pourrontetre exiges, par le roi ou par tont autre, deshabitants de Lorris.

40. Aucun n’y aura droit de ban vm, si cen’est le roi pour le vin de son propre cellier.

41. Le roi aura quinze jours pour payer lesvivres achetes pour lui et pour la reine; lesgages donnes pour la sürete du payement pour-ront etre vendus huit jours apres recheance.

12. Si un homme en offense un autre, etqu’iis s’aecommodent avant que la plainte ailete formee en justice, rolfenseur ne devra pasTarnende. 11 n’en sera du non plus aucune si,la plaiute formee, eile n’est suivie d’aucunecondamnation envers l’une ou l’autre des deuxparlies.

43- Ou peut disposer d’un serment qu’onaurait pu exiger.

14. Si, apres avoir donne, du eonsentemeutdu prevöt, les gages de bataille, les partiess’aecommodent avant que les otages soient li-vres, eiles payeront chacune deux sous six de-niers ; elles pay erunt sept sous six deuiers si lesotages avaient deja ete donnes : le combat fmi,les otages du vaincu payerout cent douze sousd’amende.

15. Aucune corvee ne sera due au roi, si cen’est de conduire, une fois par annce, son vmä Orleans; et encoi-e n’y aura-t-il d’obliges queceux qui out des charreltes et des chevaux, etqui auront etc sommes de le taiio , le roi nesera pas tenu de les nourrir. Les gens de laCampagne at>porteroiit du bois puur sa cuisine.

16- Aucun habitant ne pourra etre delenuconmie prisonnier, s’il donne caution de se re-presenter eu justice (article memoralde encore,qui passa dans la legislation des peuples voisin>et qui se perdit dans la nötre).

17. Tout habitant sera libre de vemh •e se>