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Vol. 3.
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350 PERIGUEUX.

arr., cant.. Kl et a 5 k. de la Röchelte. Pop.

862 h.

PEIUGNY', vg. Loir-et-Cher (Beauce), arr.,El et ä 10 k. de Vendöme, cant. de Selommes.Pop. 360 h.

PERIGXY-LA-PLAINE, vg. Saöne-et-Loire , comm. d’Issy-l’Eveque, El de Luzy.

PERIGXY-LA-RIYIERE , vg. Yonne,comm. d’Aunay-sur-le-Serein, El Je Noyers.

PERIGNY-LA-ROSE, vg. Aube (Champa-gne), arr. et ä 15 k. de Nogent-sur-Seine,cant. et E tle Villenauxe. Pop. 204 h.

PER 1 GNY-SUR-YERES, vg. Seine-el-Oise(Xle-de-France), arr. et ä 16 k. de Corheil,cant. de Boissy-St-Leger, E de Brunoy. Pop.288 h.

PERIGORD (le), Petrocoriensis Ager, Ve-suna, Petrocoriorum, Petra Corica, PagusPetrocoricus ci - devant proviuce de France,qui forme maintenaut la totalite du deparle-ment de la Dordogne; Perigueux en etait laeapitale.

Celte proviuce a eu ses comtes particuliers,qui etaient grands vassaux de la couronue. Cecomte a ete uni au comte ou duche d’Alhreteu 1460, sous le regne de Charles VII, etreuni a la couronne eu 1389, sous le regne deHenri IV. Le Perigord etait du gouvernementgeneral de la Cuienne, du ressort du departe-ment et de la generalite de Bordeaux. II etaitdivise en deux parties ; savoir, le haut ou lehlanc, et le bas ou le nolr: cette derniere etaitaussi nommee le Sarladois. Le haut ou le hlancPerigord etait de l’election et de l’eveche dePerigueux, erige des le i" siede. Le has ou lenoir Perigord formait l’election et l’evüche deSarlat, qui fut erige l’an 1317 (V. Dordogsk).

Les armes du Perigord etaient: de gueu-les a trois lions d’or couronnes d’azur, deuxen ehef et un en pointe.

& PERIGUEUX, Vesunna, Petrocorie , viIleancienne, chef-1. du deparlement de la Dordo-gne (Perigord), du 2" arr. et d’un canton.l’rih. de premiere iustance et de commerce.Fveche. Societe d’agricullure. College commu-nal. Gite d’elape. E. '07. Pop. 12,187 h. —Terrain cretace inferieur, gres vert.

Autrefois eveche, parlement de Bordeaux,chef-lieu d’election, gouvernement particulier,präsidial, bailliage, Brigade de marechaussee,rollege, 4 couvents.

Perigueux, Vesunna, Pitrocorie, ancienneeapitale des Petricorii. Les Petrocorü solltmeutionnes par Cesar, Strabon, Pline et Pto-lemee. Quatre routes dont les mesures solltformees par ritineraired’Anlonin et par la Ta-hle de Peutinger, et qui partent de ßurdigala,Bordeaux , Aglnnum, Agen, Augustorllum,Limoges, et Santones , Saintes , determinent laposition de leur eapitale Vesunna a Perigueuxmoderne, oii il a ete trouve des inscriptionsantiques avec le nom de Vesunna , et dont lesrestes de l’ancienne ville portent le nom deVesone. Cette ville prit ensuite le nom des Pe-Irocorii, d’oü est venu celui de Perigueux. LesRomains, apres l’avoir conquise, en firent lecentre d’un vaste territoire et se plurenl ä

PERIGUEUX.

i l’embellir. Cette eite etait placee au centre decinq voies romaines qui se dirigeaient versLimoges, Caeu, Agen, Bordeaux et Saintes :deux aqueducs , dont les inscriptions sontaujourd’hui effacees, conduisaient les eauxdans ses murs. Elle possedait deux edifices oül’ou rendait la justice ; une citadelle construitepar la famille des Pompee defendait la eite,dont les environs etaient gardes par troiscamps; enfm la traditiou donnail ä Vesunnaun capitole. On voit encore. pres de cette villeles ruines d’un amphitheätre antique, de formeovale, dont les dimensions etaient plus vastes quecelles de l’ampliitheätre de Nimes : on penseque son grand diametre avait 88 m. de lang,et son petil 69 m. 87 c.; la circonlerenceexlerieure aurait ete de 390 in., et le tour del’areue de 259 m. Parmi ces ruines existentj encore des voütes qui souteuaient les sieges desj spectateurs : on suppose que cette partie avait19 m. 50 c. de largeur ; enlin des tronqons decolonues, de chapiteaux, de liises, d’architra-ves et de corniclies, trouves dans les environs,font supposer que cet amphitheätre etait com-j pose de deux etages d’ordre coriutliieu. DiHe-: rents fragments d’antiquiles trouves ä Peri-gueux paraissent se i'apporter a des monumentsou a des temples eleves a Jupiter, ä Bacchus,ä Neptune, ä Venus, etc. Mais le moinunentle plus remarquable est celui qu’on nomnie latour de Vesonne, vaste rotonde ou l’on n’a-percoit aucun vestige de couverture, et quel’on croit avoir ete environnced’une colonnade.Cette tour a encore 19 m. 50 c. de hauteur, etparait avoir eu une plus grande elevation ; sacirconference est de 64 in. ; ses murailles out1 in. 62 c. d’epaisseur, et 2 ni. avec l’enduit.Elles sont revetues au dedans et au dehors de: petites pierres carrees jointes ensemble avec| un ciment tres-dur ; le cöte oii devait 4t re la■ porte oll're aujourd'hui une vaste et largebreche, qui s’elend du haut en bas. Les sa-l vauts ne sont pas d’accord sur la destinationde cet edifice colossal : les uns n’ont voulu yvoir qu’une tour ou urie citadelle de l’antiqueVesonne ; d’autres prelendent y relrouver lesruines d’une vaste rotonde qui laisait partied’un temple consacre ä Venus : d’autres enfmne doutent point que ce ne soil un tombeau,semblable il celui de Catcilia 3 /etella, pres deRome, sur la voie Appienne. Si l’on coinparemaintenanl la ville de Perigueux ä ce qu’ellefut jadis, a l’antique Vesonne remplie des plusbeaux monuments, et qui devait renfermerune immense jiopulation, on ne pourra s’em-pccher de faire de tristes rellexions sur lesetonuantes vicissitudes des peuples et sur lesrevolutions qu’ils ont eprouvees.

Cette ville est situee dans une belle valiee,et s’eleve eu amphitheätre sur le penchantd’une colline que baignent les eaux de l’Isle.Elle se divise en deux jiarties, l’ancienne eiteet le Puy-St-Frout, qui ont Iongtemps formedeux villes distincles, et qui jiisqu’en 1240eurent de graves et frequents demeles ; ä cetteepoque, leurs desaströs communs leur lirentconclure un traite d’union. La ville unie de

PERIGUEUX.

Perigueux fut ceinte d'une meme muraille, segouvernait elle-meme, ne relevait que du roi,et comptait parmi ses droits celui de battremonnaie. Dans les guerres contre les Anglais,le courage de ses liabitants leur lit acquerir deliouveaux Privileges : ils l'urent exempts de lalaille et des fraucs-fiel’s. Perigueux a souventete pris et repris dans les xii", ntf et xiv*siccles. Philippe Auguste s’en etait empare ;mais saint Louis, par un scrupule peu con-lorme ä la politique, la rendit, ainsi que l’A-quitaine, aux Anglais, sesancieus possesseurs.Philippe le Bel la reprit sur Edouard II; maiseil 1360 le traite de Bretigny la rendit auxAnglais ; enfin Charles V la recouquit, et de-puis eile n’a pas cesse de faire partie du do-maine royal. En 1575, les calviuistes s’enemparerent: eile fut comprise au nombre deshuit places de sürete qui leur furent cedeespar la paix de 1576, et ils la garderent jus-qu’en 1581. Le prince de Conde parvint äs’en rendre maitre en 1651 ; mais la majoritedes liabitants, ne partageant poiiit ses opinions,secoua le joug en 1653.

Les armes de Perigueux sont : de guculesau chdtcau de trois tours d’ arg ent crenelees ,celle du rnilieu 'soinniee d’une fleur de Ils d aren e.hef; les deux autres couvertes et glrouet-tees. — Alias : de gueules a deux tours dl ur-gent sommees d’une fleur de Ils d'or,

La position de celte ville est saine et agrea-hle : neanmoins la vieille eite est d’uu aspecttriste ; les rues sout etroites , mai$ les mai-sons sont vastes et solidemellt construites : ony remarque quelques restes curieux d’architec-ture gothique. La ville nouvelle a recu depuispeu de temps de nombreiix embellissements ;les vieux remparts ont ete demolis et ont faitplace ä deux beaux et vastes Boulevards.

L’eglise eathedrale de St-Front est une deces rares eglises de France exclusivement by-zantines. Une comparaison rigoureuse entreles proporlions, les dimeusions, la configura-tion generale, les details, les voütes eil coupo-les de St-Marc de Venise et de St-Front dePerigueux, prouve que celle-ci est la copieexacte de celle-lä. Le plan en croix grecque dela basilique de St-Frout, ses cinq coupoles,surlout sa toiture en terrasses dallees oü le Boiset les metaux n’eulrenl pour rien, temoignentde son origine byzanliue. M. de Verneilh, au-quol on doit une bonne description de cetteeathedrale, croit pouvoir lixer la date de saconstriiolion de 1010 ä 1047.

On trouve une preuve evidente de la hauteautiquile de ce momiment, aux ornements dela porte meridionale; les caveaux sont aussibätis dans le Systeme de constructiou des Ro-mains. Le clocher a environ 80 m. de hauteur:il est remarquable par ses proportions, par saforme et par les colonues qui l’encadrent. —L’eglise de Paiicien College des jesuites est re-m ’ seulement par un ouvrage de sculp"

ture en Bois tres-precieux ; e’est le plus vasteinorceau eil ce gerne qui existe peut-etre de lamain d’un seid liomme : il represeute une Cenret une Annonciation de la Vierge, avec un«