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Vol. 2.
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406 I.OZKltF, (departement de Ia).

LOZERE (departement de la).

I.OZKUE (departement de la).

I.OVESTELI.E, vg. Nord, com. de Vatten,K de St-Omer.

LOVESTEI.LE, vg. Pas-tle-Caiais, comui.de Serques, IS de St-Omer.

I.OXKVILLE, vg. Mcuse (Lorraine), arr.,eant. et a 16 k. de Coniinerov, et a 24 k. deSt-Mihiel, Sde Lignv. l’op. 260 h.

LOYAT, vg. Morhihan (Bretagne), arr.,eant., S et a 8 k. de Ploernu-l. l’op. 2,1 :iO h.

T.OYE, vg. Cher (Bonrlionnais), arr., Seta 12 k. de St-Amand-Montrond , eant. deSaulzais-le-Policr. Pop. 705 h.

EOYE (la) , vg. Jura (Franche-Comte),arr. et ä 10 k. de Dole, eant. de MontLarrey,S de Mont-sous-Vaudrey. Pop. l,04äli. —Faires les 22 avril et 29 aoiit.

I.OYE, vg. Vemlee, com. de Ste-I'lorcnce ,S dn Fongerais.

LOYEI!-ÖES-CHAMPS (St-), vg. Orne(Normandie), arr. et a 8 k. d’Argentan, eant.et S de Mortree. Po]). 047 li.

LOY’EBE (la), vg . Sadur-el-Loire (Bour-gogne), arr., eant.. H et it 8 k. de Chalon-snr-Saöne. Pop. 198 h.

LOYES, vg. Ain (Bresse), arr. et ii 38 k.de Trevoux, eant. et S de Meximieux. Pop.1,135 h. — Foires le lundi avant la St-Tho-mas, 22 fev., 3 mai et 22 aoiit.

LOYETTES, hg Ain (Bourgogne), arr. et a70 k. de Belley, eant. et S de I.agnier. Pop.1,025 h. — Faires les 27 mai et 10 sept.

I.OZAYE, vg. tihone (Lyonnais), arr. et a14 k. de Villefranrlie-snr-Saöne, eant. et Svl’Anse. Pop. 343 h.

I.O/.AY , vg. Charente-Jnf. (Sainlouge) ,arr. et ä 12 k. de St-Jean-d’Angely, eant. etS de Lonlay. Pop. 554 li.

I.O/.E , vg. Tarn-et-Garonne (tjuerey) ,arr. et a 50 k. de Montauban, eant. et S deCavlux. Pop. 549h.

I.OZEXT (St-), vg. Eure-et-lMir, coinm.des Corvees, S de Champrond.

LOZERE (la), Lazern, haute montagne desEevennes, sitnee a l’extremite orientale du de-partement auqitei eile a donne soll norii, a 8 k.S.-E. de Monde, 8 k. O. de Villefort. Soll ele-vation est de l,490 in. au-dessus du niveau deFOcean. La Lozere oll're un plateau granititpie,en forme de dos d’ane, de 12 ii 16 k. de long,couvert de lieaux paturages et d’epaisses l'orets.

LOZEHE (departement de la). Le departe-liient de la Lozere est forme de Fanden paysde Gevaudan et d’une partie des ei-devant dio-eeses d’Alais etd’Uzes. 11 tire son lioiu de laLozere, ehaiue de montagnes moins remarcpia-hle par sa haiiteur ipie par ses lieaux paturageset par la naturedes roehes de granits <piart/.ou.xineles de mica noir eitle feldspalh qui la com-posent.- Ses liornes sollt : au nord, les depar-tements de la Haute-Loire ft du Cantal; a Fest,re.,x de FA rdeche et du Gard; au sud, eeux duGard et de l’Aveyrou : ce dernier departementle Itonie aussi a l’ouesl.

1 A*. sol de ce departement est divisc eil troisregions : cell« du nord est basaltique ou giani-lique, et porte le nom de Montagnes ; celle duenttre, du midi au couchaut, est caloaire '• ou

la nomnie Causses; eelle du midi au levant estscliisleuse et forme les Cevennes. Les neiges dontles hauteurs sont couvertes uue partie; de l’au-nee domient naissance a qualre ri\ieres fortconnues : l’Allier, le Lot, le Tarn el le GardondeMialet,l’une des branches du Gard; les troispremieres versentleurs eaux dans l'Occau, et laquatriemedans la Mediterranen. Au haut de lacdte de St-Laurent-de-Trcves, la grande routede Monde a Nimes passe pres de rendroit oiise fail le partage des eaux du Tarn el de cellesdu Gard, et Tmil du voyageur peul embrasserä la fois les deux vallees dont les eaux eouleuldans des directions opposees. Voici lahaulcurdes principales montagnes et de quelques lieux

eleves du departement :

Le plateau du Talais du roi. . . . 1,548 m.

La Margeride.1,519

La Lozere.1,490

La source de 1*Allier.1,432

Le inout Miniat.1,111

La Causse de Sauveterre. 975

Le pont de Laugogne. 896

La Causse de l’ltospilalet. 780

Les sources du Tarn et de la Ceze. 770

La region counue sous le nom de Montagnesneproduil (|ue du seigle, tres-peu d’orge eld’avoiae, et des fourrages. Les Causses produi-sent du froineut, de l’orge, de l’avoine, peu deseigle, des fourrages et des fruits; e’est. lapartie la plus fertile du departement. Dans lesCevennes, on reoolte heaucoup de rhataigne.s,tres-peu de seigle, uue assez grande quantilede ponmiesdeterre, et l’on se livre a la culluredu nutrier. La vigne est aussi eullivee danscette partie du departeiueut; inais les \ins dela Lozere sii])portent ditlieilenient le transport.

Le departement se divise en deux regionsdistinctes quant au caractere moral de sa po-pulation. La partie nord, eomposee des arron-disseineuts de Mende et de Marvejols, est toutecatholique; la partie sud, forniaut l’aiToudis-semeiU de Tlorae, est prmcipalemenl protes-tanle. C’est dans rarrondissement (h‘ Klorac,au Tont-de-Montveil, qua counnence ia guenede religion des Cevennes, dans laquelle la puis-sance de Louis XIV T et le lalenl militaire duniarechal de Yillars triompherent avee peinede quelques eeutaines de (^amisards (e’est ainsi(pi’on nommait los protestants revoltes). Lanaturedes lieux i'avorisa heaucoupceux-ei dansleur resislance. On a pratique depuis des rou-tes ilestinees ä rendre plus faciles l’acliou destroupeset le transporl de l’artilierie : ees rou-tes ont tourne, sous iTautres rapports, a i’a-vanlage du pays.

Le gerne de eullure qui oecupe. la popula-tion des Cevennes eontribue antaut. el. plus qm;Ia religion a lui imprimer un earaelen* parti-culier ; eile est adonnee ä la c.ulluro des aiLres,partieulieremeut du murier. Le travail du »in-ner se lait toul ä Ia main : il exige heaucoupde soiu et d’industrie; l’educalion des vers,qui en est la suite, et la tiiature de Ia soie, euexigent ptusencore : tont cela ouvre davanlage1 espril cpie le simple, labourage, qui est l’oceu-pation des paysaus dans le nord du departement.

Le Cevenul se nourril prineipalement dechataignes , et vend l’excedant de sa recolte,qui lui serl ä aeheter un peu de Jile. Son indus-trie s’exerce dans Tarl des irrigations : il de-tourne de loin les sources, et faitdes barragesen liavers des lorrenls, pour aniener les eauxdans ses prairies. Il construit des murs deterrassement en pierre seehe, pour soutenir lesterres sur le penchanl des montagnes, et formeainsi une suite de lerrasses pour la plantation desmüriers, ou pour empecher t[iie les eaux plu-viales ne ruineutet n’eiitraiuent les terres. Cestravaux reudent i’aspticl des Cevennes extreme-ment piltorescpie. On ne peul circuler duus lesvallet's cpi’elles laissenl entre tdles, t[ue par dessentiers esearpes, ou eu sui\aul le lit des tor-rents. C’est saus doute im grand inconvenieutpour la prosperile du pays ; mais c’est un at-trait de plus pour le voyageur <jue Ia curiositey conduit. Achiupic instant, lesyeuxsont frap-pes de. (jueUpie spee.laele nouveau : ici appa-raissenldesmaisons suspenduessurdes rochers;la on voll les protestants assembles celebrantleur culle du dimanche sous l’ombrage des chä-laigniers; plus loin, c’esl une reunion nom-breuse de jeunes filles qui viennenl se iouerpour la reeolle des chataignes; ehacune portea la main son petit paquel, qn’elle remet engage au cuUivateur quaud ils sont loml)es d’ae-coid.

Cette j)einlure des Cevennes s’applique pluspartieulierementau canton de St-Germain-de-Calberte, dans rarrondissement dt; Klorac. Lelieu principal des logbes pour la rec;olte deschälaigniers estle village pittoresque des Aires,sur la crelo d’une montague dont les eaux se\ersent d’un eotedans le GardondeSt-Gerraain,de Mialet et d’Anduse ; de l’aulre, dans le Gar-dou d’Alais.

I/un des sites les plus enrieux de ee cantonestle pont des Rousses, silue sur la route deSt-Gmiiain-de-Gilberle aux Aires : ce pont estjete sur un torrent tpii eoule sur un lil de ro-ehers aussi polis el aussi brillants que l’argent.On ne peul freipienler cette route autrementqu’ä e.heval; enenre le pied des chevaux a-t-dpeine a gravir une cote tonte formee d’ardoisesqui relleebissenl les rayons du soleil.

Lt*s haute» montagnes de la Lozere sont cou-vertes d’une.pelouso, ou vont paturer en etelestroufieauxdu I.anguedoe. Malheur au voyageurqui reneontre sur la grande route ces immen-ses troupeaux au mornent dt; leur migratioBannuelle : le bruit loinlain des sonneües sus-pendues au cou tles beliers anuouce leur ap"proehe ; la poussiere qui s’eleve dans les airs»les bergers marchant en tele, suivis d’im an 15poi-lanllenrs l)agages, el de lenrseliiens hdeles'»les enfanls du village rolemmt les hrebis, mal'gre leurs Ijelements, pour eu tim* un peu d®lait, sont autanl d’obslaeies jiour le voyageur*S’il va dans le meine sens qu’im troupeau, il Iiefend ses längs qu’uvec lieaueoup de peine p° ulponrsuivre sa route; s’il marehe en sens contraire, il e,sl oblige tle s’arreter el de laisseideliler ee troupeau, qui reuveloppe d’un epa* suuage de poussiere.