LUCON.
Ll'COX (canal de).
LUCS (les).
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Le territoire du canlon de Ste-Lucie est biencultive, et produit beaucoup de hie, du vin, dei’huile, des cliätaignes et des l'ruits evquis.
LUCIE (caual de Sie-). Ce c.anal, commenceen l’au xi et livre ä la navigation en 1810 , esttme Prolongation du caual et de la Ruhme deNarbonne (Aude); il reniplace, par une com-muuication süre et promj>te , teile qui exislaitdejä au mojen des elaugs eutre la Rubine et leport de la Nouvelle.
LUCIE-DE-MERCURIO (Sie-), vg. Corse,arr., IS et a 10 k. de Corte, cant. de Serma-no. Pop. 525 h.
LUU1EX (St-), vg. Eure-et-Loir (Beaute),arr. et a 24k. deDreux, rant. etEgjdeNogenl-le-Roi. Pop. 320 h.
LUCIEN (St-), vg. Oise, coinm. de Notre-Danie-du-Thil, iEj de Beauvais.
LUCIEN (St-),vg. Seine-Inf. (Normandie),arr. et ä 33 k. de Neufcliätel-en-Brav, cant. etta d’Argueil. Pop. 349 h.
l.UCIE.VNKS , Seine - et - Oise. Y. I.oi\ t -
(RENNES.
LUCIOU, vg. Jndre, com. de Eontguenaud,Bl de Valencay.
LUCMAU, vg. Gironde (Bazadois), arr. etä 13 k. de l'.a/as. cant. de Villandraul , gä deCaptieux. Pop. 795 h.
l.UCO.V , vg. Eure-et-Loir, comm. d’Er-menonville-la-Grande, (gl de St-Loup.
l.l'CON , Lucio, Luciona, Lucionum, petiteville, Veudie (Poitou), arr. et a 28 k. de Fon-tenay-le-Comte, chef-1. de cant. Eveche. Semi-naire diocesain. Cure. Gite d’etape. S. W.A 459 k. de Paris pourla taxe des lettres. Pop.4,244 h.— Terrain juras.dque, etage iuferieurdu Systeme oolitique.
Autrefois eveche ( foiide en 1317), parle-nient de Paris, inteudance de Poiliers, electionde Fouteuay, semiuaire , couveuls de eapueins®t d’ursuliues.
Cette ville doit son origine ä un tres-ancienWouastere lande par saint Pliilibert, ruine par^ 6 s Normands , et rebäti par Ebles , eveque deLimoges. Le comte Gui, epoux d’AIdearde, lillede Robert, duc de Bourgogne , commenca äi'älir la ville vers l’an 1068 et brilla l’abbaye,
'Bö fut reparee avant l’au 1091; l’eglise lutdediee en 1121. Jean XXII erigea cette abbayeeu eveche, par une bulle du 13 aoüt 1317.Lueou lut devaste a plusieurs reprises dans lesguerres de religiou du xvr' siccle; en 1568 uudes chauoines de l’abbaye se loi tilia dans la6 alhedrale, oii, apres avoir soutcmi un long^gecontrelesprotestants, il futmassacre avec11 garnisou qui s’etait retiree dans Feglise. Lede Richelieu tut nomine eveque deLu^ou en 1606, ä Tage de vingt-deux ans, et se4 de cette dignile en 16:24.
Le28juin 1793 un combat sanglant tut li-Sous les niurs de Lucon entre les republi-UUT | S les Vendccns; ces derniers i’uicnt miseu dei oule apres avoir perdu quatre Cents honi-uies tues et plus de ceut cinquante prisonniers.
e octobre cie la meine annee, les generaux'«udeeus ChareUe , d’EIbee et Ilovraml. ä la<te de treute-rinq mille insurges, attaquerent
les republicains conimandes par le generalTuncq , qui n’avail pour defendre Lucon queneuf mille hommes et quelques pieees d’avülle-rie legere. Ce general attendil de pied l'ermelesYendeens, les cribla par sa mousquelerie etla mitrailUs de son avlillene , mit le desordredans leurs rangs, et les l’orea a la retraile apresavoir perdu l’elite de Ieur troupe et abaudomieleur arlillerie. Cette aiVaire ful une des plussanglantes qu’eussent jusque-la essuyees lesroyalisles : iis laisserent six ä sept mille morlssur le cliamp de bataille , saus eompter ceuxquela ca\alerie aüeiguit dans leur fülle et aux-quels eile ne laisait pas de quartier. L’armeel'ugitive avait repris le cliemin par lcquel eileavait debouchu : lorsqu’elle lut arrivee au pontMiuclet, eile trouva le passage harre par deuxpieces de canou demonlees. Cel obstaeie aug-menla bieulöl la eont'usion, et loute l’armeeseraittonibce aupouvoir des republicains, sausla bravoure de quelques transliiges de la legiongermanique, qui se porterent a la tete du pont,'hrent face aux repul)lieains, et domierenl aiusile lemps aux Yendeens de liier dans le Boeage.
Les armes de LU 9011 sonl : d'azur « Iroisbrochets d’urgent poses en fasce.
La ville de Lu<;ou est situee au bord des ma-rais , a rextremile du caual de son uom, quitraverse les marais desseches de Lraissv, de St-JMiehel-en-Llierni, et sc jette dans la mer äl’ause d’Aiguillon. C’est une ville assez grande,mais triste, mal pereee, malpropre et entoureede marais qui en reudent l’air malsain; sesmaisons sont vastes , eommodes , d’un aspeclassez agieable , el out presque toutes une couret un jardiu. Le seul edilice qu’on y remarqueest la cathedrale, grande egli.se gothique a troisnefs spacieuses , sunnontee d’un beau eloebera lieche travaille ä jour, qui n’a pas moius de167 m. d’elevation.
Biographie. Patrie du cardinal-arehevequede Sens A.-L.-H. de la Farre.
Du general vendeen Berxard de Marioxv,fusille par les soldals de Stofllet en juillet 1794.
Commerce. Le caual de Lucon, navigable paralleges de 50 ä 60 tonneaux qui remontent jus-que dans le porl, favorise Fexportation desriches produits de la plaine, eonsi.stanL princi-palemenl engrains, feves, boisdeeonslruclion,merrain , cereles, feuillards, grosse poterie ,xins d’Aunis , de Saintonge , de Bordeaux, etautres produits du Midi. — Foires les 3 lev.,21 mars, 23 mai, 5 juillet, 16 aoiit, 9 sept. et25 nov.
LltO.V (eanal de), Vendee . Ce caual est unvieux chenal, ameliore en 1807 et 1808 par destravaux executes aux frais du gouvernement,entreLueonetreelu.se dite du Cha))itre. Hason origine ä Lucon, traverse les marais desse-ches de Fraissy et de St-Miehel-eu-Lherm, et sejette dans la mer ä Fanse de FAiguillou, il re-eoil, an peu au-dessous de Lucon, par une ri-gole dite caual ou ceinture des Hollandais, leseaux des marais inondos par la Veudee, et est.en outre alimente, peudant les seeheresses,par la relenue des eaux de la mer qu’on y iu-troduit.
Le caual de Lucon est navigable par allegesde 50 tonneaux, et par le llux et reflux de lamer qui remonte les mavehaudises de la Ro-chelle et de File de Re. Il sert a des exporta-tions assez considerables de grams, de feves, debois de marine et de clnmdage; les importa-(ions consistent en vins, eaux-de-vie, huiles,savons, resines, etc. Eu liiver, lorsque les ma-rais sont eouverts d’eau, la navigation ne seborne pas au seul caual de Lucon; les bateauxentreut dans la eeinlure des Hollandais, cö-toient le dessechement , traversenl les maraisau-dessous de Youille, passent dans la Yendeeet dans la Sevre, et desceudent ä Marans. Lecommerce entre cette ville et Lucon est assezaetif.
LUCQ , vg. H.-Pyrenees (Bearn), arr., Sjbta 14 k. d’Oloron , eanl. de Moneiu. Pop.2,607 h.
LUCQIIY, vg. Irdennes, comm. de Faux,fxj de Saulces-aux-Bois.
LUCS (les), vg. T’endee (Poitou), arr. et k19 k. de Bourbou-Yendee , cant. du Poire-sous-Bourbon, EldePalluau. Pop. 2,558 h.
Cette eonnnune est formte de deux \ illagesdesignt^ sous les lioms deOrand et de Petit-Lucs. Entre ces villages se trouve une multi-tude de pierres grisätres qui, au premier eoiq>d’oeil, paraissent ctre les debris d’inm antiqueeile. Tous les champs, tous les chemins sontherisses d’enormes pierres en forme de menhirou de dolinen. Les coteaux, oii des fragmentsde granit, resles debout comme des eolonnesqui auraieut ete rongces par les sieelesetneconserveraient plus Fempveinte du eiseau, pre-seutent a la vue etonnee tantol des seenes deruines, des temples, des tomheaux, tanlötrap-pellent ces liauts lieux devasles ou s’elevaientles eolonnes informes des temples d’Innensul.Ici tout est oliscur, tout est vaguc, et c’est envain qu’on interroge ies feuillets de Fhistoiresur les auuales de ces pierres ; les lails qui s’yrattaehent, mysterieux comme l’avenir, se voi-lenlde. loute l’obscurite des ages, et n’ont iaisseque le souveuir de leur nonx de Bois consacres.Les innombrables debris qui jouclient les val-lees et dominenl les coteaux sont muels : pasla moindre inscription, pas le plus leger ves-lige ; les eonjeeUtres restent seules a l’anti-quaire. Les vastes landes qui cnvironnenL lesLucs denoteut seidement, par les sillonsinnom-brables que Fmil obser\ ateur y i'ecommit detoutes parts, que dans le moyen age toutes cesplaines , aujourd’hui iufertiles, ctaient »lorscullivees, et que de liebes moissons y roulau nten lougues ondulations l’or ilottant de leursepis.
Il ne reste plus rien aujourd hui de celteabondauee; mais c’est ici que l’admirateur dela belle nature. doit venir promener ses reve-ries. Ln peiutre. a-t-il liesoiu de ces aspectsromanliques ou les eaux, les rochersel les boisI se confondeiit, tautdt groupes eu pyramides surla cime des inonts, tautöt courbes eu berceauxI mj stcriiRix sur runde ecumaute qui se lirise| dans ies vallees profoudes, qu’il vieune s’as-1 seoir au milieu de ces vochers peodanls, au