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QUENTIN (St-).
QUENTIN (St-).
QUENTIN (St-).
La ville de St-Quentin est sitnee au sommetet sur le penchant d’une. colüne assez etendue,au bas de Jaquclle eoule ln Somme. Depuis1732, le canal de Picardie l’environne, danstoute la partie de Test, d’une demi-ceinture,plautee de beaux arbres, qui offre une prome-nade charmante. Elle est ouverte parlrois fau-bourgs qui conduisent ä Canibraiet au Cateau,ä Guise et a la Fere, a Ham et a Peronne. Lesrues priucipales sollt larges et bien ouvertes ;quelques-unes sont assez bienbäties. Sa grandeplace, presque au centre, et ä laquelle ses troisentrees aboutissent, peilt passer pour un nio-nument.
Hotel de viele. Au centre d’une des quatretacades de cette place s’eleve l’hotel de ville ;il est porte sur huit colonnes de gres formantarcades et galcrie. Ce monument de style go-thiqueest digne de fixer l’attention par l’origi-nalite des ornemcnts qui en decorent la fa^ade :les frises, les chapiteaux, les nervures desogi-ves sont surcharges de figures bizarres qui rap-pellent la naive gaiete de nos aieux. L’edificeest surmonte d’une elegante lanterne circulairea jour, renfennant un des meilleurs carillonsqui existent. Kn face et au milieu de la place,e.sf. un puits remarquable par sa vaste circon-lYrence et par sa conslruction.
L’f.glise cathedrale de St-Quentin, quoi-que privee des tours qui font le plus grand ap-pureil des edifices religieux du moyen äge, n’enest pas moins im des plus majestueux et desplus remarquables. La stnicture de cette eglisea toute l’elegancc et la delicatesse du beau go-tliique. Son ensemble est vaste, et l’harmonie*!e toutes ses parties est admirable. On peut envoir de plus grandes, non de plus hardies; sonrlevation est sans rivales. Placee sur le sommetde la colüne qui porte toute la ville, eile do-mine ctonnammerit la contree. Tout est pelit äson aspect. — Depuis le portail de Kulrad jus-qu’ä la chapelle de la Vierge, qui est a l’op-posite, derriere le chceur, eile developpe uneetendue de 130 m., non compris le parvis dugrand portail, qui est encore d’une assezgrande dimension. La hauteur, depuis Je pavejusqu’au baut de la voute sous clef, est de40 rn. La nef, depuis la porle de l’eglise jus-qu’ä l’eniiee du choeur, en a 66. Los grandescrnisees du chanir et de la nef, au nombre dec.ent dix, out 13 in. de hauteur.
()u re.marque encore a St-Quentin l’egliseSt-Jacqnes, PHotel-Dieu, les liospices, la bi-bliotbeqne publique, renfermant 14,000 vo-lumes, le jardin de l’arquebuse, la salie despectacle, le beffroi, le palais de justice, etc.
Biographie. Patrie de J. Hknnuyf.r, ev£-que de Lisieux.
De 1’historien Xav. de Charlevoix.
Du botaniste J.-L.-M. Poirkt.
De J. Heuzf.t, celebre professeur de l’uni-vcrsite de Paris.
De Blevit/le, peintre snr verre.
Du sculpteur Alari>.
De J. Papillom, graveur sur bois.
Du marquis de Condorcf.t, membre de l’A-cademie francaise et de la Convention natio-
nale, mort dans la prison de Bourg-la-Keine le28 mars 1794.
De l’accusateur public Foijquier-Tin ville.Du tribun Caius Gracchus Babeuf, con-damne a mort par la haute com* de justice deVendöme, et execqte le 6 prairial an v.
Du baron Fauchet, successivement prefetdu Var, de l’Orne et de la Gironde.
Du puhliciste Chatelain.
Du philanthrope Benezkt.
De A. Crommeljn, qui crea lesfabriques delinon ä St-Quentin en 1579, et introduisit laculture du lin dans le pays.
Du lieutenant general Dumoustier.Industrie. Sl-Quenlin met en ocuvre le qua-rantieme des cotons que la France reeoit au-nuellement, au moyen d’environ six mille ou-vriers, un quarl en hommes, la moitie enfemmes et i’autre quarl en enfants. L’immensequantile de fil produite par tous ces travaii-leurs ne sullit pas aux labriques; eile en tireune quantile considerable des filatures disse-minees dans son arrondissement, dans celui deVervins, des filatures de Lille, de Roubaix etde Paris. Les environs de St-Quentin presententde grandes et helles blanchissories qui font tra-vailler pres de six cenls onvriers, et. qui par-tagent avec Cambrai le blanchimeul des toilesiahriquees ä St-Quentin. Gelte derniere villepossede des ateliers pour les apprets a dünneraux etofles de cotou, qui occupent pres de septCents ouvriers.
Commerce de grains, cidre, lVuils, lins, co-ton en laine, epiceries, suc de reglisse, calieots,linge de table, et articles de ses nombreusesmanufaclures. — Faires le 9 oct. (9 jours) etle 9 de chaque mois.
A 47 k. N.-O. de Laon, 139 k. S.-E. deParis. Lat. 49" 50' 51", long. 0 U 57' 23" E.
L’arrondissement de St-Quentin est composede 7 cantons : Sl-Quentin, ßohain, le Gatclel,Moy, Ribemont, St-Simon et. Vennand.Bibliographie. Sur l' ancien noni de la villede St-Quentin (Mem. de l’acad. roy. desinscript., t. xix, p. 510, 673).
* Le Siege et la Prise de St-Quentin, in-12,1557.
Paris (J.-C.-Jf). Le Siege de St-Quentin en1557, in-8, 1828-
De la Fons (G.). liaretes de la ville, eglise etpays de St-Quentin (imprime dans )a Vie desaint Quentin, in-8, 1627).
Peitavi (l’abbe). Memoire sur la ville et lesenvirons de St-Quentin (Nouv. Reell, sur (aFr., in-12, l. n, p. 157, 1766).
Bkndier (Cl.). La Defense des prerogativesde la ville et eglise royale de St-Quentin ,in-4, 1671.
Hordret (L.). Histoire des droits ancicns et{les prerogatives et franchises de la ville deSt-Quentin, in-8, 1781.
Fouquier-Choixkt. St-Quentin ancien et mo-derne, etc., in-8, 1822.
Des mamrs, des opinions, des habitudes et desusages dans la ville de St-Quentin, depuisle vn* siede jusquä nos jours, in-8, St-Quentin, 1823.
* Hotel de ville de St-Quentin, in-8, 1836.
* Institution de !aumöne commune de la vW ede St-Quentin, in-12, 1703.
Fremont. * Almanach de. la ville et de Var-rondissement de St-Quentin, in-12, 1834-Memoires de la societe academique de St'Quentin, in-8, 1839.
QUENTIN (canal de St-). Ce canal a pourobjet d’etablir une communication par eauent«* l’Oise, la Somme et l’Escaut. Sa longueurtotale est de 93,380 m. 70 c.
Les travaux out etc commences le 26 mes-sidor an x (16 1802), et le canal a etc
fivre ä la navigation a la (in de 1810. Les de-penses faites se sont elevces a environ onzemilüons de francs.
Le canal de St-Quentin se divise en deuxparties. La premiere etablit une eommunica'tion entre Cambrai et St-Quentin, et la secondeentre cette derniere ville et Chauny. — Lapremiere partie est a point de partage; il com'mence au sas ecluse de Lesdin, et se termineä celui du Bosquet; il comprend deux canauxsouterrains qui traversent le plateau aride quisepare les scirces de la Somme et de l’Escaut;celui du Trooquoy , qui a une longueur de1,100 m., et celui de Riqueval, dont l’etendueest de 5,677 in., et la largeur de 8 m. Lalongueur du Lief de partage est de 20,245 m.;celle du versaut du cötc de St-Quentin est de6,600 m., et edle du versant du cote de Cani'brai est de 24,984 m. 20 c. : ensemble51,829 m. 20 c. La peilte du premier de cesversants est de 10 m. 12 c., et est racheteepar cinq sas ecluses; celle du deuxieme ver-saut esl de 37 m. 30 c., et est rachetee par17 sas ecluses. La largeur des sas ecluses decette premiere partie est de 5 m. 20 c., et leiirlongueur est de 38 m. 60 c. d’un chardonneta Pautr«. Le Lief de partage de ce canal estalimente par les eaux de l’Escaut, qui y en-trent irnmediatement au-dessus du sas eclusedu Bosquet; les eaux de la Somme servent aussia alimenter ce canal.
La deuxieme partie du canal de St-Quentimcelle de St-Quentin a Chauny, forme le caiudanciennement dit de Crozat: eile est de deriva-tion, et offre un developpement de 41,551 m*50 c. La peilte, qui est de 31 m. 07 c., est ra-chetce par 13 sas ecluses.
QUENTIN (St-), vg. Ardennes (Champa'gne), an*, et ä 25 k. de Retbel, cant. etChaleau-Poreien. Pop. 480 h..
QUENTIN (S1-), vg. Charente (AngoU'mois), an*, et a 32 k. de Confolens, cant. ede Chabauais. Pop. 643 h.
QUENTIN (St-), hg Creuse (Marche)’arr. et u 10 k. d’Aubusson, cant. et ® dFelletin. Pop. 1,338 h.
QUENTIN (St-), hg Card (Languedoc)-arr., cant., CS] et a 4 k. d’Uzes. Pop. 2,11^ ,— Fubrique.s de ereusets. Briqueterie. Expl°'tation d’argile. — Foirc le 2 sept.
QUENTIN (St-), vg. Gironde (Guienne^arr. et a 16 k. de Libourne, cant. ct ^Braniic. Pop. 619 h.