MACOX.
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MACOX, Matisco, Matiscona , trhs-nncwune\ille, chef-l.du dep. dvSadue-et-Loire (Bour-gogue), chef-1. du 5 C arr. et de 2 cant T'rib.de 1 rc inst, et de comm. Soc. d’agricull., Scien-ces, arts, et belles-leltres. College royal. Ecolenormale primaire. Depot de inendit ite. Cure.Gite d’etape. £xj. ’ t Qf. Pup. 12,820 h. — Ter-rain d’alluvions modernes.
Autrefoi» eveclie, iutendance et parlemenlde Dijon, receite des elats, bailliage, prcsidialet picxöle royale, mairie, chambre des deci-mes, grenier a sei, trailes foraines, gouverne-ment particulier, prevdte de niarechaussee,chapitre noble, commanderie de Malte, College,seminaire, couvents de pures de l’Oratoire, dejacobius, capucins, cordeliers, minimes, ursu-lines el de la Yisitatioii. — L’evcche de Macona etc lunde vers 450. De cel ererbe depemlaitl’abbave de Cluny, <pii avait dans sa depen-dance plus de deux mille monasleres. Sou abbeetait le plus puissant de l’Europe. Au derniersiede, l’abbe seid avait encore 40,000 Iiv. dereute, et ses rdigieux GO,000.
Macon est une anciemie ville de la Gaulecellitpie, qui l'aisait partie de la republiquedes lulueus, donl Torigine renioute a ia plushaute antiquile. Cesar, apres avoir pneifir laGaule eeltique, qui s’etail soulevee contrc lesRomains, mit ses legions en garnison a Autunet daus (l’autres villes du pays. U envoyaaMacon Q. Tullius Cicero et Publius Sulpirius,pour pourvoir aux approvisionnements degrains necessaires a son armee. Agrippa, gen-dre d’Auguste, fit ouvrir un ebeinin (pii con-duisait directemenl de Maro» ä Autun. LesRomains y etablirent uue fabrique de llecheset de javelots. La ville devint bientbt lre*-coii-siderable; on y eleva des temples el plusieursedifices puhlics que les incendies et les guerresdetruisirenl enlierement. Lorsqu’ou ereusa lesfondations du grand hospice eu 1758, on de-terra des vases, des statues de bronze et d’ar-geut, et divers aulres objels prerieux qui ältes-ten! que, daus cet emplacement, i| exista au—Irefois un temple romain d’ime gründe magni-(icence. On a egalement dceouvert. dans lesfouilles des fbmlations de Peglise St-Vincenieu 1810, deux pierres axrc des inseriptioiis ro-inaiues : Time est le fVagment d’uu autel rlexea Jupiter lonnant et a Auguste par Dioratus;l’autre esl une pierre sepulcrale portaut unejuscriptiou en rhonueur de Sulpieius Gallus,fils de Marcus, daannür ^aimptetinalis et 11a-mine d’Auguste, que ses veiius lirent eieieraux preniiers honneurs, et nuqtielonerigea desstatues. On voit ces deux pierres daus les jar-dins de la prefecture, oii les fit transpmter M.Roujoux, prelet, qui administra sous Pompnele departement de Sadne-et-Loire, ou ila laisseles Souvenirs les plus honorables. Des mon-naies rornaines v lurent aussi trouvees, ainsique plusieurs eolmmes de diverses grossem-.* etd’une espeee de grämt qu’on ne reneontir pasdans lescarrieres du pays. Montfaueon. Caylu*,Milliu et Grivaud de 1a Yiueelle (de Cha/on/,out doune les dessins ou la description de beau-eoup d’autiqnes trnuves a Maeon, e! notain-
ment de statueltes eu bronze, dont les yeu.\etaient d’argent. Cetle ' :iritö, qui n’a ete
observee que sur des statues trouvees danscelte ville et a Chalon, donnerait iieu deeroire(jue cegenre de travail etait special a riudus-trie de ces villes. — Macon, sous les Romains,etait bati sur la liauteur, dans remplaeemenldes jacobius, des carmeliles, de la prefecture,de Thopital, de la rue et du iaubourg de laBarre, et s’etendait du cöte de St-Brice. Plu-sieurs cliartes des vir, vin*' et ix** siede.*, at-testenl que rancienne eglise de Sl-Yincent etaitsiluee liors des murs.
Eu 451, Macon Tut pille et reduit en cen-dres par les Huns, sous la eomluite d’ Attila.En 720, cette ville lut encore saccagee par le.sSarrasius. Eu 8J4, Lotbaire, xoulaiit.se ven-ger des comtes Bernard et Guerin, qui avaientcontribue a rendre la liberte ä son pere, entradans le Maeonnais, et prit Macon , qu'il In ulaen partie. Lors de 1’u.siirpnlion de Bozon, sousCharles le Cliauve, les juifs lurent reeus a Ma-con : on leur traca une enceinte dans laquelleils durent demeurer, et qui prit le nont deSabbat. 11s ronslruisircnt, au nord de la ville,un pont qui a releim le nom de Pont-Jud ,j)ons Judaovuniy et (pii vienl d’etre demoli.Louis el Carloman assiegeienl Macon en 880.Bo/.on, qui etait alors dans le Dauphine, s’a-vanca a la tele d'une armee, pour secourir cetleville; mais ii Alt joint par les deux Tieres, en-tre Creehes et Romaneche, et entiemnenl de-iait. Eu 924 les llongiois , et en 13G1 lesbrigands 'connus sous les noms (.Vecorchr/trs,ton / renus et molantlrins , pillerenl et sacca-gerent Maeon. I.ouis XI, dans ses demelesaveeles dues de Bourgogne, lit assieger eette villepar le comte Dauphin d’Auvergne. Pendant le.sguerres de religio», eile lut pri.se et repri.se plu-sieurs l’ois par les troupes des deux partis. Eu11 40, le larouclieGuillaume, comte de (Jiialon,iftnJul , dit-on, ctilcvc par le tliahle, eu punitiondes tnuux qu’il avait eauses aux meines deCluny, xint lbndre sur Maeon a la tele d’unebände de Brabancous qui devasl«‘renl la ville.- Les sieursPonsenac et d’Entragiies, ehei'slui*guenots, st* rendirenl tnaitres de Maeon le 5 mai1502. f.e X juin, Tavannes vint rassiegerinutile-nient; le mois suivant, les rox alistes eeliouerenldans une nouvelle tt'iilative sur cette ville dontils sVinpnrereiitcnfiii, p<’ir ruse, le ISatuil de lameme annee. En 15G7, les cah inist<*s sur-prirent a leur tour Macon, d’ou ils lurent chas-ses par le duc de Revers tpii vint les y assiegera la tele de 14,000 homnies et d’une noni-hmisc artillerie (deeembre 1567). — Le.s pro«testants > lirent des degats allreux, pilleren« etbnilerent les eglises deSt-Pierre; des Jaco-bins, dt* St-Etienne, et detruisit ent les arrliivrsde St-Vinceut et de St-Piern*; ils massacrerentles pretres et le* callioliqnes : il.> preeipitereutdu baut du eloeber des Jaeobins le prieur et uuIrcre de eet ordre. \ oici,au surplus, un eelian-tillon des atroeites dont le reeit se trouvedansles amiaies de cette epotpie. « X.e i’. Bossu,gardien des cordeliers, l ut eoudtiit dans les niesde Macon la corth* au um ; arrive a la porte de
St-Antoine, o« lux coupa Toreille droile; ateile de la Barre, on lui coupa la gauche; con-duil sur la phue au Prevdl, on lui coupa lenez ; mene devanl le couvenl des cordeliers, o»lui coupa les doigts ; arrive a l’enlreedu pont,on lit un grand ieu, on lui altaeha une corde acliaque poignet, et on le lit passer plusieurs foisa travers les üaimneset lebrasier. Succombnulenüna laut de soulVranees, il ful traineau mi-lieu du pont : on lui coupa lts parlies viriles,qu’on lui mit dans la bouche, et on le jeta duiiaut du pont dans la Saone. L’eau porta so»eorps sur la ri\e gauche, du cote de St-Lau-rent: un de ses bourreaux y courut, et, voyantqu’il respirail encore, lui domia un coup depertuisane et le repoussa dansla riviere.» Lors-que les eatholiques devenaient mailres de Ma-con, ils usaient de rcpresaillos envers les pi'otes-tants. Ou vil plusieurs fois Giiillaume de St-Poiul, gouverueur de Alacon pour le roi, sedünner le plaisir criitd de faiie sanier les Pro-testant* du haut du pont dans la rix iure; il sl’aisait precipiter ceux tpii refusaienl ä faire lesaut de hounc grace. On appelail ces horrcursles faires de St-Pohd.
Le siege !e plus remarquable <pie cette villeail soulonu pendanl les guerres de religion esteelui oii eile ful reprise sur les protestuuts etsoumisc a riiutorite du roi en 1567. Apres neuljours de siege, la ville, oraignant im assaul.de.manda ä capituler. Le duc de Nevers assem-1 »Ja un eoustil de guerre, dans lequel furenliidmis les genlilslioinmes maeonnais qui ser-\aient dans son armee. Ils opinerent pour qm*tous les proteslanls fussenl passes au lii del’e-pee ; mais, sur les observations du due de Ne-xers, on accepla la cnpilulation, (pii fut signeele 4 deeembre 1567. D’apres les arlieles deeette ea])itidation, les prot^stants lurent ol)Ii-ges de. payer une somme de trente mille ecus-La garnison deposa les armes; les soldats et leshahitanls protestauls se retirereut a Geneve.emportanl avee eiix leurs ellets.
JiOrsdu massacredelaSt-Barthelemy (1572)-Maeon fut preserve de. ce crime royal par h*pnidence et. riuunanite de son gouvernein -iMiiliberl de la GuielK 1 ., dont la bourgogne esltiere (l’iiiscrire le nom a cöte de ceux de Cha-
bot-Cliarny et de Jeaimin.
Macon a eu des comtes souverains depuis l ( 'siede jusqu’eu 1238, epoque ou ce conib’ful acquis par sainl Louis, qui le reunit a 1^eouroune. — Ce ne ful quYu 1346 cpieville commenea a jouir des bieniV.its deIVanebissemeul. Ses habilants avant «< octro) 1gratieu.semenl ä Philippe de Yalois, eertain noi“"bre de.genz d’armes ou lesgaiges d’iceu.x po l,Jla defense de son rovaume, » le roi, pardonnees au bois dt’ Vineeuries au mois de hx rier (1346), leur prrmil de s’assembler p 01 “leurs all'aires communes toutes fois (pih'ls 1*0“gerait’iit ä propos, d’appeler axec eu\ h‘ l )alou juge niajeur de Macon, et d’dire six P 1d’lionmie.s pour pouisuivre les droits et^b* 1 ' 1 ^gnes de laditc ville...» toutes xoy es, 11mye nostri’ enteute, dit le roi, que p» 111 rta\ent ou doivent axoir aulre corps.
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