MARIE-EX-UHAUX.
MAIUES (U'S Stcs-).
MARIES (les S(cs-).
■197
(Limousin), arr. et ii 21 k. ile Rnchechouart,cant. de Sl-Laurcnt-sui'-GoiTe, gg de la Barre.Pop. 423 h.
MAUIE-DE-VERGT (Ste-),vg. Donlogne,eoinm. de Vergt, Kl de l’erigueiix.
MARIK-I)U-BOIS(Stc-), vg. Manche (Nor-mandie), arr. et ä 12 k. de Mortain , cant. etr,<1 du Teilleul. Pop. 342 li.
M AIIIE-DU-IIOIS (Ste-), vg. Mayenne(Maiue), an', et a 23 k. de Mayenne , cant. etK de Lassay. Pop. I ,136 h.
MARIE - 1)U - MOST (Sie-) , hg Manche(Normandie) , arr. et a 25 k. de Valogues,cant. et Eg] de Ste-Mere-Kgiise. Pop. 1,419 h.
Cette grande et riclie commune, tpii n’estSeparee du Calvados que par le Inas de merappele le Grand Vcy , lut jadis le siege d’unecour de justice dependant du hailliage de St-Sauveur-le-Vicomle. Elle tireson nom de solleglise, dediee ä la sainle \ierge, et de sa Situa-tion la plus elevee du Cotentin.
Ste-Marie-du-Mont ofl're 1111 des sites les plusbeaux et les plus varies de tont le pays. C’estparticulierement au printemps, alors tpie laliature reprend 1111 liouvel eelat, ipie l’ou seplait ä promener ses regards sur ses vastes etriantes plaines, enriehies de verdure et email-lees de ileurs. La 111er qui l’eiiviroiine, sembla-ble ä 1111 immense rideau, vient terminer d’unemaniere lieureuse ee brillant spectacle , donteile diversilie la heaule par 1’azur de ses eaux.Les liavires qui la sillonnent de loutes parts ,les lies qui s’eleveut dans son sein, les monta-gnes et les tours que l’ou apereoit de l’autreciite, foul justement; ndnurer re superbe pointde. vue. — L’eglise se Irouve au uiilieu d’1111bourg oii se tenail jadis un marclie qui 11’a plusaucune importauce.
Le cluiteau etait uu des plus anliques et desmieux l'ortilies du pays. 11 y avait des Souter-rains et des doujons eu plusieurs endroits. Saconslruetion primitive remonle a des tempslorts recules; inais il avait eie recouslruit etentieremenl restaure sous Henri IV. Le liati-ment principal, ses deux ailes , ainsi que lesdoujons dont il etait llanque, onl etc demolisPendant la revoluliou. 11 11’y a eu d’epargne( |ue la partie des basses-cours, qui etait la plusancienne.
Bibliographie. Louis (l’abbe). Notice lüslo-
rii/ue sur la commune de Ste-Mane-du
Mont (Mein, de la soc. des antiq. de Nor-mandie, t. ix, p. 524).
MAIUE-DU-TIIORO.VKT, vg. Car, nimm,du Thorouet, K de Lorgues.
»IARIE-EN-UHANOIS (Ste-), vg. //.-s adne (Franche-Comte) , arr. et ä 19 k. dehure, cant. et K de Faueogney. Pop. 442 h.
C’est ä cet endroit, coiitraireinent ä l’opiniond e d’Auville, que M. Walekenaer place l’an-bque Amagctohria ou Mage.lohria , lieu cele-ui' e par la dehnte d’Ariovistc jinr C.esnr(V. Walekenaer, Geogr. des Gaules , I i,P- 319).
MARIE-EN-UHAUX, Vg. H.-Sadn« (Fran-Gie-Comte) , arr. et ii 21 k. de Eure, cant. etEs de Luxeuil. Pop. 294 h.
11.
MARIE-EI.-SIV.CHE (Ste-),vg. Corse, arr.,[>3 et ii 30 k. d’Ajaccio, clief-1. de cant. Cure.Pop. 561 h. —Tkrr.un cristallisc ou priniitif.
Ou y remarque la tour de Vannina, hautemaison en forme debastion, dont le nom rap-pelle la fin cruelle de l’epouse de Sampiero. —Aux euvirons sollt les ruines venerees du chä-teau que Sampiero fit batir en 1554, apres quesa maison eut eite briilee par les Genois. Bienqti’hahite par des paysans, ce cluiteau, forme,de gros blocs degranit, conserve encore son airde manoir; 011 y remarque les traces de Fandenfosse et du pont-levis.
Le canton de Ste-Marie est forme de deuxparties distinctes ; I’une montueuse et boisee ,et l’autre inaritime : la partie niontagneuseproduit du seigle, un peu d’orge , des chalai-gnes et presque pas de vin ; la partie basse esttres-fertile en graius, legumes, vins, liuile, etc.;les pälurages y sollt exeellents et nourrissentde iiombreux troupeaux, ainsi que des chevauxestimes.
MAIUE-KERQUE(Ste-), \%.Pas-de-Cafois(Artois), arr. de St-Omer, cant. et K d’Au-druieq. Pop. 1,090 h.
MAUIE I.A RI.VNLIII, (Ste-), vg. Cilte-d’Or (Bourgogue) , arr. , cant., l 7-' et a 7 k.de Bcaune. Pop. 474 h. — Foire le 1" lundiapres le 6 aout.
MAUIE-LA-PANOITZE (Ste-) , vg. Cor-reze (Limousin), an*, et a 16 k. d’Ussel, cant.de Meymac, SS deNeuvic. Pop. 906 li.
MARIE-LA-RORERT, vg. Owe (Norman-die), arr. et a 40 k. d’Aleneon , cant. etE deCarrouges. Pop. 385 li.
MAUIE-LAUMOXT (Ste-) , vg. Calvados(Normandie), arr., E et a 9 k. de Tire, eant.de Beny-Boeage. Pop. 1,508 h.
MARIEMONT, vg. J'osges, coinni. d’Ar-rentes-de-Corcieux, E de Corcieux.
MAUTEN (St-), vg. Creuse (Bourboimais) ,arr., cant., El eta-8 k. de Boussac, et a 30 k.de Chambon. Pop. 354 b.
MAIUEXS (St-) , vg. Gironde (Guienne),arr. et ä 53 k. de Blaye, cant, deSt-Savin, Ede Cavignac. Pop. 885 li.
MARIENTHAL , vg. Mosel le , eonim. deBarst, E deSt-Avold.
MARIEXTHAI.., vg. n.-Ilkin, comm. et Ed’Haguenau.
MARIE-OlTTRE-l/EAV (Sie-), vg. Calva-dos (Normandie), arr. et a 16 k. de Tire,cant. et E de St-Sever. Pop. 316 b.
MAHIEKE (la),vg. / endet’, com. de Petit-Bourg-des-Kcrbiers, E desHerbiers.
MARIES (les), vg. Seine-et-Oise , connn.des Kssarts-le-Koi, E de Rambouillet.
MARIES (les Stes-), ou Notke-Damk-de-la-Mer , jolie petite ville , Jionches-du-Hhone (Provence), arr. d’Arles-sur-Rhdne , a54 k. de Taraseon, chef-1. de cant. Cure. E.A 748 k. de Paris pour la taxe des Iettres. Pop.9)0 b. —Tkrrais d’aUm ions modernes.
Si l’ou encroit la tradilion, la ville des Sain-tes-Maries doit son origine a sainteMarie Jacobeel a sainle Marie Salome , <|üi , ajires la mortdu Christ, vecurent quelques annees dans ces
lienx et y iurent inhwinees ]>res d’une soureed’eau douce qui les avait desallerees pemlantleur vie. Longtemps apres un comte de Pro-vence , anime d’un pieux xele , lit batir sur letombeau de ces deux sainles une eglise enforme de eitadelle, pourla garantirdes eursai-res qui infestaient la ebte *, il traea a um' ror-taine distance un grand fosse, et accorda desPrivileges ä Ions ceux qui viendraient bat;r eu-tre le fosse et l’eglise. Les peelieurs de la ebteet les bergers de Pinterieur de la Caniargues’empresserent de proliler des avantages quileur elaient olferts. Ainsi se forma la ville desSaintes-Maries , qui, dans les anciens tilres ,est designee sous le nom de J'lUa de la Mar.
Cette ville est situee sur une plage sablon-neuse a nne tres-petite distance du )>ord de lamer, el a 1 k. a Pest du petit Rliöne , tout presde son embouehure. Elle est garantie des Hotspar des dunes, entouree de reniparls en grandepartie demolis, et se compose d’environ ein-quante maisons d’une belle apparence, Ibnnantdes rues regulieres et fort propres.
Le seul objet qui attire Pattenlionest l’eglise,dont Pexterieur presente l’aspect d’iuie eita-delle. Ses nnirailles, en pierres de taille el fortepaisses , s’eleveut ä une grande hauteur et seterminent par des ereneaux, domincs aux nn-gles par des toureltes, et au milieu par la tourdu clocher. Le loit de l’ediliee est en pierresplates, et la ]>ente aboulit a une galerie qui faittont le tour du remparl; la crete du loil estornee dans toutesa longueur d’une bordure depierres taiilees et pereees a jour, forniant unesuite de courbes eil ogive d'un bei eilet. La fa-eade , qui est ä l’oeeident , presente l’entreed’une fol teresse ; le ebte de Porieut est en ro-tonde; dans le nmr meridional est une portelaterale qui sert dYnlree habituelle, jm\s de la-quelle on a incruste dans le mm* deux lionsenIiejui nuuhre. de Bavos, beau moreeau d’avebi-lecture qui semble annoneer Pouvrage d’unciseau gi*ee. L’inlerieur de l’eglise presente uneseule nef, dont la voiite est fort elevee et eons-truite en ogive. Au milieu de la nef est unegrille circulaire eu ier qui entoure un puits,ou, dit-on, les saintes Marie se desaltevaieut. Audela du puits le sol s’eleve d’environ 1 m.63 c. au-dessus du pave par le mo\en d’unevoute : la partie superkure forme le einem*, etla partie iulerieure la ehapelle souterraine.Derriere l’autel est um* rotonde soutenue parliuit colonnes de marbre , dont les cliapiteauxgotliiques different tous les uns des autres; ony a sculpte des tetes de satyres, de belicrs, dt;vieillards et tonte Sorte d’ornemeuts d’un beautravail et d’un lini parfnit. A jauche du eliteurest une porte qui donne sur un esealier en spi-rale, par lequel on rnonte a la ehapelle baute ,Jioisee tout autoiu* et enrrelee en marbre; leplalbiul est peint et re])i esente Jesus-Christ, lesdiseiples et les saintes Marie. On voit aussidans cette ehapelle quatre tablcaux peints surbois, representant les tpiatre evangelistes , ouel’on attribue au roi Rt*ne. L’escalier en spiralecontinue jusqu’au clocher, d’oii Ton passe surla terrassequi fait le tour du remparl: le point
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