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VILLE DE PARIS.
D0UZ1EME ARRONDISSEMENT.
N° 45. QUARTIER ST-JACQUES.
minot, de Lasalle, Lavalette , Legrand de la Manche, Legrand del’Oise, Mathieu de Saone-et-Loire, Meiiheurat, Paganel, Ilaguet FE-pine, le marechal Sebastiani, Yieillard, etc., etc., etc. — Eu 1800, ceCollege recut le nom de prrtanee, qu’il changea eil 1804 ponr celui delycee imperial . En 1814, on lui a rendu le nom de College de Louis-le-Grand.
Le College de Henri IV, situe rue de Clovis, n" 1. Ce College, fondepar 1’empereur en 1802 sous le nom de lycee Napoleon, qu’il chan-gea pour le nom qu’il porte actuellement sous la restauration, occupe lesbatiments de rancienne ahbaye Ste-Genevieve, fondce par Clovis et parla reine Clotilde, son öpouse, qui y furent runetl’autre enterres. L’eglise,incendiee par les Dnnois en 857, fut reconstruite en 1175. La tour et lacrvpte seulement presentaient quelques parties de la premiere constnie-tion ; le portail, extmnement simple, paraissait aussi etre plus ancienque la restauration qui se fit sous le roi Robert. Le tombeau de Ste-Ge-nevieve en marbre, entoure d’unegrille, etait au centrede cette crvpte;son corps en fut retire et deposo dans une chasse d’un grand prix, qui futplacee derriere le choour, et supportee par quatre colonnes d’un marbreprecieux; en 1793, cette chasse a ete portee ä Fhötel des monnaies poury etre fondue, et les reliques de la sainte ont ete brulees publiquementsur la place de Greve. — Dans une chapelle, pres du maitre-autel, etaituu magnilique tombeau, oüFon voyait la statue en marbre et ä genouxdu Cardinal de la Rochefoucauld. —Sur un des piliers de la nef etaitun medaillon representant le porlrait de Descartes ; un peu plus loinetait l’epitaphe du celebre cartesien J. Roliault. L’eglise Ste-Genevievea ete demolie en 1807, a rexceptiou de la tour qui se trouve engageedans les batiments du College. — L’abbaye de Ste-Genevieve eut pourorigine des chanoines reiuliers remplaces en 1148 par des religieuxsuivant la regle de St-Augustin. C’etait le chef-lieu d’une congregationqui avait en France cent neuf maisons, et qui nommait ses religieux aplus decinq cents eures. La bibliolheque, qui a ete conservee, est cons-truile en forme de croix et eclairee dans le milieu par un döme dont lacoupole a ete peinte par Restout, qui a represente sur le plafond leTriomphe de samt Augustin. L’eglise Ste-Genevieve etait un licu derefuge ou d’asile pour les criminels : ce fut la que Leudaste, comte deTours, convaincu d’impostures dans un concile tenu a Brennacum, en-tre Soissons et Paris, se retira au moment oü il sut que son crime etaitdecouvert. — Plusieurs conciles ont ete teiius dans cette eglise en 573,577 et 615; le plus fameux est celui de 577, ou comparut Pretextat,eveque de Rouen. — Dans le temps ou la coulume etait que des fem-mes vecussent en recluses dans une cellule pratiquee dans le corpsmeine de l’eglise, il y en avait une a Ste-Genevieve, ainsi que le cons-tate 1’ancien necrologe de l’abbaye.
Le College de France, situe place Cambrai et rue St-Jacques. CeCollege a ete fonde en 1346, sous le nom de College des Trois-Evcques,par les eveques Hugues dePomare, eveque de Langres, Hugues d’Orcv,eveque de Laon, et Guy d’Aussonne, eveque de Cambrai. Peu de tempsapres sa fondation, ce College requt le nom de College de Cambrai, parcequ’il ful etabli sur l’emplacement de la maison de cet eveque. Dans lememe local occupe par ce College, Francois I er fonda en 1530, le Col-lege de France, ä la sollicilation de Jean du Bellav, et du savant Guil-laumeBude; mais les guerres civiles et differentes autres circonstancesne permirent de s’occuper de la construction des batiments que sous leregne de Louis XIII, qui en posa la premiere pierre le 28 aoiit 1610.Les batiments existerent jusque vers 1774, epoque oü il furent de-molis et remplaces par le College existant aujourd’hui, qui futaugmenteen 1774, et auquel on vient d’ajouter de nouvelles construetions qui enlont un des plus beaux clahli.ssements en ce genre qui existent ä Paris.—Au nombre des hommes celebres qui ont professc etquihonorerent It*plus le College de France, on eite Vatahle, le celebre Ramus, Cbarpen-tier, de Lisle, Astruc, Rollin, l’ilhistre Gassendi, Tournefort, Daubeii-ton, Lalande, Halle, Darcet, Portal, Corvisart, Vauquelin, Cuvier, Am-pere, Lacroix, Thenard, Batteux, le Beau, de Guigues, Delille, Legouve,Andrieux, Silveslre de Sacy, etc., etc.
L’£cole normale, situee rue St-Jacques, n° 115. Cette ecole a eteJondec par un (leeret de la Convention en date du 9 brumaire an irr.
fermee le 30 floreal de la meme annee, reorganisee eil 1808, supprimeeen 1822, et reorganisee le 6 aoüt 1830- Elle etait etablie originairemcnldans Famphilheätre du jardin des plantes, d’oü eile fut transferee dansles batiments du seminaire du St-Esprit, rue des Postes, et ensuite dansl’aucien College du Plessis, que cette ecole occupe encore aujourd’lmi:eile doit etre Iransleree prochaincment rue d’Ulm, dans un magnifiquelocal construit specialenient pour cette ecole.
Le College r.u Puf.ssis fut fonde vers 1316, par GeoflYoi du Plessis*Balison, secretaire de Philippe le Loug. En 1647, ce College tut reuni äla Sorbonne et prit le noni de Plessis-Sorbonne. Pendant la revolution, leCollege du Plessis fut transforme en une prison qui devint une succur-sale de la Conciergerie; c’ctait la que l’on deposnit les victimes reserveespour le trihunal revolutionnaire, et dontou venait chaque jour eherclierun cerlain nombre. Les prisonniers appelaient escalier desParijues , cdmpar lequel on faisait dcscendrc les malheureux qu’on conduisait ä ce tn-bunal, d’oü ils allaient souvent diroetement ä 1’eehafand. — Les bati-ments de ce College ont ete reunis au College Louis-le-Grand, ä l’excep-tion de la partie afTectee ä l’ecole normale.
Le march6 des Carmes, situe rue des Noyers et nie de la Monta-gne-Ste-Genevieve. Il a eie etabli en 1818 sur l’emplaeement de Fe-glisc et des batiments de l’aucien couvent des Carmes, construit en 1318.snpprime en 1790, transforme en manufacture d’armes pendant la re-volulion, et demoli en 1814. L’eglise, qui etait immense, renfermaitentre autre lombes celles de Gilles Gorrozet, auteur de. la premiere des-cription de Paris. Le cloitre des Carmes etait un vaste et curieux monu-meutdes arts du xiv r siede ; lespeintures qui chargeaient ses muraillesrepresentaient la vie du prophete Elie, ernte au-tlessous en vieillesrimes francaises.
VARIETES HISTORIQUES ET BIOGRAPHIQLES.
Rue St-Jacques, n" 45, au coin seplentrional de la rue desNoyers, etait la chapelle St-Yves, bätic en 1348, et demolie en 1796.
Au n" 143 etrueSt-Etienne-des-Gr£s, n'" 1 11 et 13, etait l’egliseSt-Ktiennk-des-Gres, bälie vers la fin du ix c siede, supprimee en1790, et demolie deux ans apres.
La roRTK St-Jacques, qui laisait partie de l’enceinte de Philippe Au-guste, et par oii les troupes de Charles VII entrerent le 13 avril 1436-s’ouvrait dans la rue St-Jacques, ä peu pres au coin de la rue St-Hya-eintlie.
Rue St-Julien-le-Pauvre, n° 11, au fond d’une cour, est l’eglisede St-Julieni.e Pauvre, dont il est fait meution des l’an 580 ; plus tardeile fut reconstruite et erigee en prieure qui dependait de Pabbaye deLong-Pont. Cette petile eglise, du style le plus gracieux et le plus ele-gant, sei t aujourd’hui de chapelle a l’Hötel-Dieu ; la partie du portailqui existe encore parnit appartenir au xiri* siede. — A cote de $1-Julien le Pauvre etait situee la chapelle de St-Blaise, demolie ä la findu siede dernicr.
Rue de la Bücherie, n"' 13 et 15, etait autrefois l’ecole de me*decine hätie en 1472, et dout les cours furent transleres de la rue dt*Fouarre en ce licu en 1505. Un ehanoine de la cathcdrale y fit cons-truire en 1608 un amphitheatre anatomique, reconstruit en 1744, qmexiste encore aujourd’hui; c’esl une rotonde soutenue par huit colon-nes d’ordre dorique et terminee en coupole, qui s’elcve au coin de larue de Photel Colbert.
Rue du Fouarre, n° 17, etait situe le College de la naviox ntPicardie, Fun des quatre de l’Uunersitc, qui avait fait bätir dans cetterue en 1487 une chapelle sous le vocable de la Vierge, de St-Nicolas et dt*Ste-Catheriue, qui ne s’ouvrait que les jours d’assemblee de l’Universite,
La faculte de mcdecine , formee en compagnie vers la fin du xmsiede, donna ses lc^ons dans des ecoles qui furent ouvertes rue duFouarre, jusqu’en 1781 , epoque oü eile comnienQa ses exerciceset oueile ouvrit ses cours dans un amphitheatre qui existe encore rue de b*Bücherie.