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NISMES.
NISMES.
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une cglise q«< f«t occupve par les religieuses deSt-Benoit- Gelte eglise, tut detmite en 1 ‘>07.L’audq 116 monument suhit alors tous les outra-ges de l’ignorance et de la barhnrie des temps.Eil 1577, les habitants de Nismes, voulant em-pi-cher le due de ßellegarde de s’v forlifier, enjenverserent !a partie meridionale et abaltiientplus de la moitie de la voüte. En 1622, ceux<jui avaieitl '‘‘d l"'ix du revetemeut des bas-jions de la ville, continuerent ä le degrader etle miient en l’etat oü nous le voyous main-tenant-
Baiss. sur I cmplacemeut au se tvouve aujoiird’bu* la Fontaine existait autiefois cs ojnptueux edifice oü les Romains avaient pvcjjgue tant de luxe, et que le nionde savarviendi' 3 ' 1 encore admirer si un genie heute«eüt pi'uside aux louilles qui furent faites ejTi'i, ea en cooservant seulement les ruintdans l’clat °ü e " es furent decouvertes. Mal
lieureusemeut i! “’en fut point ainsi. Les etal
de Languedoc demandereut des projets de restauratio", et celui de Philippe Marechal, arcbiteele de fortificalions, obtint la preferencejl renferma les eanx dans des l'osses. eleva deterrasses en forme de bastions, et crnt saudoute faire beaucoup pour l’art en etablissatises co nstructions modernes snr les bases anties des momiments qu’on decouvrait; et dnar le bon s ° üt 1,11 sii,cle de I - ouis XIV 11 cr ?ce qu’° u a PP e ^ e * a Fontaine, oü Parchcolognchercbe vainement les bains romains de Nistnesj[ e urei> semellt c i He « dans le, seul interet de 1Science , M- Auguste Pelet a execute en reliejes fouilles de ces bains, leis qu’ils ont ete decouverts en 1742, ce qui permet ä Farcheo1 uc d’etndier encore, au palais des Bcaux\rts, 1111 1165 nl0mimen,s les plus interessantl’antiqriite. Dans ce palais se trouvent reunis tous ^ es momiments romains du midi de IFrance, executes en relief ä Pecbelle comjuje d’u« ceutimi tre par metre. Ce qu’il y ;.„•taut de remarquable dans notre siede d’coi^riie et de hasse cupidite, c’est qu’aucuij , Interesse n’a presidc ä l’execution admi■able de ces ouvrages , que M. Auguste Polea r eproduits seulement comme etnde conscien
cieuse.
Porte d’Auguste. Cette porte, qui fait faceä laroute de Rome sur la voie Domitienne,etait sous les Romains la porte principale de latille. EHe est fort ruinee, et l’exhaussemeutdu sol Cache une partie de sa base; mais dieeston ne.peut plus interessante en ce que c’est leseul monument de Nismes portaut une inscrip-tion, qui prouve que c’est la huitieme anneede la puissance tribuuitienne d’Auguste, c’est-a-dire quinze ans avant notre ere, que lesrent-parts de la ville ont ete construits. Voici cette
inscription:
IMP . CA5SAR . DIVI . P . AVGVSTVS . COS. XI. TRIBV .POTEST . VIII . PORTAS . MVROS . OOL . I»,VT .
La porte d’Auguste est formee de quatrepov-tiques : deux, d’egale grandeur, devaient ser-vir au passage des chars, des equipages et delacavalerie; les deux autres, plus pelits, etaient
saus doute pour les gens de pied. Les deux oin-tres des grands portiques sont surmontes d’unetete de taureau en demi-relief, sur laquelleappuie la saillie de Fentublement; au-dessus desdeux autres est une niche oü furent sans douteplncees des statues. Ce monument est decorededeux pilaslres qui encadrent les passages descötes; ceux du niilieu sont separes par unepetite colonne ioniqne, appuyee sur une con-sote a hauteur de la naissance des arcs. Lapoite etait protegee par deux tours denii-cir-culaires, contre lesquelles eile s’appuyait.
Porte de France. Cette porte existe encorea l’angle le plusmeridional des anciens murs dela ville. lille est formee d’un seul porlique,couronnee d’un attique ome de quatre pilas-tres, et flanquee de deux tours demi-circulai-res. Une gi-aude rainure que Fon apercoit dansFepaisseur des pieds-droits indique que cetteporte se fermait avec une lierse.
La cathedrale de Nismes est une veritablemacedoine, dont la base, de construction ro-mnine, a appartenu au tenipie d*Auguste. Lecöle gauche de la fahnde , oü se trouve leclocher, et une partie du fronton, da teilt duxi e siede; le reste de Tedilice a ete coustruitdans le xvi c et le xvu« siede. L’epoque ac-tuelle est aussi veuue y npposer son cadiet encouronnaut Tentree d’un fronton extremementaigu, qui n’a aucun rapport avec les autresparties du monument et ne caracterise que lemauvais goüt de l’architecte qui l’a coustruit.Ou voit dans 1’intcrieur les tombeaux de Fle-cliier et du Cardinal de Bernis.
Le jardin public, oü se ti'ouvent la foutninequi alimentait les bains romains, est sans con-tredit ce que Nismes moderne oflre de plusagreable. La source nourrice de la ville formeuue petite riviere qui fuit dans un beau canaleu pierres de taille, borde par une superbe alleed’arbres. Le bassin est silue dans une des col-lines qui environnent Nismes; il est creusc parla nalure en cöne renvevse dans le roc vif, etI’eau jaillit. de son cenlre souvent a gros bouil-lons. D’autres bassins, des pavlerrcs de lleurs,des masses de verdure, un ilot symetrique de-core par la nature , ornent ce jardin, qui ad’autant plus de charmes qu’il s’etend sur lecoteau voisiu et jusqu’au pied de la tourMagne, d’oü la vue plane sur ia ville et sesenvirons.
Ou remaix[ue encore a Nismes le palais dejustice, edifice moderne situe sur le boulevardde FEsplanade : il se distingue par un frontonque soutieiment de helles colonnes, par le riclieVestibüle qui divise les salles d’audience, et parl’enceinte de ces niemes salles decorees avecune extreme elcgance ; la nouvelle salie despectacle, spacieuse, bien distribuce, et dontla faeade est decoree d’un beau pcristyle ioni-que; l’höpital general, qui presente une helleligne d’architeetiire; la maison centrale de de-teution, ancienrie citadelle construile par Vau-ban, qui peut recevoir 1,200 prisonniers; l’e-glise du College; les lavoirs et abreuvoiis pu-blics ; la bibliotkeque p blique, renfennnnt30,000 volumes iinpriraes et quelques inanus-
j crits precieux ; le cabinet d'histoire naturelle,; place dans le merne bätiment que la bibliothe-| que, ou se trouve une rare collection de co*i quilles classees methodiquement et augmenteej annuellement par les soins de M. Viliiers duTerrage, ancien prefet du Gard, qui a donneau departement de si grandes preuves de son, amour pour les arts et de ses talents adminis-J tratifs; etc.; etc.
Biographie. Nismes est le lieu de nais-sance:
De Rabaut St-Etiknne , l’uu des hommes. les plus honorables de la France, par ses vertus•. et par son lionorable conduite, de.pule aux etats| generaux, membie de Fassemblee nationale, dej l’assemblee legislative et de la Convention na-tionale, Uistorieu de la premiere epoque de larevolution francaise, mort sur Fechafaud re-volutionnaire le 6 decernbre 1793.
De Rabaut-Poviier , frere du precedenl ,menibre de la convenliou nationale et du con-seil des cinq cents.
De Rabaut-Dutuis, membre du conseil desanciens et du corps Iegislatif.
Du bai'üii Jules de Calvieres , depule duGard, prefet de YaucUise et de Flsere, qui s’estreudu tristement l’nmcux lors des troubles quidesolerent la ville de Nismes en 1815.
Du baron J. Pieyre , prefet de Lot-el-Garomie et du Loiret, membre de la chambredes represenfants.
Du conventionnel J. Julier.
De M. Gui/.ot, membre de la chambre desdepules, ministre des affaires etrangeres, mem-bre de Flnstitut.
Du general Donnadiku.
| Du savant Court de Gebelin.
i De J.-F. Seguiek, archcologue.
DeM. Aug. Pelet, antiquaire.
De J.-Ces. Vincexs, antiquaire.
De J. Chas, jurisconsulte.
De Jacq.-L.-Sa>i. Yincens, savant ministreProtestant.
De Nicot, auquel on doil Fintroduction dutabac en France.
Du naturaliste Dorthez.
Du pliysiiüen Paulain.
I)e H. Gautier , ingenieur des pouts etebaussees.
De Dan. Encoutre, matbematicien.
Du savant matbematicien Deparcieux.
DeM. Emile Yincens, economiste.
De J. Vincens St- Laurent, litterateur eteconomiste.
De Fautcur dramatique Pikyre.
Du pocte Imbert.
De M M,C Verdier, surnommee la Desliou-lieres du Midi, auteur des Lettres et Histoiresgalantes.
DeM. Roux-Ferrand, litterateur.
Des peintres Natoire, Renaud le Yieux etSlGALON.
De J. Fabre, eelebre par le plus beau de-vouenient de piete filiale que Fon connaisse.
Du baron Fromknt, agent des princes fran-cais eraigres.