MARLY-LE-ROI.
MARMAXDE.
MARMAXDE.
501
Interruption sur tonte la peilte de la colline,depnis le bätiment qui renferme la machine ävapeur jusqu’au sommet de la tour de l’aque-duc, dans lequel eile verse l’eau apres l’avoirainenee d’une distance d’environ 1,400 m., etl’avoir elevee d’un seul jet ä une liauteurd’environ 167 nt. — La fönte des differentesparties de cette belle machine, les travaux deterrassement et de construction que uecessi-tait soii installation, devaient employer lecoursde plusieurs annees, pendant lesquelles il fal-lait pourvoir aux besoins de Versailles. com-promis par l’etat d’extreme degradalion oiietait tombee l’ancienne macliine. Pour satis-faire a cette necessite, MM. Cecile et Martinetablirent, sur remplaccment occupe jadis parle premier equipage des pompes de ranciennemachine, quatre pompes seulement, disposeesd’apres le Systeme de la machine a vapeur etmises en mouvement par deux roues ä palettesplongeant dans la riviere. Une conduite com-mune et eontinue porta jusqu’ä la tour de l’aque-duc l’eau refoulee d’un seul jet par les pompes;cet ouvrage etait en quelque sorte un essai duSysteme de la machine ä vapeur, et le succes leplus heureux couronna cette epreuve. — Lors-que la machine a vapeur int mise en activite,on conserva la machine hydraulique, du Ser-vice de laquelle on n’avait qu’ä s’applaudir.L’etablissement de Marly se compose donc au-jourd’hui de ces deux machines, dont le con-cours senible indispensable ; car les deux ma-chines sont sujettes a clidmer, l’une par suitedes nettoyages et des reparations inevitables,l’autre lorsque les eaux sont trop hautes ouHop hasse» ; de sages mesures sont prises pourque , durant le clidmage de l’une des machi-nes, l’aulre fonctionne saus reläche ; ainsi leService n’est jamais interrompu.
MARLY-LA-V1IXE, Mailliaco, vg. Seine-et-Oise (Ile-ile-France), arr. etä 36 k. de Pon-toisc, cant de Luzarches , E de Louvres. P.609 h.
Patrif. de G.-Ferd. Tkissikr, antiquaire ethistorien.
MARLY-LE-HOI , Marliacum, joli hourg,Seine-et-Oise (Ile-de-France), arr. et a 8 k.de Versailles, chef-l. de cant. Cure, [x] de St-^crmain-en-Laye. Pop. 1,167 h. — Terrainteiliaire inferieur.
Marly, en latin Marliacum, est un villageOcs-ancien, dont il est fait mention dans lesStartes du roi Thierry de Fannee 676. Il yav tiit autrefois sur le meme territoire deux pa-
l °isses differentes, l’une du noni de Marly-le-Chatel, et l’aulre de celui de Marly-le-Bourg,( l u * est le Marly actuel. Ces deux paroisses fu-vent reunies en une seule par Louis XIV, qui*t en meine temps rebätir Fcglise sur le modelela cathedrale de Versailles.
La terre de Marly appartenait, en 1150, älaamiile de Montmorencv, qui la possedait de-l 1,l *s un temps inunemorial. Cette terre passa,eii 1356, a la famille de Levis. En 1693, eile^Ppartenait au comte de Pontchartrain, qui I’e-angea avec Louis XIV pour Nenuplile-Ie-
chiCliatel
et ses dependances.
Louis XIV se plaisait si fort ä Marly, qu’ilresolut d’en faire une residence royale ; on yconstruisit en eilet un magnifique chäteau, quicouta des sommes considerables. Au bas d’unesuperbe cascade, et au-dessus des plus somp-tueux jardins, s’elevait un gros pavillon isolequi dominait sur une vaste esplanade enrichiede terrasses, de cascades, de parterres, de bos-quets, de pieces d’eau, de plusieurs chefs-d’teuvre de sculpture ; terminee par un lointaintres-varie et tres-riche, et bordee d’allees d’ifs,de portiques en verdures et de douze pavillonsqui faisaient allusiou aux douze signes du zo-diaque, comme le principal pavillon, au palaisdu soleil. Ces douze pavillons, dont l’architec-ture faisait un contrasle si agrcable avec lesmasses de verdure qui les separaient et les cou-ronnaient, servaieut de logement aux ministreset aux prinees.— Le chäteau, ses jardins et sesbosquets ornes de statues; les fontaines et lespieces d’eau qui formaient de cette residencele sejour le plus delicieux et l’objet de l’admi-ration, ont ete devastes ou detruits. Abandonnesous LouisXIV, ä la revolution il fut dcpouillede ses monuments, de tous les objets d’art, etvendu comme propriele nationale. De tontecette belle hahitation il ne reste plus que l’a-breuvoir et une seule dependance qu’on appe-lait autrefois le Chenil, qui forme maintenantune jolie rnaison de Campagne.
Outre la jolie hahitation du Chenil, Marlypossede beaucoup d’autres maisons de plaisance,toules remarquables par leur charmante positionet par le delicieux paysage qui les environne.Patrik du celebre numismate Joseph Pkl-
LERIN.
Fabrique de draps. Filatures de laine ; foursä chaux et ä plätre.
Bibliographie. Piganiol i>e la Force (J.-Av.). Nouvelle Description des chateauxet parcs de Versailles et de Marly , in-12,fig., 1701, 1707; 3 P edition, 2 vol. in-12,1713. Ouvrage souvent reimprime avec desaugmentations, notamment eu 1751.MAHLY-SOUS-ISSY, vg. Saoue-et-Loire(Franchc-Comte), arr. et ä 42 k. d’Autim,cant. d’Issv-rF.vcqne, [E3 de Luzy. Pop. 526 h.— Forges.
MARLY-SÜR-ARROIJX, vg. Saone-et-Loire (Bourgogne), arr. et ä 27 k. deCharolles,cant. de Toulon-sur-Arroux , fSl de Perrecy.Pop. 695 h.
MARMAGXE , vg. Cher (Berry), arr. et ä9 k. de Bourges , cant. et Eide Mehun-sur-Yevre. Pop. 836 li.
MARMAGXE, vg. Cötc-d’Or (Bourgogue),arr. et ä 20 k. de Semur, cant. et E de Mont-bard. Pop. 256 h.
MARMAGXE, vg. Saone-et-Loire (Bour-gogne), arr. et ä 16 k. d’Autun, cant. et E deMont-Cenis. Pop. 1,280 h.
MARMAXOE: , Marmanda , ancienne etjolie ville, Lot-et-Garonne (Agenois), chef-l.desous-pref. (2 P arr.) etd’un cant. Trih. de 1‘-iust. et de conun. Collegecommunal. Soc. d’a-gric. Cure. Gite d’etape. E. W. Pop. 7.805li. — Terrain d’alluvions modernes.
Autrefois juridiction , diocese et electiond’Agen , parlemeut et intendance de Bordeaux.
La fondalion deMarmande est difficile ä cons-tater, laute <le documeuts bien preeis. Plu-sieurs rnotifs porteraient ä croire que soll exis-tence date d’uneepoque fort recnlee. Les Goths,qui ravagerent l’Italie en 270, l’occuperent ,ainsi que les’troupes de Tetrieus. Les Sarrasinsla detruisirent dans le virf siecle. IlicliardCceur de liou la fit reconstruire et la lortifia.En 1185, Robert de Mauvezin s’en emparapar capitulation. En 1212, les Anglais, alliesdu comte de Toulouse , qui s’en etaient rendusmaitres , y furent assieges eu 1214 par Si-mon de Montfort, qui s’empara de la villeet la livra au pillage; quelques jours apres,le chäteau, oii la garnison s’etait retiree,ayant capitule, il allait etre , ainsi que laville, detruit de fond en comble et la garnisonmassacree, lorsque de sages avis firent alian-donner cet atroce projet; on ne demolit qu’unepartie des nturailles, et on ajouta meme denouvelles fortilications au chäteau. En 1219,Louis , fils de Philippe Auguste, et Amaury deMontfort assiegerent cette ville , qui fut de-iendue avec courage par Centulle, comte d’As-tarac. Les ouvrages exterieurs ayant etc em-pörtes par les assiegeanls , d’Astarac, deses-perant de defendre la place, se rendit ä discre-tion , apres avoir essayc cn vaiu d’obtenir unecapitulation honorable. La l>rave garnison pa-rut tete nue , ä genoux , devant le prince , dontle couscil etait assemble pour deliberer sur sollsort. L’eveque de Saintes prit le premier laparole, et, s’adressant au piince, dit qu’il etaitj d’avis de faire brulerde suite les defenseurs dela ville ainsi que tous ses habitants; l’arcbe-I veque d’Aucli, les comtes de Saint-Paul et deBretagne, s’opposerent ä une action si atroceet conseillerent la moderation. Leur conseilprevalut; mais les troupes d’Amaury , accou-tumees au meurtre, n’eurent pas plutot appriscette decision, qu’elles penetrerent dans laville , et niassaererent, saus distinction d’ägeni de sexe , tous les habitants qui tomberentsous leurs mains. En 1424, les Anglais assie-gerent Marmande, et ne purent s’en rendremaitres ; ils prirent cette ville par trahison en1427 , mais eile lut l eprise peu de temps aprespar les seigneurs d’Albret et de Montpezat.Henri IV l’assiegea saus succes en 1577. Lorsde l’invasion de la France par les etrangers en1814 , une plialange de 800 gueri iers , formeepar les soins de 1’intrepide capitaine Guilbert.de llouen , resista pendant un mois ä toute unedivision anglaise, conimandee par lord Da-louzy.
Les armes de Marmande sont '. degueu-les a quatre tours (Vargent posees en croix ,les creneaux anx extremites , tenant d une.croix d’argent posee en c<rur ; au chef d'a-zur charge de frois ßeurs de lis d’or .
Marmande est une ville propre et jolie. Elleeouronne un plateau qui s’eleve rapidement aubord de la Gavomie, que la route de Tonneinsfranchit sur un beau pont d’une seule arche.La partie elevee jouit de vues charmantes et