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62 NOIRMOUTIERS.

lite de se tleployer au milieu des marais salants ,coupes en divers seus, les republicains ue pou- !vaieut ruarcher que par le ilauc, ce qui fit jmultiplier les colouues d’attaque, taudis que ;l’incgalitc du terrain ruarquait leur peu deprofondeur ; malgre ces didiculles , les bat-teries des cötes furent empurtees a la baion-nelte. Les Veudeeus, presses , poursuivis detoutes parts, se repliereut sur Noirmoutiers, etse rangerent eu bataille sous les niurs de laville. L’approche des coloimes, le feu de lallottille jeterent les insurges dans l’abatlement.Abandonues de quelques-uus de leurs chels, ledesordre se mit daus leurs raugs ; sommes dese rendre, ils demaudeutä capituler : ou leurrepoudit qu’il fallait qu’ils se rendisseut ä dis-cretiuu, siuou qu’ä fiustaut ineme tousseraieutpassesau (il de l’epee. A cette terriblemenaceilsjeterent leurs armes. L’armee victoi ieuse lescerna et entra daus la ville. Le general Turreauordonna qu’ou s’assurät de lout ce qui existaitdaus l’ile. Les soldats y lirent les plus scrupu-leuses recherohes, pendant que les l'regates etles hätiments legers la tenaient bioquee : rienne s’en echappa , cliel's, pretres , emigres,fennnes, enfants, furent amenes au quartiergeneral. Parmi viugt-deux cliel's vendeens onremarquait d’Elbee mourant et accable dupoids de ses douleurs, et plus eucore de sadisgräce et du nialheur d’avoir vu deux millelioinmes ahandouner leurs lignes saus beiderune amoree. —Les conimissaires avant tiredes prisonniers tous les aveux qu’ils pouvaientdesirer, la senlence de mort lut pronouceeeoutie les prisonniers. D’Elbee mourant futporte dans uu fauleuil au lieu de l'excculion ;sal’einmeet quatre cliefs veudeens partagerentson sort.

Bibliographie. Richer (Edouard). Aspectpitloresque de l’ile de Noirmoutiers, in-12,1822.

Riviere. Quelques mols sur les iles voisinesdes cötes de France , et en parliculier sur[de de Noirmoutiers, br. in-8.NOIRMOUTIERS, Nigrum Monasterium, 1petite ville maritime, Vendee (Poitou), arr. etä 67 k. des Sables, chef-1. de cant. Cure.Syndicat maritime. "Vice - consulats etrangers.K. A 497 k. de Paris pour la laxe des lettres.Population de l’ile 7,666 h. dont 2,400 en-viron peuplent la ville. — Terrain cristallise,micaschiste et gneiss, voisiu du terrain cre-lace inferieur. — Ftalflissement de la maree,

3 heu res.

La ville de Noirmoutiers est assen regulie-renienl bälie et remarquable par la propreteInterieure de ses hahitatious. Sur la priucipaleplace s’eleve uu ancien cliäteau surmonted’uue plate-lorme flauquee aux quatre anglcsde quatre tourelles regulierest de ce poiuteleve on jouit d’une vue admirable sur l’ileentiere, sur l’Ocean et sur toutes les cdtesvoisines. Le porl, oii il monte 4 m. d’eau,peut recevoir des hätiments de 50 ä 60 ton-lieaux; il est precede de l’excellente rade dubois de la Chaise, qui peut recevoir de grandsnavires en reläche ou en chargement.

NOISY-LE-GRAND.

Patrie d’Eu. Richer, historien de la Bre- jtagueet du departement de la Loire-Inferieure. !

Commerce. Le priucipal commerce de l’ilecomprend les grains , les feves, le sei et lasolide. La recolte des grains s’eleve annuelle- ■ment ä 1,000 ou i,200 charges du poids de I1,200 kilog.; celle des feves ä 500 kilog.; jcclle des sels ä 1,000 ou 1,200 charges du |poids de 3,250 kilog. ; la laliricalion de la ;soude est de 500 ä 600,000 kilog. — Peche ;d’huitres pour la France et l’Angleterre.— |Grand et petit cabotage. — Faires les 19 mars jet 20 aoiit. I

NOIIIOX, vg. H.-Saune (Franche-Comte),arr., cant., 13 et ä 9 k. de Grav. Pop. 245 h. :

NOIRON-LES-CITEAüX, vg. Cöte-d’Or \(Bourgogne), arr. et ä 15 k. de Dijon, cant. jet [ED de Gevrey. Pop. 327 h. j

Pres de la grande route de Dijon ä Citeaux jest le pont aqueduc des Arvaux , remarquable ipar deux rivieres qui y passent : la premierequi vienl de Salhenavet de Broindon, appeleeBu-Cheron, coulant de Test a Pouest, passesous le pont; 1’autre, appelee Saus-Fond, plusconsiderable, eoule du nord au sud, passe surle pont, en forme d’aqueduc.

NOIIIOX - SOUS - BEZE , vg. Cote-d’Or(Bourgogne) , arr. et ä 30 k. de Dijon, cant.et de Mirebeau-sur-Beze. Pop. 461 li.— jHaut, fourneau.

XOIROX - SUK - SEINE , vg. Cote-d’Or(Bourgogne), an*, et ä 16 k. de Dijon, cant.de Chalillon-sur - Seine , K de Mussy-sur-Seine. Pop. 312 h.

XOIIIONTE, vg. Douhs (Franclie-Cointe) ,arr., K et a 12 k. de Besancon, cant. d’Au-deux. Pop. 337 h.

XOIUTEURE, vg. Deux-Sevres (Poitou),arr., cant., Eiet a 9 k. deBressuire. P. 762 h.

On y remarque les ruinös d’un chateauenlicrement construit engranit, dont les murscleves et dccouverts resistent depuis plusieurssiecles a l’aclion deslructive du tenips.

XOIUVAL, vg. strdennes (Champagne),arr., ED et ä 10 k. de Vouziers, cant. duChcne. Pop. 160 h.

XOISEAIT , vg. Seine-ei-Oise (Ile-de-Fran-ce), arr. et a 26 k.de Corbeil, cant.de Boissy-St-Lcger, Kde Laqueue-en-Brie. Pop. 140 h.

NOISEMANT, vg. Seine-et-Marne, com.de Savigny, K de Melun.

XOISIEE, Nusiallum, vg. Seine-et-Marne(Ile-de-Franee), arr. et ä 27 k. de Meaux,cant. de Lagny , ED de Noisy-le-Orand. Pop.

,j j 3 j,. — Fabriques de choeolat.

NOISOX, vg. Nievre, comm. de Monte-noison, Kl de Preniery.

XOISSEVIELE, vg. Mosellc (pays Messin),arr., K el a 8 k. de Metz, cant. de Vigny.Pop. 267 h.

XOISY - LE - liHAXl) , Noisiacum, vg.Seinc-et-Oise (Ile-de-France), arr. et ä 47 k.de Pontoise, cant. de Gonesse. K. A 15 U. deParis pour la taxe des leltrcs. Pop. 1,079 b.

Noisy etait connu des le vi c siecle, et le roii Chilperic P r y avait une niaison de plaisanee,

I entour<*e d’un doinaine ou villa regia. Gre-

XOISY-LE-GRAXD.

goire de Tours rapporte cpie la reine Frede-goude, si fameuse par ses ci'imes, nyant apprisque le jeuneClovis, lils de Clulperic, son mari,s’etait permis de mal parier d’elle a son pere,et s’etait vante ensuite tpi’apres la mort decelui-ci il saurait bien se venger de toutesles peisecutions qu’elle lui faisail eprouver,resolut de se defaire du jeune prince par l’as-snssinal. Dans uu acces de rage , eile accusaClovis d’avoir fait perir ses enfants par desmalefiees. 11 etait amoureux d’une des fennnesde la reine, Jont la niere ful representce com-me une soi*ciere qui l’avait servi par ses en-chantenients. Fredcgonde lit saisir la mailressede Clovis ; apres l’avoir fait cniellement lusti-ger, eile fit planter, devant la porte du prince,un poteau que l’on entr’ouvrit avec des coins ;l’on engagea dans cette ouverlure le corps desa mailresse , puis, retirant les coins, on ylaissa perir cette nialheureuse dans d’borril)lestourments. Sa mere fut arretee a son tour, etles bourreaux lui aiTocberent, par une Ionguetorture , la cont’ession des malelices dont onl’accusait. Clovis etant venu a Cbelles ou resi-dait son pere, Fredcgonde s’y rendil egalement,et, comme eile mailrisait enlicrement Chilpe-rie, eile lui persuada que Clovis voulait: ledetroner et lui j’avir la couromie avec la vie.Dans ce moment Chilperic partait j)our lachasse; il lit arreler Clovis par deux de ses■ ducs, et, l’ayanl fait depouiller de ses babiU! et de ses armes, il le livrn ä Fredcgonde, qui le, fit charger de chaines et enfenner dans la| prison royale qui etait, a Cboisy. Au hont dei trois jours , pendant Sesqucls on tira de lui les; noms de lous ses amis, il fut livre aux assas-| sins ordinaires de la reine , qui se jeterent sur| lui et le poignardemU saus pitie pour sa jeu-nesse et sa qualite de seul beritier du roi. Desmessagers vinrent dire a Chilperic qu’il s’etailfrappe de ses propres inains , et que le couteaudont il s’etait servi etait encore dans sa blcs-sure. Le roi ne fit pas une seule question et nelui accorda pas une lärme, mais tous ceux quiavaient appartenu ä Clovis furent persecutes.Sa mere, la reine Audovere, peril d’un sup-pliee cruel; sa sunir, apres avoir ett» violee pai’les pages de la reine, fut enfermee dans uncouvent, et tous leurs biens furent eonfisquesau probt de Fredcgonde.

Clovis fut entern* saus bruit a Noisy, sousla goulticre d’une ebapelle de l’eglise. Maisbientdt, apprehendant que Chilperic ne fitfaire des mdierelies, et que le endavre detem*ne de[)0.sat contre eile, en demontrant sonimposture par les coups dont il etait peree,eile ordonna de 1’exliumer et de le jeter dausla Marne. Ces ordres furent executes ; mais cecadavre s’arreta dans les filets d’un peeheur,et eelui-ci, l’ayant reconnu a la Iongue ebeve-lure que les princes seuls avaient le droit deporter, le deposa sur le rivage, et ayant c.miseune fosse, il l’enterra et le veeouvrit de gazon.Quelque temps apres, Chilperic etant mort,le roi Gontran, oncle du jeune prince assas-sine, curieiix de savoir ee qu’etait devemi soneadavre, fit faire des perquisitions dans toul le