Band 
Vol. 3.
Seite
113
JPEG-Download
 

ORLEANS.

ORLEANS.

ORLEANS.

■113

donne un joli dessin de la chapelle St-Jacquesdans l’Album du Loiret, publie par M. Roma- ’guesi.

L’aucien hotei. i>f. viele, occupe aujourd’hui 'par le musee, est un edilice dout la toustruc- ;tion a ete commencee sous Charles VIII et jacbevee par Louis XII, eu 1498. II est decore id’une facade remarquahle dont M. Romagnesia publie une lilhographie dans l’Album du Loi-ret. Dans la cour se trouve une tour carreetres-aucienne, qui faisail pnrtie de la premiereenceinted’Orleans, et dont le sommet esl main-tenant surmonte d’un telegraphe.

Musee. La ville d’Orleans possede un museefonde eu 1825, et dejä tres-richc en tableaux eten objets precieux dus ä la liberalite des liabi-tants et ä quelques dons du gouvernement. Ony voit des tableaux de Miguard, de Vien, duGuide, de Philippe de Champagne, de Benedet-toluli , de Vau Romain , du Guerchin , deDrounis , de Rigaud , de Fragonard, etc. Lesportes qui servent d’enlree interieure a cet eta-blissemeiit sollt edles de l’ancien jube de Ste-Croix.

Mitson d’AgnesSorel. Cettemaison, situee lrue du Taboury, n" 15, est liätie avec un soin

particulier et un luxe de sculptures qui annon-cent, au premier coup d’üeil, qu’elle a dii elrehabitee autrefois par de riclies et imissants Sei-gneurs. La facade exlerieure du bätiment offredes croisees tres-ornees, et les deux portes d’en-tree sonl: remnrqnables par les bas-re)iefs enbois qui y sollt sculptcs.

On a peiise pendaut longtemps que cet liötelavait ete construit etliabile par le pere de Ma-rie Toucliet; d’autres out pretendu qu’il avaitete bäti par le Cardinal Bricounet; mais, d’a-pres la tradition successive de ceux qui y outdemeure, il est plus geucralement reconnu qu’ila ete eleve et decore par Charles VII.

Tont annonce d’ailleurs que cette elegante,construction a ete faite pour la cour ou pourquelque personnage marquant avant 1470.

Maiaonde Fraxuois I“. Cette mais on, situeerue de Recouvrance, n° 28, forme l’angle sud-ouest de la rue de la Chevre-qui-danse ; eile aporle ä diflereutes epoques diverses denomiiin-tions, mais eile est coiniue generalement sousle nom de Francois I", ä raison des emblemesqui s’y trouvent. Elle a d’ailleurs eie b.itie evi-demment sous son regne.

11 devient impossible de savoir positivementpour qui cette maisoii a reellement etc ornecavec taut de soin ; seulement on voit que lesouvriers du roi 1’out sculptce au monient de laplus gründe faveur de la ducliesse d’Etampes,et que Guillaume Toutin etait bien vu ä la cour,et lieetroitement avec Jean dela Brasse, auquei

mHcO u “ l ip ° nser alors

M de Heilly. Lessalamandres qui s’y trouve»,eucore, les clnllres enlac™ dans plusieurssalles,et aujourdhui mm.les, les armes de France,celles du duc d Orleans et du daupbin que hpraprictaire actuel a ete contraint de fai re dis .parailre, lout indiqiie qu’elle a etedestinee ä de-venir l’habilatiou de persomies marquaules duregne de Francois I er .

Monument de Jeanne d’Arc. Lrulee en 1431,reconnueinnocente enl436, les habitants d Or-leans regarderent Jeanne d’Arc dans tous lesinstants corame la victime de la vengeance desperfides Anglais et de l’ingratitude de la cour :aussi a peine la revision de son proces lut-elleconnue, qu’on s’empressa de lui clever un ntornnment sur le pont. meme temoin de ses premiersexploits. Lesdames et les demoiselles d’Orleansen tirent tous les frais. C’est faussement que lesauteursvenauxouterriliesdu regne de Louis XIen ont attribue tont fhomieur a Charles YII,pour qu’il rejailüt'sur son fils; car il est cons-tant, d’apres d’autres autorites, que ce sollt lesOrleanais qui en concumit: l’idee et la mirenta execution avec les deniers de la ville et lesparures de leurs fenunes.

En 1803, la ville d’Orleaus obtinldu gouver-nement la permission d’elever un monumentnouveau ä la memoire de la Pucelle, et designuune Statue de Jeanne d’Arc, modelee par M.Gois. Le 50 mars 1804on eleva le picdestal, etpeu de temps apres la statue en brouzeet ses ac-cessoires se trouverent acheves et places. Ladepense, remplie en grantle partie par les sous-criplions des habitants, s’est elevee a 40,000francs environ, y compris une medaille frappeepour perpetuer le souvenir de cette restnuration.La statue a 5 m. 66 c. de hauteur, et reposesur un picdestal de 3 m. sur 1 m. 33 c. de large,revctu de tres-beaux marbres, et orne de 4bas-reliefs : celui du sud represente le combatdes Tourelles ; celui de l’ouest rappelle le mo-nient oii Jeanne d’Arc recut l’epee des rnainsdu roi; lo troisieme, ä fest, retrace l’instantdu sacre de Charles YI1, et le quatrieme, lamortaffreusede la Pucelle. On litsur la face del’ouest cette simple et convenable inscription :

A JEANNE d’aRC.

La statue de cette hero’ine represente unefemme dans la vigueur de Tage, coiifee d’unchapeau dont les bords sontreleves, et surmontede panaches ; sa iigure et son cou sont decou-verts ; une riche cuirasse dessine sa poitrine etsa tadle robuste; les bras sont delendus parune colte de mailles; une longue robe passe sousla cuirasse, et descend jusqu’aux pieds, chaus-ses de souliers car res et tres-ornes. Un largeceinturon, passe sur l’epaule, soulient le lour-reau d’une epee placee dans la main droite, etdont la poinle est tournee vers la terre ; la maingauche tient un drapeau arrache avec violencea l’eunemi, ce qui imprime a la figure un airfarouche qu’on est peu habitue a trouver dansles divers portrails et reliels de Jeanne d’Arc;les pieds sont Supportes par des debris, surlesquels on apereoit trois Icopanls.

Le taeais de justick est un bätiment d uneagrcable dislrihution , construit en 1821. Lemilieu de la facade est decore dequatreeoloimesdoriques, surmontees d’uu irontou, lormant unperistyle cxhaussc de huit ou dix marclies ac-compagnees de deux helles figures de sphinx.

Le pont. Yers l’annee 1750, M. Nupeau, pre-mier ingenieur des ponts et diaussees, projetale pont d’Orleans. L’execution en ful confiee a

M. Soyer , ingenieur en chef. Au conmience-ment de l’annee 1751 on travailla aux premiersbatardeaux necessaires pour sa construction. Lapremiere pierre en lut posee le 8 septembre ,a la culee du ebte de la ville.

Le pont est compose de neuf arclies formant333 m. de long et 15 m. 50 cent. de large, ycompris les trottoirs. La largeur de. ses arcliesest inegale ; la plus petite a 30 m. 50 cent. d’ou-verture et la plus grande33 m. *. deux pavillonsassez elegants le terminent du cöte du portereau,l’un sert de logement au portier, l’autre de bu-veau ä l’octroi. La grille en fer qui le lermaitjadis, enlevee en 1794, avait ete remplacee parune barriere eil bois a laquelle on a substitueen 1808 la grille de fer aetuelle. Le milieu dupont, du cöle de fest , est orne d’un ccussonaux armes de la ville.

Les glaces de 1789, dont le refoulement, oc-casioime par une crue subite du lleuve, enlevabeaucoup de ponts sur la Loire, ebranlcrent unpeu celui d’Orleans; et c’est depuis ce momeutqu’on remarque les le/.ardes aux deux piles quiavoisinent le portereau.

En 1814, l’armee de la Loire, pour assurersa retraite, avail fait preparer des fougassessous les deux dernicres arclies du cote du porte-reau, et on eul alors foccasion de remarquerlesoin apporle dans la construction des doublesvoütes dont nous avons })arle. Le mareclialDavoust avaitetabli despalissadcs et uncorpsdegarde sur le milieu du pont dont l’autre par-tie, du cote de la ville, fut peu de jours apresoccupee par une division prussienne. Cent vingtbouches ä feu francaises garnissaient les quais deSt-Marceau et menacerent, pendaut jilusieurs’jours, la ville d’une destruction prochaine.Heureusement la prudence du mareclial et l’af-fection de farmee pour la France rendirentces formidables preparatifs inuliles. Le2Ö juil-let 1815, les Prussiens s’ctanl diriges sur Bloiset Tours, on s’empressa de reboucheravec soinles trous des fougasses et f on repara le pont.

On remarque encore a Orleans la maisou ducelelire jurisconsulle Pothier ; le jardin de bo-tanique, orne d’uneterrasse d’oii l’on jouit d’une1 fort belle vue; la bibliotheque publiipie, dontle joli vaisseau renferme 26,000 vol mes. Lacreation de cette Ijibliotheque est due a Guil-laume Prousteau, dont le catalogue a ete publiepar D. Favre en 1777, in-4. Ayanl acquis labibliotheque d’Hadrien de Yalois, il y joignit lasiemie et depensa plus de 40,000 francs pourassurer la fondation de cet etablissemeut.

Biographie. Parmi le grand nombre de per-sonnages distingues nes a Orleans, on eite prin-cipalement :

Le P. D. Petau, jesuite, l’un des savants lesplus distingues de son temps, mort en 1652.

Amet.ot de ea Houssave , cclebre commen-tateur. '

Muis, professeur d’liebreu et savant eom-mentaleur.

Poüllin de Lumina, historien de Lyon.

Lkdoyen (l’abije) , historien , membre deFacademie des Sciences et de facademie des ius-eriptions.

ui.

15