SILVANES.
SIMIANE.
SILVA1N-SOUS-TOULX (St-),vg. Creuse(Bourbonnais), arr. et a 20 k. de Boussac,cant. de Jarnages, KI de Gouzon. Pop. 561 h.
SILVANECTES (lat. 50°, long. 24 u ). « Lenom de ce peuple ne se lit correctement quedans ia Notice des provinces de la Gaule, ouleurcapitale, comprise danslasecondeBelgique,est appelee Civitas Silvanectuin; et dans la No-tice de l’empire, ou Ton trouve SilvanectasBelgicce Secundce, endesignant la ville capitaledu peuple, plutöt que le peuple meme, selonl’usage etabli dans le temps qui convient aTune et a l’autre de ces Notices. Je ne doutepoint qu’il ne faille rapporter aux Silvanectes,les 2u/t«vsxrot, ou 2o€fl«vsxTcc, qui dans quel-ques manuscrits de Ptolemee vemplissent unelacune de quelques autres exemplaircs, et dontle nom dans le texte latin est pareillement Sa -banecti . Celui de leur capitale, qui parait elreRotomagus dans Ptolemee, nous est connu parl’Ilineraire d’Antonin et par la Table tlieo-dosienne comme etant Angustomagus. On nepeut non plus faire une aulre applicatiou dunom qui a eie lu Ulmanetes dans les mauus-crits de Pline, et qui dans Tedilion d’Hermo-laüs est Ulbanecles , compris dans le uombredes peuples de Ia Belgique. L’epithcte de Liberi ,que Pline y joint, pourrait faire croire que lesSilvanectes avaient ete detaches de quelqueautre eite plus ancienne et plus considcrable ;et en ce cas il serait vi aisemblable que ce fut undetachement de celle des liellovaci, nalion quel’on sail avoir cte puissaule, et qui clait aportee d’occuper le diocese de Senlis, limi-trophe de celui de Beauvais. Celle qualificalionde Liberi ne s’entendrait pas de meme de plu-sieurs autres peuples, coinine des Nervii, desSuessiones, auxquels Pline l’aUribue egale-nient, puisqu’ils jouissaienl de Tindependanceavant i’etablissement de la dominalion romainedans la Gaule. On ne peut s’empecher de re-marquer, quoi qu’en dise M. de Yalois, que laSituation des environs de Senlis, presque enve-loppes de tous cotes par de grandes forets, n’aitUn rapport singulier avec le nom de Silva-nectes ou de Silvanecti. » D’Anville. Notice del ancienne Gaule, p. 607. Y. aussi Wal-ckenaer. Geographie des Gaules, t. i, p. 429.
SILVANES, joli village, reuomme par sessources d’eaux thermales, Aveyron (Rouergue).arr * et a 25 k. de St-Alfvique, cant. de Ga-^ares. K* A 734 k. de Paris pour Ia taxe deslettres. Pop. 415 h.
EAUX. THERMALES DE SILVANES.
Le village est celebre par ses bains d’eauxthermales. II est bäti dans un vallon escarpe,®n milieu d’un groupe de collines boisees d’unaspect tres-agreable. La colline qui renfermehs eaux thermales a sa direction du nord-ouestau sud-ouest; eile est couverte de ebenes et dehetres ; les terres de sa snrface sunt martiales,hitumineuses et grasses; souvent une legerefumee s’eleve de son sommet. On soupeonnef l Ul ' l’iutcrieur renferme des mines de fer etde soufve. Les eaux thermales jaillissent auPied de cette colline et formen! deux fontaines :
SILVEREAL (canal de).
celle qui remplit le caveau des bains eleve lethermometre ä -+- 32“, et dans les bassins oül’on se baigne, a 30° : l’autre source, quicoule ä l’air libre, n’a que -t- 28" de cbaleur ;ses eaux, semblables ä la premiere, s’emploienten boissou. Un peu au-dessous de ces deuxfontaines, on en trouve une troisieme dont onn’a pas encore determine les proprietes. Lacolline d’oü naissent les eaux thermales con-tient aussi des eaux minerales froides, connuessous le nom d’eaux minerales.. de Camares;celles-ci jaillissent au bas de la montagne, surle revers oppose. V. Poxt-de-Camares.
L’etablissement thermal est situe au milieud’une immense prairie ; c’etait jadis une ab-baye de bernardins, qui porta d’abord le nomde Sa/va nos, d’oü est venu le nom de Sil—vanes. II renferme ln fontaine des eaux ther-males, dont les eaux sout conduites daus deuxbassins separes pour les deux sexes, oü l’onprend les bains : chaque bassin peut conlenirune douzaine de personncs a la fois. Ce bäti-ment, oü logent presque Ions les etrangers, estd’une forme reguliere et peut recevoir environCent personnes. Les environs oflrent de hellesallees d’arbres, des prairies en pente douce,dominees par des collines boisees, dont la ver-dure donne au pays une pliysionomie agreable.
Saison des eaux. Les bains de Silvanes solltfrequentes depuis le mois de mai jusqu’ä la /inde septembre. La saison est commimcment devingt a trente jours. II y a peu d’eaux ther-males en France qui soient aussi ircquenlees,mais c’esl. seulement par les babitants des con-trees voisines. Les eaux minerales de Camaresservent ordinairement de preparalion aux bainsde Silvanes.
Proi’rietes medicinai.es . Les bains de Sil-vanes s’emploient avec de grands succes dansla paralysie, les rhumatismes chroniques, lessciatiqucs, les maladies scrufuleuses et racliili-ques, les affections dartreuses el psoriques, lesulceres rebelles, etc. Les douclies produisentde bons effets lorsque les maladies ou les dou-leurs sont locales, et souvent pour seconderleur aclion on leur associe les lioues grasses,onclueuses, que deposent les eaux.
Quelques medecius les prescrivent en bois-son dans le traitement des maladies urinaires,les coliques bilieuses, les maladies du foie, etc.Bibliographie. Maerieu. Memoire sur les
eaux minerales chaudes ou thermales de
Sylvanes , etc., in-12, 1776.
* Bains de Sylvanes, in-8, 1840.
SILVANGE, Moselle, cornm. de Marange-Silvange, El de Metz.
SILVARECCIO, Vg. Corse, arr. et k 50 k.de Bastia, cant. et E3 de la Porta. Pop. 463 li.
SILVAROUVRE, vg. H.-Marne (Cham-pagne), arr. et a 29 k. de Cbaumont-en-Bas-signy, cant. de Cliateau-A’illain, [>3 de Clair-vaux. Pop. 390 h.
SILVEREAL (canal de) , Gard. Ce canals’embrancbe ä la panne de Peccais sur celui duBourgidou, et occupe une partie d un ancieubras du Rhone, appele Rhone-Mort. Sa lon-gueur est de 8.592 m.
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SILVEREAL, vg. Gard, comm. et 1-7 deSt-Giiles-les-Boucberies.
SILVESTRE (St-), vg. V. Se-Sylvestre.
SILVESTUE (St-), vg. Ardeche (Vivarais),arr. et a 17 k. de Tournon, cant. et Kl de St-Peray- Pop. 7161i.
SILVESTRE (St-) , vg. Lot-et-Garonne,comni. de Penne, K de Villeneuve-sur-Lot.
vg. B.-Rhin (Alsace), arr. et a77 k. de Saverne, cant. et K de Saar-Union.Pop. 373 h.
SIMAGOURBE, vg. B.-Pyrenees (Benin),arr. et a 25 k. de Pau, cant. et K de Lembeye.Pop. 618b.
SIMANORE, bg Ahi (Bourgogue), arr.,el ä 16 k. de Bourg-en-Bresse. Pop. 874 h.
SIMANDRE , vg. Sadne-el-Loire (Bour-gogne), arr. et ä 29 k. de Louhans, cant. etK de Cuisery. Pop. 1,826 h. — On remar<iuedans la cour d’une maison parliculiere uuepierre servaul d’abrenvoir, qui fut autrefoisle tombeau de saiut Valerien, martyrise äTournus en 177. — Foires les 24 avril, 22juin, 24 aoiit et 20 dcc.
SIMANDRES, vg. Isere (Dauphine), arr.et ä 11 k. de Vienne, cant. etK de St-Sim-phorien-d’Ozon. Pop. 506 b.
SIMAUD, vg. Sadne-et-Loire (Bourgogne),arr., K et a 11 k. de Louhans, cant. deMon-tret. P. 511 h. — Foires les 3 lcv. et 30 juin.
SIMENCOURT, vg. Pas-de-Calais (Artois),arr., tSl et ä 9 k. d’Arras, cant. de Beaumetz-les-Loges. Pop. 427 h.
- SIMEON (St-), Anscetivilla, vg. Eure (Nor-mandie), arr. et a 6 k. de Pont-Audemer, cant.de Cormeilles, K de Lieurey. Pop. 402 h.
SIMEON (St-), vg. Orne (Normandie), arr.,K et ä 18 k. de Domfront, cant. de Passais.Pop. 1,676 h. — Ila porte jiisqu’en 1836 lenom de Vauce.
SIMStON (St-), vg. Scine-et-Marne (Brie),arr. et k 12 k. de Coulommiers, cant. et £g! dela Ferte-Gauclier. Pop. 851 li.
S1MEON-DE-BRESSIEUX (St-), vg. Isere(Dauphine), arr. et a 24 k. de St-Marcellin.cant. de St-Etienne-de-St-Geoirs, K de Cöte-St-Andre. Pop. 2,268 h.
SIMEUX (St-), Vg. Charente (Angoumois),arr. et ä 28 k. de Cognac, cant. et K de Cliä-teauneuf. Pop. 529 h.
SiMEYIIOLS, vg. Dordogne (Perigord),arr., K et ä 12 k. de Sarlat, cant. de Carlux.Pop. 362 li.
SIMIANE, vg. B.-Alpes (Provence), arr. etk 25 k. de Forcalquier, cant. et K de Banon.Gite d’etape. Pop. 1,394 h. Sur la rive droitedu Calavon.
Simiane est un village tres-ancien, oü l’on atrouve plusieurs debris d’autiquites romaines.Ou y remarque un edifice dont la forme, eloi-gnee de celle des edifices counus, jette la plusgrande obscurite sur sa destination. Ce monu-ment, fort delabre en dehors, mais assez bienconserve ä Vintcrieur, porte le nom de rotonde.bien qu’il soit de forme elliptique ; il est com-pose de deux plans, dont le superieur est lormepar douze niches. Les massifs qui separent ces