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Vol. 3.
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VILLE DE PARIS. — D1XIEME ARRONDISSEMENT. — N” 39. QUARTIER DES INVALIDES.

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Le 26 messidor, anniversaire de la pi'ise de la Bastille (loi du 10tliermidor an iv).

Les 9 et 10 tliermidor, fete de la Liberte (loi du 3 brumaire an iv).Le 23 tliermidor, anniversaire du siege des Tuileries (ioi du 10tliermidor an tv).

Le 10 fructidor, leie des Vieillards (loi du 3 brumaire an iv),

Le 18 fructidor, anniversaire du 18 fructidor an v (loi du 2 fructi-dor an vi).

Sous le cousulat, on celebra encore plusieurs letes nationales auCliamp-de-Mars : la fete de la Emulation de la republique en 1801, etla fete pour la Paix generale, le 9 novembre 1801.

Le 10 novembre 1804, Napoleon, apres son couronnement, recutauCliamp-de-Mars le sermeut de fidelite et d’obeissance des deputations detous les corps de l’armee.

Le 7 septembre 1814 eut lieu au Champ-de-Mars la distribution desdrapeaux de la restauratiou ä la garde nationale de Paris, donlle motiletait de detruire jusqu’au Souvenir des aigles de rempire et du drapeautricolore de la revolution. Un autel resplendissaut d’or et de ricbes dra-peries elait dresse vers l’Ecole militaire, presque en face du tröne quel’on avait eleve pour le roi sous le peristyle de cet hötel. Le roi, ac-eompagne du comte d’Arlois, du duc d’Angouleme et du duc de Berri,apres avoir fait le tour du Champ-de-Mars, s’assit sur son tröne, ayautpres de lui la duchesse d’Augouleme. Un moment apres, l’archevequeTalleyrand-Perigord (oncle du fameux evequed’Autun, qui avait olliciedans ce meme Champ-de-Mars, vingl-quatre ans auparavant, ä une cere-monie bien autrement soiennelle), suivi d’uue lougue procession depretres et d’ecclesiastiqnes de tous ordres et de tous degres, revetusde leurshabits sacerdotaux, traversa les längs de la garde nationale, etvint se placer a l’autel, qui fut immediatement eutourc par les membresnombreux du clerge. Le roi distribua les drapeaux, auxquels la du-chesse d’Augouleme attachait une cravate en soie blanche ornee d’unebroderie en or. Apres la remise des drapeaux, les cbefs des legions s’a-Vancerent vers l’autel, ou l’archeveque proceda ä la benediction de cesetendards. Tout lemonde se mit ä genoux, on tira le Canon, la musiquejoua les airs de Vive Henri IV et de Charmante GabricLle, puis lesgardes nationaux defilereut devant le tröne, en riant sous cape de latournure ridicule d’un mouarque ä jambes d’elephaut, chausse de gue-tres en Velours.

Le 1" juin 1815 eut lieu au Champ-de-Mars la ceremonie du champde mai. Un amphitheätre semi-circulaire et divise en plusieurs corps detrihuues recut les quinze mille electeurs et les deputations militaires,venus de tous les points de l’empire pour assister au depouillement desvotes sur l’acte additionnel, et preter sermeut, avec l’empereur, a lanouvelle Constitution. A une heure, au milieu des decharges de l’artil-lerie, Napoleon parut, entoure de ses trois freres et des grands offiriersde l a couronne, et se placa sur un tröne prepare ä cet eilet; il fut ac-cueilli par les acclamations de toutes les tribunes. Apres la messe, laDeputation centrale des Colleges electoraux de l’empire, au uombre dec>nq cents personnes, sortit des tribunes et monta l’escalier qui condui-«ait ä la plate-forme du tröne. M. Dubois (d’Angers) prononca un dis-cours qui fut accueilli pav les applaudissements unanimes de l’assemblee.^nsuite Cambaceres fitconnailre le depouillement des votes et i’accepla-hon de la Constitution par le peuplefranqais. Ce depouillement donnait leResultat suivant : votes recueillis, un million cinq Cent trente-sept millece nt cinquante-neuf, dont quatre mille huit centdeux votes negatifs, etuu million cinq cent trente-deux mille trois cent cinquante-sept votes®ffirmatifs. Le grand maitre des eeremonies declara la Constitution ac-ce Ptee par le peuple francais. L’empereur prit la plume, signa cet acte,prononca un discours energique, qui fut accueilli par uu cri unanimee Vive l’empereur, prononce par plus de deux cent mille voix. L’ern-P**eur, et, apres lui, tous les fonclionnaires jurerent d’observer et de'te observer les constitutions de l’empire. Un Te Deum fut chaute,P u js l’empereur fit la remise des aigles aux deputations de l’armee. Eu-suite l’empereur vieut se placer sur une plate-forme erigee au milieu duLliamp-de-Mars, ou Fon avait place uu tröne decouvert; il s’assit, eu-^ es marecliaux et de toule la cour. Lasoleunite presenta alors uu*P*!ctacle dont la magnificence ne peut etre qu'imparfaitement decrite.

Le monarque sur son trone, qui formait comme une pyramide ecla lauted’aigles, d’armes, d’uiiiformes brillants, une platne immense de soldats,flanquee d’une multitude si nomhreuse, que les talus des deux cötes nepresentaient qu’nn tapis de leies; l’homme, la conjoucfure : tout con-courait ä donner ä ce spectacle un caractere indcfinissable de graudeur,qui rappelaitles premieres federations de la revolution. Au signal donnepar Pempereur, toutes les troupes s’ebranlerent et se concentrerent ä lalois autour de la pyramide ; il se fit un silence solennel; Napoleon pritla parole, et dit:

« Soldats de la garde nationale de Paris ,

» Soldats de la garde imperiale ,

» je vous confie l’aigle imperiale, aux couleurs nationales. Vous jurezde perir, s’il le faut, pour la defendre coulre les ennemis de la patrie etdu trone. Vous jurez de ne jamais reconnailre d’autres signes de rallie-ment! » Nous le jurons l! Telle fut la reponse unanime et simultaneede cette masse d’hommes armes... Dix-sept jours apres, plus de vingtmille moururent pour acquiller leur sermeut!— Les troupes deiilerentensuite sous les yeux de l’empereur, en le saluant de leurs vivat et enchantant la Marseillaise.

Depuis cette deruiere epoque, les solennites du Cliamp-de-Mars n’onlguere consiste qu’en quelques revues de la garde nationale, au nombredesquellesoncile principalement la deruiere revue passee par Charles X,ou les citoyens manifesterent leur antipathie contre le ministere. et l’ad-mirable revue passee par le roi Louis-Philippe I er , apres la revolutionde juillet.

Aujourd’huile Champ-de-Mars est, particulierementafTecteaux cour-ses de chevaux, qui s'y font depuis l’an xir, en presence du ministrede l’interieur, et dont l’origine remonte ä une epoque anterieure a larevolution de 1789.— Le goüt, ou plutöt la passion des chevaux, quis’elail eleinle en France avec l’usage des tournois, s’y ranima vers lamoitie du siede dernier, et c’est de cette epoque cpie date le premieressai des courses en regle, qu’on voulait etablir ä Timitation de cellesqui se pratiquent en Angleterre. Cette tentative vint ä la suite d’unegageurequ’avait faite k Fontainebleau un gentiibomme anglais, qui avaitparie mille louis qu’il ferait en deux lieures le trajet de Fontainebleaua la barriere des Gobelins ; il gagna de quelques wunifes. L'annee sui-vante, un grand seigneur francais, de retour d’Angleterre, fit executerplusieurs courses dans la plaine des Sablons; il essaya d’en fixer le re-tour periodique; mais ce projet ne recut son execution que plusieursanuces apres, ä l’epoqueou s’organiserent les courses du bois de Yin-cenues, ou tous les chevaux qu’on y faisait courir venaient d’Angle-terre. Les courses annuelles du Champ-de-Mars, oü des prix sontaccordes aux vainqueuvs, out ete instituees en Tan m pour exciterFemulation des propvietaires et perfectionner la raee des chevaux fran-cais; jusqu’ä present il ne parait pas prouve que le gouvemement ailatteiut le but qu’il s’etait propose.

Ij’institution des jeunes aveugles, situee boulevard des Invalides.Cet ediiic.e se coinpose de trois bätiments principaux relies par quatreautres bätiments faisant face au boulevard et k la rue Masseran. L'en-tree principale, fermee par une tres-jolie grille en fer placee entre deuxpetits pavillons, est situee sur le boulevard, d’ou l’on peut admirer lefranton de l’edifice, du au ciseau de M. Jouffroy, sculpteur. Le sujet:choisi par Fartiste est en paiTaite barmonie avec l’etablissement; c’est,d’un cöte, Valentin llaüy, premier instituteur des jeunes aveugles, en-seignant le tra' ail ä ses eleves ; de Pautre, une institntrice donnant desleo.ous aux jeunes filles aveugles ; et au milieu, la Religion les encoura-geaut tous deux.

Les dispositions interieures du local ont ete combinees de maniere aisoler les filles des garcons, et les uns comme les autres trouvent lesmeines cornmodites, les niemes dispositions dans la partie qui leur estaffectee. Le bäliment du milieu, lorniant la Separation des deux quar-tiere, n’a decommun que la chapelle, qui se trouve au premier etage.

Lepuits art^sien de Grenelle, ä Pabattoirde Grenelle. Le foragede ce puits a eie commence le ! e ‘‘ janvjer 1834, sous la direction deM. Mulot. Le 26 fevrier 1841, la sonde, apres avoir traverse succes-