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LYON.

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precipitcs (laus le Rhone. Ce tyran quittaLvonpour retouiiier ä Rome, oh il fut assassinc.

LYmpereur Claude orna la ville de Lyonde magnifiques aquedues et d’aulres monu-ments. II obtint du Senat (Fan 48 de Fere jehreticnne) qu’elle serait mise au rang de eiteromaine, et prouonea a ee sujet un diseoursqui s’est couserve sur deux tabies de bronze,oii les Lyounais le firent graver pour perpe-tuer leur reeonnaissance. L’ctat ilorissant de.rette eite ne i’ut pas de (ongue duree ; le pluslerrible iueendie dont la memoire des hommes ;ait conserve le souvenir, et dont Seueque a Ipeinl vivement les aflreux efTets, aneantit dans iime seule nuit cette magniJique eile. Nernn la |fit bientot renaitre de ses eendres. Trajan ,Adrien et Antonin eoncoururent aussi au re-tablissement de sa prosperite, en y laisant cons-truire de somptueux tdificcs et en lui aecordantplusicurs Privileges; mais, suivaut M. Co-ehard, ce qui conlribua le plus ä lui donnerde. Pedal, ce i’ut I’etablissement des foires quise tinrent chaque aiuiec dans son enceinle, etqui y attircrcnt des diverses contrees de l’Eu-ro[)e et de l’Asie um* nÜluenoe prodigieused’etiv'mgers. Le commerce ne pouvai! se fixersur un sol plus prospure ; aussi il s’y developpaavee une rapidite clonnante, et y jela de siprofundes racines, que les siecles et les revo-lutions n’out pu Faneantir. Lorsqu’apres lamovl de Pertinax, All)in et Septime Severe sedisputerent Fempire, la fortune avant sccondcle premier dans les Gaules, Lyon se dcciara ensa i’aveur, et, apres sa defaite aux plaiues deTrewmx, eut le rourage de lui ouvrir sesportes. Severe entra dans eetle ville en vain-queur irritc et la livra a la fureur de. ses sol-dats, qui n’en firent qu’un monceau de eendreset de ruinös, et passerent les habitants au /ilde l’epee : dix-neuf millc hommes, saus comp-terles l’emmes et les enfants, perirentdans celhorrible massacre (Fan 197). A peu pres verscelte epoque, saint Pothiu y propagea le rhris-tianisme et v perit avee ciiiquante-huit de sesdist iples. Saint Irence , qui lui sueceda, suc-comba avee dix-neuf mille chretieus dans uneseconde perscculion qui eut lieu en 202. Sousles empereurs, Lyon fut encore pri.se d’assautet pillee par les peuples du Nord, qui se dispo-saient a y mettre le fru, lorsqu’ils furent sur-pris et extermines par Julien. Vers le rnilieudu v c siede, Attila, sacragca eette ville et Kldisparailre tout ee qui restait de monumentsromains. En 458, Sidonius Apollinaire livraLyon ä Theodoric, roi des Visigoths. En 476,Gunderie s’en empara et en fit la capilale duroyaume de Bourgogne, qui sul>sista pres d’uusiede. Vers la fin du vi* siede, L\on passa sousla dominalion des rois de Trance, I ne nrnieede Sarrasins venus d’Espagne s’en empara dansle v.n* siede, renversa les eglises et les nni-railles, detmisit une partie des maisons, etpassa au fil de l’cpee un grand nombre d’lia-bitants. La protection et les bienfaits dt; Char-lemagne rendirent ä Lvon une partie de saprosperite; il fit relever ses ruines et etabiitune belle bibliotheque dans le monastere de

l’iie Barbe. Lors du partage de Fempire eutreles enfants de Lolhaire, Lyon devint la capi-tale du royaume de Provence, situe untre. lesAlpes, le Rhone et la mer, qui echut auprince Charles. En 879, cette ville passa de ladmnination des enfants de Charlemagne sousedle de Boson, a qui la royaute fut deleree parvingt-trois prelats : Aurelien, premier arehe-veque de Lyon, eut grande pari u eetle elec-tiun. Apres la mort de Rodolphe, roi de Bour-gogne, Burchard, son frere , areheveque deLvon, retint pour lui cette ville et une partied« Lyonnais, eomme elant Fheritage de samere Mathilde. De cette epoque tlate Ja sou-verainete que les archevequcs de Lyon s’arro-gcrent, et qui leur fut conürmee par une bullede. lYmpereur Barberousse, eil dato, du 18 no-venibre ] 157. I n siede apres, les exaclionsexercees par les olliders de Farchevcque, Fal>-sence de tous moyens de justice, forccreut leshabitants de eourir aux armes ; ils se forme-re»t eu eompagnies, normiierent les plus nota-bles pour veiller a la stirete de tous, organise-renl le gonvernement immieipal, et sYmpare-rent des tours et du pont du Rhone : cette pre-mieru revolte se tennina })ar une transaction.Trente-tpialre ans apres, la guerre se. rallumauntre Fcgiise et les habitants, qui furenl exeom-munies par rarcheveque et n’en tinrent pascompte. Louis IX fut pris pour ahritre; ilprofita de ces demeles pour rentrer en jiosses-sion de la justice lemporelle. Apres son de*pari, ies ehanoines rceoiiiinenrerenf la guem;avee une nouvelle fureur, ils s’emparerent parsurprise du fort de la Maddeine, et passercnl Jagarnison au fil de l’epce ; par represailles, leslmurg(*ois avant surpris pendant la nuit lespartisatis des ehanoines les massaererent. inhu-liiainement et livrerent leurs maisons auxflannnes. Chaque parti senddail disputer leprix de la fureur : trois Ibis los habitants deIaou monterent a l’assaut du couvent de St-Just, ou les ehanoines s’ctaient retranehes,et ils en furent repousses trois fois. EulinLouis IX envoya de Nimes des eoimnissaires,les hostilites cesserent, et Philippe le Bel, enfaisant rentrer la ville de Lyon sous rauloriledes rois de Erance, mit fin j>our tonjonrs aeette luttecrudle et impie. — Sons legouverne-ment des rois de France, l’mdustrie et le com-merce se dcvclopperent avee une activite ex-traordinaire : par suite des gnenes eivilesd’Italie, des laniilles opulentes, fn\ant la ]»er—seention qui desolait ee pays, lui apporterentdes capitaux et les arts. Les Pazzi, forees deceder la fortune aux Medicis, s’v retirerenl deFlorence avee un grand nombre de maisons deleur parti, et les Genois v jetei enl, au tempsde Francois I er , les fondements de ees nianu-faetnres de soie qui depnis sonl parveuues aun si haut degre de celehrite. Iaou jonissailalors d’tme entiere liherte, etail administre pardes hommes de son ehoix, etait exempt d’ini-pots, et ofirait ainsi au commerce tmites les ga-ranties desirahlt^s. Les foires dont C-harles \11gratifia cette ville en 1420, mais qui ne furent.organisces definitivemout que sous Louis XJ., en

1463, influerent aussi d’une maniere sensiblesur les progres de son commerce; les Privi-leges <;oucedes aux marchaiuls qui les frequen-taient firent aflluer une foule d’elrangers iu-dnstrieux sur les rives du Rhone; la fortunequ’ils y acquirent les y liaturalisn. La deca-dence de ces foires commenea a\ec le xvni* sie-ele; e.ependant eiles n’ont eesse qu’a la revo-lution de 1789, et lern* suppression n’a meineapporle aueun changemeni notable dans lesOperation* eommereiales de Lyon, parce queles mamifaetures des soieries avaient pris deslors une teile extension, (ju’elles n’avaient. plusbesoin de leur appui pour se soulenir et pourprosperer.

Vers le milieir du mv c siede, les rois deFrance et d’Angleterre ayant licencie leurstronpes apres la paix de Breiigny, des Alle-mands, des Flamands, des Brabaneons, quis’etaieni mis an Service de. ces souverains dansl’aimee meine oii la guerre eessa, et qui pourcette raison furent nommes turd 'vvnus t sevoyant saus ressourc.es' et saus emplois, se mi-rcnl a faire la guerre pour leur compte, pillantsaus distinction les sujots de Tuu et de Fautreprince, Camjies dans la plaine de Brignais, a8 K. de Lyon, ils meltaient a eonlrümtion lesvovageurs et le pays. Los Lyonnais sortirentpour aller los ilebusquer de ce puste, et e’est aeetle alfaire, oii Jacques de Bourbon et son fdsfurent lues, qu’on a donue le noin de bataillede Brignais.

En 1525, Louise de Savoie , more de Fran-cois r‘ r , eonvoqua a ].}ou, de sa propre auto-rile, une assemblee de jirinei'.s et de notables,pour proeuver la liberle au roi et pourvoir a ladefense du royaume. On y arreta ({u’AndreDoria, general des galeres, et le siiair de laFavelte, viee-amiral , seraieul. envoyes vers lacöle de Naples pour retirer le duc d’Allianieet. le rainemu* en France pour defendre leroyaume ; (pi’on donnerait ordre au niarquisde Saluces de qui Iler Savone, et de revenir enFrance pour le meme objcl, <*e qui Jut exccul®fort heumiseinent.

En 1560, les calviuistes s’emparerent deLyon par surprise, mais ils n’ement pas h-lemps de s’y elablir, et furenl ehasses despoinls qu’ils elaienl parvenus a occuper pa rl’alibe de Savigne. Deux ans apres, ces reli'gionnaires surprirenl la ville par un coup demaiu hardi, y elablirenl. la libertu de cons*rieiire, eine la rendirent qu’en 1563 au ma-rechal de Yieuvillc. ],a Öainl-Bartheleniv >exerra ses lureurs, et. les massacres y lurent| presque aussi sauglants ipi’a Paris. Apres 1‘*

! )/iorl de Henri I1J , (|ueh|iies religieux l« na ^| liques pmisserent Lyon dans le parti de l aj Ligue ; mais, ajnes Faltenlat de Jean Chätel »eetle ville reconnul Henri IV, qui la vi.sd aen 1595.

La prosperite de- Iaou fut portee ä un h«' ,udegre sous le regne de Louis XIV. Cette citt »jusqu’alors peu remarquable sous Je rapP 0 ^arehiteelnral, s’emliellit de nouv<;aux quais cd’im grand noitihre de beaux edilices.Involution de 1789 lui porta un coup funeste.