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SEINE-I\FER1EURE (depart. de la).
SELYE-UYFKRIKERE (depart. dein).
tement, entre le Pont-de-1’Arche et la Manche,on y compte plusieurs petites rivieres, doutquelques-unes se dirigent entre le sud-nord etle sud-nord-ouest, et versent leurs eaux ä lamer ; les autres coulent entre les directionsnord-sud-est, nord-sud et nord-sud-ouest, etont leurs embouchures dans la Seine. — Lesprincipales sont : la Lezarde, navigable seule-ment jusqu’ä Harfleur; la Bresle, navigablesur une etendue de 5,000 m.; rAndelle, flot-table sur une etendue de 57,467 m.; l’Oeques,flottable sur une etendue de 31,000 m. ;l’Eaulne, l’Epte, etc., etc.
Communications. Le departement est traversepar le cliemin de fer de Paris a Rouen et auHavre, par 13 routes royales, par 28 routes de-partementales et par 20 cheniins vicinaux degrande communicatiou.
Meteorologie. Le departenient de la Seine-Inferieure, borde par la Manche dans unegrande partie de son etendue, couvert ä Testet au sud de forets, traverse en tous sens pardes vallees, arrose par un grand fleuve et parune multitude'de rivieres, a un cliniat tres-varie. Les contrees voisines de l’Ocean sont engeneral froides et humides; Fair de la mer s’yfait sentir ä une assez grande dislance. Le cli-mat des larges vallees est aussi fort humide,parce que le sol y est plus bas, et qu’il con-siste presque parttut en prairies voisines desforets. Les hivers y sont ordinairement longset pluvieux; mais le froid n’a pas cependantl’intensite qu’on pourrait attendre de son ex-position au nord et du voisinage de la mer. Lesvents dominants sont ceux du nord, du nord-est et du uord-ouest : le premier survient ino-pinement dans les premiers jours du prin-temps, ramene les rigueurs de l’hiver, et lesprolonge queiquefois jusqu’ä la fm de mai;celui du nord-ouest ou de hasse mer amene despluies frequentes, mais de peu de duree. Levent d’ouest, le plus humide de tous, est leprccurscur des pluies qui durent queiquefoisau delä de six semaines saus inlerruption; ilrend la navigalion tres-perilleuse le long descötes de la Manche. Le vent du sud-ouest estnccompagne de tempetes et d’orages ; mais ilest le plus salutaire de tous, et c’est celui quiprocure le plus de heaux jours.
Productions. La variete des ressources pourie travail se prete dans le departenient de laSeine - Interieure ä la variete des penchantspour l’occupation. L’agriculture y est diviseeentre les proprietaires qui font valoir leur bienen tout ou en partie, et entre les fcnniers quitiennenl des proprietaires une cerlaine quan-tite de terrain. Kn general, tous les fermierssont riclies, et comme la honte du sol n’exigepas que pour ceüe richesse ils occupent unegrande suriace de terrain, il n’esl pas rarequ un petit viUage de soixante ou quatre-vingtsleux reuferme deux, trois, quatre et quelque-tois meine plus de ces fermes, ou regne l’abon-dance. Il n est möme pas rare que chaquepaysan ait un petit champ j eu j proprietepour l'entretien de sa famille. Dans ce petitehamp se trouvent tout a la fois un pre artili-
ciel, un coin de ble et un jardin. Au milieu dessoins de la Campagne, s’il reste au cultivateurquelques heures de loisir, ces heures n’appar-tiennent point ä Finutilite. Les mauufacturesdes villes etendent leurs branches vivifiantessur les liamcaux. Chaque lioinme a sous sontoit de chaume un ou deux metiers de lisse-rand. Le pere, l’aine des fils, les font mou-voir; la mere et les filles filent le lin ou le co-ton, et les plus jeunes enfants le devident. Onremarque que ces cullivateurs-fabricnnts doi-vent aux frequentes relations que leur com-merce les oblige d’enlretenir avec Rouen unecertaine urbanite dans les manieres et un ver-nis de politesse, qui plaisent d’autant plus qu’ilsne nuisent pas, chez le plus grand nomine,a la simplicitc villageoise. — Dans la majeurepartie du departement de la Seine lnferieure,ainsi que dans une grande partie de ceux for-mes de la ci-devant province de Normandie,les villages ne sont pas disposes comme ail-leurs. Autour de l’eglise, des maisons sontgroupees en bien petit nombre, habitees par lepasteur, par les petits detaillants, les gens depeine, les marechaux-ferrants, les aubergisteset le percepteur du lieu. Presque aucune mai-son de cultivateur n’est atlachee ä ce kameau ;eiles sont loutes separees, et commencent aumilieu d’une cour plus ou moins grande, en-vironnce des quatre cötes d une Sorte de rem-pai t en terre, plante d’ormes ou de hetres forteleves. L’interieur des cours est egalementplante de pommiers, et chaque cour a deuxissues, une sur la Campagne et Fautre sur larue du village. Cette rue n’est point formee parles maisons, mais par ces especes de remparts,dont les cours sont encloses; en sorte que cha-que village, surtout ceux situes dans un cer-tain eloignemeut des villes, oflrenl plutöt l’as-pect d’un bois que celui d’une habitation; eton ne les distingue qu’aux fleches des clochersque Fon apercoit queiquefois par-dessus lacime des arhres. En ete, dans les cantons oules villages sont peu eloignes les uns des autres,Fetranger qui parcourt ces campngues pourraitse croire au milieu d’une vaste forel, parceque son ceil, inaccoutume a ce spectacle, nevoit autour de lui, a plus ou moins de dis-tance, qu’une ceinture de hois toullus. Les fu-taies, les longues avenues qui conduisent auxchäteaux, offrent les plus heaux arhres de cettecontree. L’ete, ils servent d’asile a des nucesde corneilies, qui, dans les hivers humides,causent de grands ravages aux bles lardits. —Dans le pays de Caux, qui coiiipreud IVron-dissement du llavre, la presque tolalite desarrondissements de Dieppe et d’Yvetot, et par-tie de celui de Neufchätel, Fagricullure estimilee en grande partie de celle de la Flandrefraucaise. Dans les deux contrees, l’habitantdes fermes se fait remarquer par sa rare pro-prete, par ses nieubles commodes, par les Cou-verts d’argeut qui sont le luxe de sa table, parles helles pJantations d’arbres qui lormcnt unremparl d’ombrage autour des edifices de sonexploitation, pres de laquelle se trouve tou-jours un jardin enclos d’une haie vive, ou Kon
veunit, suivant un dire plein de grace, quel-ques roses pour la beaute, quelques pommierspour la boisson, quelques poiriers pour lesamis.
lies recoltes des ceieales sont insuflisantespour la consommation des nombreux habitantsdu departenient; eiles produisent a peine ltycinq sixiemes des grains necessaires a leurs be-sohl.s. L’arroudissemenl de Neufchätel et lapartie septeutrionale de celui de Dieppe pro-duisent peu de ble. Les cantons de Cany et deMontivilliers s’adonnent principalement a lacullure de 1’avoine, que Ton cultive aussi dansles cantons de Gournay, de Neufchätel, dt vDieppe, d’Yvetot et de Rouen : ncaumoins lesrecoltes d’avoine sont loin d’etre sunisantes;c’est Je Calvados qui fournit ce qui manquu.— Le chanvre et le lin sont cullives avec suc-ces, principalement le long de la mer, depuislecamp jusqu’au llavre. Les plantes oleagi-neuses sont cultivees en grand dans une parti«des arrondissements de Dieppe et du Havre. —•Les bords de la Seine offrent de belles prairiesnaturelles ou l’on recolte beaucoup de l’oins:le canton de Neufchätel reuferme d’excellenfspäturages ou Ton nourril des vaches dont lelait sei t ä fabriquer de delicicux fromages. —Le departement est remarquable par ses plan-tations de pommiers et de poiriers, qui ne sontpas seulement conßues dans renceinte des vil-lages, mais qui s’etenclent encore au loin dairsles plaincs, oii ils n’empechenl pas qu’on fassed’excellentes recoltes.
Depuis quelques annees , radininistralions’occupe de l’amcliornliou de la race des che-vaux du departement: chaque annee des primessont accordees aux proprietaires des plus heauxeleves. — Le gros belail fournit un objet d’in-dustrie lucrativc ; mais les grosses betes äcornes iudigenes n’offrent pas en general uneheureuse conformation. — Les vaches sont unobjet de speculation importante; leur educationest suivie avec succcsdans les cantons de Forges.d’Argueil, de Gournay, de Neufchätel surtout.C’est avec leur lait qu’on fait le heurre deBrav. Le marohe de Gournay ell’eclue lous lesjours un mouvenienl de denrees qu’on evalueä 300,000 lr. Les fromages de Neufchätel ali-mentent une Industrie tres-lucralive pour l’ar-rondissement. — On eleve dans la Seine-Info-ricurc beaucoup de moutons ; ceux du pays deCaux et du Vexin sont prefcrcs ä ceux des au-tres contrees ; les päturages des bords de lamer donnent le mouton fm, dil de Pre-Salc. —La Seine qui liaigne les collines d’ Yvetot estdans cet endroit une des rivieres les plus pois-sonneuses de France; eile offre une pcche an-nuelle et slationnaire; le snunion, resturgeon,la sole, raiigmlle, Falose, etc., s’y trouvent engrande abondanee; les habilauts de Quilleheufsont tous ndonncs ä la peclie du poisson fraiset ne vivent que de son jnoduit. — La pochedu inaquereau se fait au sud de flrlande, ä 40.60 et 90 k. des cötes. Les barques qui fontcette pcche sont de soixante ä soixante-dix ton-neaux, nioutees de vingl ä singt-lrois homme>d’cquipage. — La pcche du hareng se fait <“o