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394 LOT (departement du).

LOT (departemeut du).

LOT (departement du).

des pruneaux exeellents. Yoici de quelle ma*nier« on procedc dans le Lot. — Tous lcs ma-tins on ramasse les prunes quand elles solltmüres, c’cst-ä-dire quand elles sont d’elles-memes detachees des branches , d’ou on lesfait tombcr en secouant doucement l’arbre.Celles qui ne sont pas entierement mures sontrejetees, ainsi que celles qui sont vereuses oudefectueuses. Les prunes ramassces , on lesränge, et sans lesentasser, cöte ä cote surde lapaille ou des claies dans un endroit bien exposeausoleil. Onles laisse seclier jusqu’ä cequ’eüessoient fleuries; mais si le temps est ä lapluie, ilfaut les rentier, car 1’humidile les fait moisir,et elles n’auraient plus la meme saveur lorsmeme qu’on parviendrait a les faire seeher par-faitement. On les tourne souveut pour qu’ellessoient cgalement fleuries de tous cot es. Des quece resultat est obtenu, on cliaulfe les i'oursmo-dercment, ou, apres quele pain en est tire, ony place les prunes cote a cote , sur des claies ,et quand elles sont seches d’un cote, on les re-tirc pour les retouriier, eu les changeant deplace, les laissaut au lbur pendant que la cha-leur dure, pour qu’elles sechent cgalement detous cötcs. On rechaufTe ensuite le four jusqu’äce que la chaleur soit augmenlee d’un degre ,on y remet les prunes en renouvelant cette Ope-ration Irois fois, menageant la chaleur du fourpour que les prunes ne sechent pas trop viteenfin on Jcs rrtire, et, apres les avoir laisseesrefroidir un jour enticr, on les serre. En pro-cedant de cette maniere, le. jus se concentredans lcs pruneaux , et les reml delieieux.

Les rares d’animaux domestiques sontgenera-lemeut nicdiocres. Cependant quelques pro-prictaires possedent de beaux troupeaux demerinos. Les chevres du pays, surtout celles äpoil court, ont un duve.t tres-fm , qui pourraitetre sans doute eniploye ä fornter des tissus.Chaque ehevre en fournirait ä peu pres unedemi-once. — Les cullivateurs engraissent ungrand nombre de pures qui sont revendus dansles departements voisins. On cleve aussi ungrand nombre de dimlons et d’oies, que Tonfait eonfiredans lagraisse. Ou evalneä 00,000le nombre des oies preparecs ainsi ehaque an-nee. — Les sangliers et les chevreuils ne serencontrent que tres-rarentent; le lic\re et lelapin abondent; les lievres acquierent dans lepays ealcaire une teile grosscur, qu’on en tuequi pesent jusqu’ä dix Ihres. Le gibirr ailc etles oiseaux de toute espcce sont fort nmltiplies.—■ Les rivieres sont poissoimeuscs; on pechedans la Dordogne, outre la truite samnonoe ettous les poissons d’eau douce , la lamproie, lesaumon, la sole , l’alosc, etc. La Cciv nourriiune grande quantile d’anguilles. Les earpes duLot pesent jusqu’ä 15 k.

MiNKRAr.oc.iK. Le departement est peu riebeen metaux. — Il y existe quelques mines defer. Ou y trouve du plomb et de la calamine ;dcla höuille, de la pierrc ealcaire, de la pierrede taille dure , de la pierre lilhograpbique , dela pierre meuliere, de beaux mnrbres , de Pal-bätre, dela Serpentine , du granit , du spathealcaire; des carriercs d’argile savonneuse, de

marneyd’argileä potior, de terreä foulon, etc.,et quelques tourbicres.

Sources minerales ä Miers, ä la Garde et äGrammal.

Industrie et commerce. Le departement duLot est peu favorise sous le rapport des elablis-senients industriels. Il possede deux forges etdeux hnuls fourneaux pour moulerie, des mar-tinets ä euivre , quelques fabriques de ratine,de cadis, de bonneteries, d’etoflesdccotonetdetoile; mais l’industrie y est encorc si peu deve-loppec, qu’il est oblige dedemauder aux depar-tements voisins les draps et les euirs fabriquesavec les laines et les penux qu’il leur a ven-dues. Il existe pourtaut eucorc une trenlainede tanneries. L’arrondisseinent de Gabors ren-ferme quatre papeteries. Panni les petites in-dustries particnlieres au pays on peut citer lafabrieation des ouvrages en buis , inoides deboutons, cuillers, etc., qui occupeles hnbitantsde St-Cirq. — ll existe dans le departementquelques mines de bouille peu riches et pau-vrement cxploitees; des tuileries et des labri-ques de potcries. — Les moulius ä bl« ontseuls quehpie importance; on en compte 922,offrant 1,928 lournants.

Le commerce consiste prinripalement engrains , farines , vin , eaux-de-vie, buile denoix , pruneaux exeellents , Inbac , chanvre,toiles, etofles de laine , I)estiaux , euirs , sei ,fer, merrain, menrrie, epieeries.

Foires. Pres de 680 foires se tiennent dansenviron 145 connnunes du departement. Ellessont toutes dostiiicos ä la vente des bestiaux detoute espm*. On vom! particulieranenl desnudets aux foires d’Assier , de Vaylal , dePrudhomat, de Limagne ; des chevaux ä cellesd’Assier, la Capeile-Marival: des volailles, desoies, des dindons ä celles de llelay, le ßoulve,Fontanes, niospjtnlet, Luzech, Momloumere,Peru, Puy-PEvequ«, Vers ; des laines ä cellesde Catus, Lalbenquc, Aujols; du chanvre auxfoires de Gabors , Puy-PKveque; des toiles etdes fils ä celles d’Assier , de G :, laCapelle-Marival, Fons , Sl-Gere , Soueevrac ;des eerceaux pour euves ä Luzech. Ou traitedu prix des vins dits vins noii’s ä la l'oire deSt-Vincrnt-de-Rive-d’Olt du 7 uovembro.

Moixns et usaoks. L’habilaut du sol grani-lique senourrit de paiu de seigle, de galettesde hie noir, de lait de vaehe, de pommes deterre, et principnloinent de chätaignes pendantl’hiver et le printemps ; su seul« boisson ordi-naire est de l’eau pure et du lait; mais s’iltrouve Foceasion de boire du vin , il en useavecexces. Quehpie peu favorise qu’il soit parlesort, on le voil rarenient , ä IVxoniple desbabilants de rAuvergue , ses voisins , allerehereber forlune dans des ])ays lointains. II'eut niourir sur le sol qui l’a \ u naitre; il aimeses inarccuges, ses montagnes humides, comme1 Arabe ses deserts brulanls. Toutelbis la po-pubitmn de cette conlree est active et indus-tneuse ; ellccombiuc et modito scs projels; lcsobstacles ne l’arretent pas, eile eherebe plutdlä les eviter qu’ä les vaiucre; eile aime les Ira-vaux meles de patience et d’udresse ; sou esprit

inqtiiel la porte ä chercher le inieux, ä tirer]>arti de tout ce qui l’entourc; les innovationsne lui deplaisenl pas , et eile les adopte des(pi’elle en reconnait l’avantage; son habitationest plus soignee qu’on ne devrait l’attendre deses faibles ressources. — Dans la presque tota-lite du pays ealcaire , la classe la plus nom-breusesenourrit d’un pain noir, mais substan-tiel, composc de seigle, d’orge, d’avoine et d’unpeu de froment; aux euvirous de Caliors et deGourdon, on mele le mais au froment. Lors-(jue les liabitants travaillent leurs cliamps , oulorsqu’ils se nourrissent eux-memes en tra-vaillant pour les autres , ils sont aussi sobresque laborieux; ä peine mangent-ils dans lajournee une livre de pain grossier, quoiqu’ilscommenceut leurs Iravaux ä Faub«, et les pro»longent bien avant dans la nuit. Souveutmeme , apres avoir beehe pendant le jour lecliamp de e proprietaire, ils vont ä la

pale lueur de lu Urne culliver leur petit lieri-tage. Gen’estqu’ä force de peines etdepriva-tions qu’ils parviennent ä s’arracher aux l>e-soiits sur une terre qui ne semhlait pasdestince ä nourrir Thomme. Leur demeurein-dique que leur aetivite n’a qu’un but, celuid’obtenir de ses travaux des alimeuts pour euxet leur famill« : presijue toutes les maisons dusol ealcaire, reduites au seul rez-de-chaussee,n’ont qu’une scnle jueee ; quclquefois les änes-ses, les brebis, les cocbons, la volaille,, parta-gent la meine habitation que l’homme , respi-reut le meme air que lui. Neanmoins, dans lapartie de l’arrondissementde Gourdon, appeleela ßourrinne, les maisons sont plus soignees etplus spacieuscs; frequeinment blanchies ä lachaux en dedans et au dehors, entourees deliaies d’aubepineet de beaux arbres ä haute fu-taie, elles donnent aux villages de cette con-tra» un aspect riant et propre, qui eontrasteav«(» celui que presentent les masures grisätres,couvertes de mousses, de liehens et de byssus,de la plus grande partie du sol ealcaire. — I' anourriture des habilants des basses vallees dudepartement est meilleure et plus substantielleque eelledes pai'ties decrites precedcrnnieiit; lepain s’y eompose de larine de froment et demais, le \in fait partie de tous les repas.

Division administrative. Le departement duLot a pour chef-licu Gabors; il envoie 5 repr® -sentants ä la diambre des dejmles, et est diviseen 3 arrondissemeuts ou sous-prefeetures :

Gabors.12 caut. 117,353h.

Figeae. 8 — 89,442

Gourdon .... 9 — 80,944

29 cant. 287,739h-

27" eonserv. des forels. — 8" arr. des mh ie5(c'bef-1. Montpellier}. — 20° division milit 3 ^(ehel’-l. Perigueux ). — Kveche et seminaieedioeesain ä Gabors. —E’cole seenndaire eccl«'sinstiqii« ä Monlläueon. 32 eures, 420 succuisales. — Aondemie universitaire, College ro> aet. eeole normale priimiire ä Gabors. Golleg^communaux ä Figeae et ä Märtel. — Socied’agrieulture, seienc.es et arts, ä Gabors.