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LOUDEAC.
LOUDÜX.
LOUDUN.
pom* la commodile et l’agrement des malades.
LOURRESSAC, bg Lot (Quercy), arr. et ä41 k. de Figeac, cant. et 53 de St-Cere. Pop.
•1,512 h.
Ce bourg est bati sur nn point des plus elevesdu plateau calcaire du departement, dont lesommet est couronne par un aucien chateaud’ou l’on decouvre uu horizon encore plusetendu cpie celui qu’on apercoit de Castelnau ;c’est un edilice assez regulier, flanque de hau-tes tours, d’une construction simple et desplus solides. Leterritoive de la commune ren-ferme un grand nombre de pierres levees, etnne carriere de marbre rouge non exploitee.
Faires les 25 janv., 4 et 6 juin, 29 oct. etlendemain de Quasimodo.
LOURROUIL , vg. Gers (Armagnac), arr.et ä 16 k. d’Auch, cant. de Jegun,E de Bar-ran. Pop. 2<)9 h.
LOUXASTAIGXER, vg. Gers, com. de St-Martin, E de Nogavo.
LOUCE, vg. Orne (Normandie), arr. et a9 k. d’Argentan, cant. et 53 d’Ecouclic. Pop.309 h.
LOLXELLES, Lucella-, vg. Calvados (Nor-mandie), arr. et ä 19 k. de Caen, cant de Tii-Iv-sur-Seulles, Ei deSt-Leger. Pop. 259 h.
LOUCHAPT, vg. Lot, comm. et Ei deMärtel.
LOUCHES , vg. Pa.s-de-Culais (Picardie),arr. et a 20 k. deSt-Omer, cant. et E d’Ar-dres. Pop. 833 h.
Ce village est situe dans une plaine agreableet ferlile. Aux environs, sur le sommet de lainoniagne deserte de St-Louis, on remarque lesvestiges d’un camp romain, dont le cenlre estoccupe par les ruines d’une anlique chapelle :on jouit de cet endroit d’une vue pilloresque ettbrtetendue.
LOUCIIETTE , vg. Deux-Sevres, comm.de Magne, El de Niorl.
LOUCHY-MOXFAXD, vg. Allier (Bour-l>onnais), arr. et ä 25 k. de Gannat, cant. etE de St-Pourcain. Pop. 686 h.
LOUCRUP, vg. H.-Pyrenees (Gascogne),arr., E et ä 18 k. de Tarlies, cant. d’Ossun.Pop. 332 h.
LOUDEAC, petite ville, Cötes-du-Nord(Bretagne), ehet-l. de sous-prcfect. (4* arr.) etd’un cant. Trib. de 1 rft inst. Chambre consul-lative des maiiutact. Soc. d’agricult. Collegecommunal. Cure. GUe d’clape. 53 . Pop.6,521 h.— Terrain de transition inferieur.
Autrefois diocese et recctte dt; St-Brieuc,parlement et intendance de Rennes.
Dans le x e siede, Loudeac n’etait qu’im ;reudez-vous de ebasse designe sous le nom tlcf/mpiat. Les documents. aiilh«itiques qui eu1‘ont mention sous le nom de Loudeac. ne datentque du xii* siede. Ses environs oflrent sur nneeminenee des tiacesde lortifications, en formede eamp retrnnche, qui remontent au temps dela Gigue.
Loudeac est le centre d’une fabrication tres-etendue de toiles dites de Bretagne. On y re-marque une belle eglise paroissiale surmontee
d’un clocher fort eleve, et un marche couvertpour la vente des toiles.
Fabriques de toiles. Borges et martinets. Pa-peteries. — Commerce de toiles, eidre , ar-doises, etc. —Foires le l rr samedi de chaquemois.
A 50 k. S. de St-Brieuc, 476 k. O. de Paris.
L’arrondissement de Loudeac est eomposede 9 cantons : Colinee , Corlay , Goarec , laCheze, Loudeac, Merdrignac, Mur , Plougue-nast, Uzel.
LOUDEWIELLE, vg. H.-Pyrenees (Gas-COglie), arr. et a 43 k. de Bagneres de-Bi-gorre, cant. deBorderes, Ed’Aneau. P. 397 h.
LOUDERVIELLE, vg. H.-Pyrenees (Bi-gorre), arr. et ä 43 k. de Bagneres-de-Bi-gorre, cant de Borderes E d’Arreau. P. 205 h.
LOUDES, vg. H.-Loire (Languedoc), arr.,lmreau d’cnrcgist. , E et a 15 k. du Puy,chef-1. de cant. Pop. 1,325 h.—T errain vol-canique, basalte.
Ce bourg est situe dans une vaste et ferlileplaine. O 11 y mnarque les resles d’un aucienchateau dont il n’existe plus (|u’une tour; lelacde Gollange, et .uuc grolle laillee dans le roc.
Foires le 30 juin, lendemain de Quasimodo,Irenle-quatre jours francs apres Quasimodo et13 e jour apres la Pentecote.
LOITDET . vg. H.-Garormc (Comminges) ,arr. et ä 14 k. de St-Gaudens, cant. ctE deMonlrejeau. Pop. 392 li.
LOUI>IER , vg. Ahne , comm. de Neuve-Maison, Ed’lfirson.
LOUDItEFIXG , vg. Mearthe (Lorraine),arr. de Chateau-Salins et a 28 k. de Vic, cant.d’Albestrofl', E de Dieuze. XV. P. 796 h.Pres du canal de »avigation de la Seille a laSarre.
LOU-DU-LAG , vg. Ille-et- V'i ln ine (Bre-tagne), arr. et ä 9 k. de Montibrt-sur-Meu,cant. et E de Montauban. Pop. 206 b.
LOUDUN , Juliodunum, Lodunnrn, Laus-dunum Castrum, ville ancienne, Vienne (Poi-tou), chef-1. de sotis-prelect. Trib. de l re ins-lancc. Soc. d’agriculture. (College eomimmal.Cure. Gitc d’clape. E. W. Pop. 5,028 h. —Terrain cretace inferieur.
Autrefois diocese de Poilicrs, parleinent deParis, intendance de Tours , chef-1. d’eleelion,baillingc et prevote, gouvernement particulier,collegiale, 8 couvents, commanderic de Malte.
Sous le regne de Hugues Capet, Louduii n’e-tail qu’un chateau nornme Castrum Lodun um,autour duquel s’elevcrent quelques habilationsqui s’aeerurent insensiblemenl et formerentune petite ville que Philippe Auguste reunil ala couronne avec le pays de Loudutiois. Cepays, sous Charles A r , en tut detache ; mais en1476 Louis XI le reunil a son domaine. K 111616, un traite ful eonclu en rette ville entrele parli des prolestants et eelui du voi. Avantla revotmion de 1789, Loudun possedait iroisparoisses, deux chapilres et plusieurs eouventsd homines et defemmes. L’un de ces eouvents,celui des ursulines, a acquis une bien tristecelebrite par le proces de l’infortnne Urhain(handier, eure et ehanoine de St-Pierrc de
Louduii, proces dans le(|uel on ne sait ce quidoit adliger ie plus, 011 la condescendance cou-pable des veligieuses,ou la perversile des juges,assez scelerats ou assez stupides pour entendreet recevoir comine preuves le temoignage desdial)les. Nous ne rapporterons que les princi-paux iaits de cette histoire, aussi singuliere(jue revollante. La possession des deux Iiene-lices que cumulait Urhain Grandier lui avaitiait des eimemis parmi les ecclesiastiques de laville ; sa beaute, son eloquence, son gout pourla galantevie lui ftvent des jaloux etdesvivauxdans plusieurs etats de la societe. Brouille avecles pretres et les nuiris , favorise des femmes,il avait cependant su gagner l’estime des sa-vants et des houneles gens du pays. Mais ilavait uu ennemi puissunt dans le Cardinal deRichelieu, avec Iequel il avait eu quelques de-tuclcs , lorsque celui-ci n’etait que prieur deCoussay. Richelieu ne put. alors se venger dueure Grandier ; mais, lorsqu’il fut parveuu aumiiiislcre, il en trouva l’oceasion. Voici com-ment eile se presenta. Quelques pensiounairesdes ursulines de Loudun, pour epouvnnter lesreligieuses de la communaute, s’elant aniuseesa jouer le role de revimants , les ennemis deGrandier apercurent, dans ces espiegleries, desmoyens de l’avoriser lern* vengeance. Les vieillesnligieuses, ayaut etc elfrayees des soi-disantesprils qui frequentaient la communaute, s’enplaignirent au eure Mignon, qui üt servil* a sesprojels <le vengeance leur credulite. Au lieude revenants il substilua des diables et despossedees ; iusensiblenient it habitua les plus de-terminees du couvent a faire des tours de Sou-plesse , ä tomber ä propos en convulsion, enfina jouer passablement le role de demoniaques.Ces religieuses, persuadees que les farces aux-quelles dies nllaient se preter devaient tournerä la gloire de la religion , deelaroront, dans lepremier exoreisme public, que le mnliu espritetail entre dans leur corps par le inoyen d’unbouquet de roses dont ellcs avnient respire l’o-deur ; quand on leur demanda ie nom de celuiqui leur avait envoye ces lleurs , eiles repon-dirent: Urhain Grandier. Le 3decembre 1633,lc consciltcr r.auharch'inont arriva secrctementa Loudun, fit saisir liihain (iramlier pendantqu’il se rcndail a l’eglise, et le fit trunsporterau chateau d’Angers. Lc 9avril 1634, il en futtire et trausportc dans les prisons de Loudun.Bientot apres, les exoreismes continuerent,mais le role etrange et fatigant qu’on faisaitjouer aux religieuses porta quetques-unes a seretracter pul)li(jucment. Laubai'dcmont ne fit(jue i-ire de leur rctractalion. Enfin apres unetongue suite d’iniquites, de seductions et deviotcnces, Laubardemonl et ses vils satellites,qui composaient la commissiou, s’assembterentIe 18 aoiit 1634, declarcrent Urhain Grandierdurnenl atteint et convaincu de crime de magictet Ie condanmcrent a etre hriilc vif. Sous pre*texte de lui nrracher l’aveu des complices q 11 dn’avnit point, on lui fit domier la questiou ex-traordinaire. Pendant ce stqiplice , les jambes
du patient creverent, et la modle soitit desos.
C’est dans cel etat qu’on le conduisit sur le