614 MOLINOT.
chef-1. tle cant. Cure. ß|. A 615 k. de Parispour la taxe des lettres. Pop. 2,599 h. —Terraix tertiaire moyen.
L’origine de cette ville remonte a une'jepo-que reculee. Vers le milieudu xul* siede, Al-phonse, comte de Poitiers et de Toulouse, ac-corda une charte de commune aux ‘habitants.
Foires les 25 janv., vendredi saint, 6 mai ,oct., 1 er juin, 22 juillet, 25 nov. et 1 er ven-dredi de dec.
MOLIEKRE , vg. Gard, comm. de Mey-rannes, KJ de St-Ambroix.
MOLIETS, vg. Landes (Gascogne), arr. eta 35 k. de Dax , cant. de Soustons , K3*de St-Vincent-de-Tyrosse. Pop. 404 h.
MOLIEZBAR, vg. Seine-et-Marne, comm.de St-Aulde, ß] de la Ferte-sous-Jouarre.
MOUGNAUX , vg. Somme , comm. deCroix-Molignaux, EE3 de Hora.
MOLIXCHAKT , vg. Ahne (Picardie),arr., cant., K! et ä 6 k. de Laon. P. 340 h.
MOLINCOURT , Molincuria, vg. Eure(Normaudie) , arr. et ä 20 k. des Andelys,cant. d'Ecos, Kl des Tlnlliers-en-Vexin. Pop.42 li.
MOLINE (Haute et Basse-), vg. Auhe, com.et ßi de Troyes.
MOLINE, vg. Losere, comm. d’Ispagnac ,K de Floriac. vy.
MOLINES-EN-CHAMPSAUR, vg. H.-Al-pes (Dauphine), arr. et ä 26 k. de Gap, cant.et K3 de St-Bonnet. Pop. 163 h.
MOLINES-EX-QUEYRAS , hg H.-Alpes(Dauphine), arr. et ä 59 k. deBrianron, cant.d’Aiguilles, £3 de Queyras. Pop. 1,005 h. —Foire apres les letes de la Pentecdte. j
MOLINET, vg. Allier (Bourbonnais), an 1 . jet a 54 k. de Moulins-sur-Allier , cant. de ;Dompierre, Kl de Digoin. Pop. 861 h. j
MOLINEUF , vg. Loir-et-Cher, comm. de ;St-Secoudin. Iß. A 183 k. de Paris pour la jtaxe des lettres.
MOLINGES , vg. Jura (Franche-Comte) ,arr., cant., ß et a 11 k. de St-Clande. Pop.370 h. Sur la Biennc.
On v voit une carriere de fortbeau marbre,exploitee avec beaucoup de succes au moyende machines hydrauliques fort simples , quidebitent le marbre en planches de fort grandesdflfnensions. Ce. fut le eure du lieu, M. leGiere, qui döeouyrit eette rarritTe en 1768.
En face de la carriere de Molinges, de l’au-tre cöte de la Bienne , on voit une grande ca-verne, fameusepar l’asile qu’ellea doime, dansles dernieres guerres de la Franche-Comte, äun clief de parti qui s’y defeiidit longtempseomine dans un fort.
Foire le mercredi avant la St-Leger.MOLIXGHEM, vg. Pas-de-Calais (Artois),arr. et ä 25 k. de Betlnme, cant. de Norrent-Kontes, EI d’Aire-sur-la-Lys. Pop. 633 h.
MOLIXIE , vg. Tarn-et-Garortiic, comm.de Det, E de Gaylux.
MOL1NOXS, vg. Yonne (Champagne), arr.et ä 20 k. de Sens, cant. et E de Villeneuve-Lareheveqiie. Pop. 324 h.
MOLINOT , 1 loUnetum , vg. CtUe-tPOr
MOLITG.
MOLITG.
(Bourgogne), arr. etä 21 k. de Beaune, cant.et E de Nolay. Pop. 644 h. — On y voit lesrestes d’une voie romaine et d’un ancieu cliä-teau. — Foire le 6 nov.
MOL1NS, vg. Aube (Champagne), arr. etä38 k. de Bar-sur-Aube, cant. et E de Brienne.Pop. 203 h.
MOLITARD. vg. Eure-et-lJ)ir, comm. de| Conie, E de Chäteaudun.
! MOLITG , village et etablissement d’eaux] thermales , Pyrenees-Or. (Roussillon), arr.,
I cant., E etä 9 k. de Prades. Pop. 604 h.
j EAUX THERMALES DE MOLITG.
I On arrive ordinairement ä Molitg par la| grande route qui traverse la ville de Prades, lesJ voies de communication entre le departementi des Pyrcnees-Orientales et cehii de l’Audeetant presque inipraticables de ce cöte. RAti surles deux tiers inferieurs de la montagne dontla cime borde la vallee au nord-ouest, sur unplateau plus eleve que les collines qui entou-rent les bains , la position de Molitg permet äl’oeil de planer sur les pays circonvoisins, et dedecouvrir, d’un cöte, la majeure parlie de lavallee montueuse, mais toujours verdoyantede Castellane , dans les sinuosites de laquellcs’entrevoient, parmi les bouquets d’arbres touf-fus qui rembellissent , trois ou quatre ha-meaux; de l’autre cöte on apercoit le Canigou,sur lequel regnent constamment le printempset l’biver, et dout la masse imposante borneThorizon. Le Stil, eleve d’environ 500 m. au-dessus du niveau de la mer, est entierementgranitiipie , et sa surface presente de grandesinegalites; mais rindustrie des liabitants quiout meuage de tous cötes des canaux d’irriga-tion, a su le l-endre propice ä toute Sorte deproduclions : aussi fournit-il tout ce qui est ne-cessaire ä la vie.
Les sources thermales de Molitg sourdentd’une masse grauitique, ä 1 k. euviron de cettecommune, dans le fond d’ime gorge de la valleede Castellane, vis-ä-vis de l’aucien cbäteau deParacols , au eonlluent gauebe du torreut duRiel et de la riviere de Mosset , qui a doimeson nom ä la vallee.
Quoique connues des les temps les plus re-cules, ces sources ii’etaient irequentees jusquevers le milieu du siede dernier, que par les ha-bitautsdes eommmies voisines, qui s’y baignaientlorsqu’ils avaient la gale ou lorsqu’ils etaienttournientes par la sciatique ou par des dou-leurs rbuniatismales; mais la maniered’y jiren-dre les bains ctait tres-incomniode, ]iarce qu’iln’y avait alors ä Moligt qu’uii bassin creusedans le roc, rccouverl seulement d’une mati-vaise voüte. En 1756 M. Carrere , prolesseuren mederine de l’imiversite de Perpignan , etniedecin de l’böpilal royal et: militaire de lauieiue ville , en publiant sou traite des eau\minerales du Roussillon, tira les eaux de Mo-llig del’oubli ob dies etaient enscvelies.
Les medeeins de la conlree avant verilie etconslate les lieureux l-i'-sultats que, d’apresl’ouvrage de M. Carrere , les eaux .sulfiireusesde Molitg pouvaient leur faire esperer dans un
grand uombre de cas maladifs, donncrent ä ceseaux assez de vogue pour engager le proprie-taire ä construire sur le plateau superieur, lelong du torrent du Riel et tout ä cöte de l’an-cienne voüte, un modeste bätimeutqui, devenubientöt insuflisant , a reeu quelques anneesapres divers ebangements. Cet edifice presenteaujourd’bui un carre oblong , divisc en deuxprincipaux compartiinents separes entre euxpar un corridor, ayant d’un cöte dix cabinetsrenfermant un pareil nombre de baignoires ;de 1’autre, un local propre ä servil- de lieu derepos apres le bain ; plus , dans une partie dupremier etage, un salou pour les personnes quidesirent etre isolces ou plus tranquilles. Lasource ancieniieineiil usitee alimente les dixbaignoires, au moyen d’un conduit en plomb,scelle dans la maeomieiie, qui recoit l’eau mi-nerale ä son point d’emergence et la distribiuipar des hrauebes collalerales dans cliaque cabi-nel. Quatre baignoires placees plus profonde-ment que les aulres d’environ 1 m. ollient legrand avantage d’un seeond robinet d’eau sul-fureuse, plus lemperee que la precedente, pro-pre ä la nötiger si l’etat des malades le de-niaude, ou ä etre employee sous forme de dou-ches. Dans les divers bains, la chaleur de l’eauest de 29 ä 30“ du thermometre de Reaumur ;mais dans le cabinet n“ 3, l’eau, par son trajeldans le canal de distributiou, prend un altais-semenl de lemperature qui ne va pas au-des-sous du 26” degre, mais qu’on peilt porter jus-qu’ä 24", ä l’aide de la secoude source.
Eu 1817 le sieur Mamet, proprielaire suile plateau inlerieur d’un lambcau de terre oiijaillissaienl diverses sources qui jusqu’alorsn’avaient servi qu’aux usages economiques desbabilunts de Molilg, liL constater leur analogieavec les prccedcntes et conslruire ä peu dedistance du premier etablissement , presipiesur les bords de la riviere de Castellane , unautre bälitnenl oü il placa buit baignoiics elune douche , dans autant de petits apparle-meiils dounaut sur une galerie qui sei t de lieud'attente pour les baigneurs. Dans ce nouveaulocal, tous les bains places sur le meine niveauel alimeiites parle meine reservoir, s’y donneiilde 26 ä 27”.
Les dix-huil baignoires que renl'ermenl elcontieiuient les deux elablissements sonl Lndesen marbre d’Ilalie, tres-propres , et suscepli--bles d’etre l.ien netloyees; eiles ont une Ouver-türe pres de leur bord superieur, par laquelb-l’eau, arrivee ä cette bauleur, s’echappe eonti-miellemenl, d’oii ri-sulle pour les malades l’in-signe avantage de prendre ä vnbmte les bains.dans un milieu d’une temperalure toujimrsegale et dans une eau minerale qui se renon-velle saus eesse, puisqu’ä mesure qu’ello lond«'des robinets, une meine qiianlitc s’ecbappe pt"rouverliire superieine.
On eompte ä Molilg douze, sources therma-les, peu distantes les mies des aulres , dout lal-euniim doime (-(mslaminenl 60 m. i-ulies d eaupar beure. Ces sources sollt la propriele <M. le marquis de Llupia , aiu-ien seigueur < "lieu, domicilie ä Bari-elone en Kspagne.