Band 
Vol. 2.
Seite
442
JPEG-Download
 

442

LYOY.

lyoy.

LYON.

aux massacves qui eurent Heu a l’occasiou desfetes döeennales chcrcherent un asile dansceüeile. De ce nombre furent Etienne et Peregrin,dont Ja douceur et I’esprit de charite attirerentbientot prcs d’eux des proselytes. A peine Eilefut-elle habitee qu’on v fonda une abbave, queDagobert et son fils combörent de leurs dons.Ce monaslere, qui s’accroissait chatpie jnur,f»t ravage par ies Sarrasins. Le savant Leyde-rade le fit reconstruire et y ajouta plusieurs edi-fices nouveaux. Charlemagne voulul Ie conuai-tre, et, enchante d’une habitation placee dansune Situation aussi agreable, il forma le projetde venir dans cette ile se reposer des fatiguesdu trdne. Dans rette intention, il ih rassem-i)ler une belle bibliotheque , (jui lut pillee etbrulee par les calvinisles en 1562. Plusieursrois de France out aussi visite cel antique ino*nastöre , dont une partie des vastes bätimenlss’elevent au-dessus de helles inasses de verdure,et ollrent un aspect pittoresque.

L’ile Barbe est a deux epoques de Pannen, aPiujues et ä laPentecdte, un ]mt de promenadevers le(juel se clirige une partie de ia populationde la ville de Lyon et des Campagne* environnan-tes. ün elevc alors , sous les arbres qui oml>ra -gent ltt pointe de l’ile, un grand nombre detentes ou s’ötablissent, oomme dans les fetesforaines, des marchands de comestibles, des or-chestres, des jetix, des danses, etc. L’aflluencev est prodigieu.se ; la riviere peuf ä peine conte-nir Pimmense quantite de barques et de bateaux(jui Ia traversent, la montent et la deseendentcontimiellement; les quais des Augustins, deSt-Benoil, de Serin et les chemins qui boiclentles deux rives (le la Saöne, sont converts de gensa pied , a clieval, de carrioles et de brillantsequipages. On ne peut voir saus interöl cettefoule (rhabitants de tont rang, de tont sexe etde tont age se dirigeant sur un meme point,et s’y livrant a la plus franclie gaiete. Depuisquelques annöes, un beau pont suspendu jointl’ile nux deux rotes de la mirre, et ajoute auxagi öments de ce charmant pelerinage.

Cimf.tikre i>k Loyassk. Ce eimetiöre, crcesous rndniinistration de M. de Snntlionav, estsituc hors de reneeinle de la ville, a peu dedistancc de Fourvieres; il est vaste , bien aeröet «carte des hnbitations. Le portail qui en fer-me 1 ent ree est d’un bon style : deux larves, aumiluMi drs(juelles s clöve uuecroix, en (brinentlc couronnement. L’enclos, entoure d’arbres ,renferme un grand nombre ile tombeaux euniarbre, des inausolees et des chapelles reinar-quablcs par leur nrchitecture.

On remarque cucore ä Lyon : Pöcolc dVqui-tation. — Legrand theatre.— Le theatre desCölestins. — Le cercle nnisical, quai St-Anloi-ne. — Lc. grenier a sei. — L’hole! des Pos-tes. — Le inaguifique hötel Tolozan, prös duquai St-Clair. — L’liötd Lavalelle, place Belle-cour. — La maison DelgaC nie du Plat.— L’liö-tcl eherneres, oii siege mainfennnt le tribunalde premicre instnnce. — L’hbtel de Jours, niede P Arsenal.—L’ancieu monastöre de Ste-CIai-re, alleete nujounPliui a une fonderie. -Lnmaison Auriol, \is-;i-vis du pont Morand. —

La maison des Cariatides, place St-Pierre. —L’liblel du Nord. ■—L’atelier de Pargue. -Les !bains du Rhone, des Brolteaux, de Perrache, ]du quai St-Clair, des (’clestins, du Paiais-Rowd. jles bains romains, etc., etc., etc.

INDUSTRIE ET COMMERCE.

L’industrie de Lyon est immense. Les «tol-les de soie, reiiommöes par la soliditc de iateiuture et le bon goul des dessins, en Ibr-ment la base principale. Lyon est. la premicredes villes de France (jui ait possöde des fabri-ques de soie; elles datent du regne de Louis XI,et durent leur etahlissement a des Florentius eta des Lucquois qu’avnienl vepoussös de leur paysles querelies sanglantes des Ouelfes et des Gi-belins : on a des letlres patentes, doimöes iiOrleans le 23 novembre 1466, portant que,pour empeclier la sorfie anuuclle du royatuuede quatre a cinq cent mille ecus pour acliald’etoffes de soie, ii sera ötabli a Lyon desmötiers a faire des ötolfes de ce genre; quatreans aprös, Louis Xf appela a Jours des fabri-cants de rötranger. L’elublisseme.nt des grandesmanufaetures de soieries (jui out place Lyon a Ia.tele des villes industrielles, et rciulu le glolie tri-butaire des produits variös de ses iuuombrablesineliers, date de 1536. A cette öpoque, EtienneJ'urquet et Barthölemy Nariz, mamifaeluriersde Genes, naturalisös Lyonnais, proposörent auconsulat de Lyon de faire venir des onvrierspour ötablir des mötiers en cette ville et con*feetionner des draps de soie et des tissus d’oret d’argent, dont ou faisait alors un grandusage. Cette proposition trouva d’abord quel-ques opposants dans Ie con.seil, ipii toutefoisarröta «a une grande inajoritö de prösenler auconsi'il prive du ioi la retpiete db J mapiet,tendant a oblenir un sauf-conduit a l’ögarddesmaiueuvres qui viendraienl de (jenes ou d’au-tres p.ays etrangers, leur uatmydisation et l<?urexemption des tailles, impöits, etc. Le2döccm-bre 1536 airiverent. a Lyon les letlres patentesde Francois r", jiortant autorisalion delcverdans la citö lyonnaisc les mötiers des manu-factures de draps d’or, tl’argent et de soie, etla concession des privilöges dentandös. Tunpietexposa ensuite au conseil, que, pour douner ala fabricalion des ötolfes l’extension nöiMissaire,il avait besoin de quehjues avanees pour faireconfectionner un moulin a liieret tordre la soie,et pour faire ötablir des ohaudiöros propres afabriquer les couleurs qu’on ötait oljlige defaire venir de Genes ou de Flnmlre. Celle de-maude lut prisc en considöration, et l’on arröta« de preter a J’urquet, entre mars et Noöl, cinqCents ccus-soleil, dont il s’obligera a les rendredans cinq aus que finit a la premicre compnguie;et encore,pour lemieux gratilier et l’iiicouragera soutenir son cruvrc, ou le tieudra exempl dece qujf pourra devoir ä cause de sesmaicliandi-ses de Handre. >» Aussilöt aprös trois mötiers fu-rent misen aclivitö; des cJiaudiöjvs de leinlurofurent ölevees; J'mipiet fit venir des onvriersde fienes, d’Avignon, de Jours, et d’autresvilles de s, et conunenca Ia grande nia-

nulacturo tpii lit la prospörite et qui s\:ia pen-

dant longtemps Voigueil de la ville de Lyon.

Le nombre des aleliers, pour le travaü deIa soie dans loules ses (»ranebes, s’öleve ä Lyonau dela de quinze mille. En 1699, on comptahdans cette \i!lc 4,000 mötiers; il y eu avait12,000 en 1788; 7,500 seulement en 1789;10,720 en 1812; 21,000 en 1824; 30,000 en1825. U a ölö ötabli, dans uye discussion rö-cente, que le nombre des mötiers s’ölevail en1833 ä 32,000, saus eompter les 2,000 quisont emploves a la fabricalion des lulles et desbas. Plus de 80,000persmmes prennent pari di*rectement ou indirectemenl. a cette Industrie.

La chapellerie, laübrairie, Pimprimeritr,Forlövirrie, la fabricalion des litpieurs, sont lesbranehes secondaires de rindustrie et du coin-merce de Jaoii.

Les principaux ötalilissemenls consistent enmamdactures importantes dV'toffes de soie detonte espöee; d’etodes mölangöes d’or et d’ar*gent; chalcs bourre de soie et duvel de caclie-mire, rubuns, tulles, cröpes, eluqiellerie, toilespeintes, tissus de cotou, broderie, passemente-rie, dorures, lioiineter'ie de soie et liloselle,dcntelles d’or et d’argeut, papiers peints, collelbrte, eordes harmoniques, brosses elpineeaux,cardes, ohandelles, eartons (ins et pourapprets,piomJi laminö.

Fabriques eonsideraliles de liqueurs estimöes,d’aeides miueraux et aulres produits eliimiques.Teinlurerie.s en rouge d’Andrinople; teiiiture-ries en soie; lbnderies de metaux et de earacte-res (rimprimerie; uteliers de tirage d’or et d’ar-gi'iil; vei-reries; faVeneeries; numlius a platre :lanneries el corroieries estimöes; uombreuses etbeites luasseries. — Construe.tion de baleau.x.

Lyon , assis sur deux lleuves navigables,dont los ports de dechargernentsonl fortbeaux.| est im immense enlrepbt oii nrrivenl et s’e-| changenl. les mareliaudises du Midi et du Nord.(Jelle ville esl le poinl ob se reunissent h' Äroiites de Paris, de Marseille, de Bordeaux, de(Jeueve et de la Suissc, de l’ilalie et de PAh-vergne. 7)eux routes royales de 2 P classe met-tent Paris en eomimmication avec la Suisse etle midi de la France en passant par Lyon. Luehemin de fer relie les villes de St-Etiemieet deItive-de-Gier a Lyon, et liientöt cette ville com~muniquera direclement par une voie l'erree avecParis et Avignon. A ces moyens de comiin 1 'nicatious il faul joindre les voies du Rhone etde la Sanne, qui eonlribuent puissammeiil ä h*splcndcur eonimereiale de Lyon : la Provene 0 *le Langiuxloe , Bordeaux , la Sardaignc,pagtie, Ions les jiorts de la mer Mediterran 01Jui eiivoieut la plus grande partie de leursp 10 "duils par le Rhone.

Les produits divers imporles ä Lyonpour la eonsommation intörieure, seit p üUIj elre reexpnrles, consistent priucipaloment 011vins, eaux-dc-vie, csjirits, linilt'S, chan'* 1 ’lin , savon, riz, sei, eolons en laine, sonamadou, voseaux , cafö, indigo, soufre, cassonade , plomb , ehardons eardiöres, garauc* *hois de teiuture, pnleries de gres, potcues gisiövcs, faience d’Arlmrats. Lesarrivagespai 1 ^occupent aimudlemenl de vingt-ipiatre a v |H »