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TROPJEA ALGUSTI.

tropez (St-).

TUOSLY-LOIRE.

TROXVILLE, vg. Mos die (pays Messin),arr. et ä 23 k. de Metz, cant. de Gorze, S3 deMars-la-Tour. Pop. 494 h.

TROG, bg Loir-et-Cher (Beauce), arr. et a23 k. de Yendome , cant. et E3 de Montoire.Pop. 913 h.

Ce village, bäti en amphitheatre sur un co-teau qui borde la rive droite d« Loir, est enpartie composede maisonset de grottes tailleesen etages dans le tuf. On y voit le chäteau dela Voüte, remarqnable par ses jardins en ter-rasses.

TROPJEA ACGLSTI (lat. 44°, long. 26°).« Ptolemee a connu ces trophees dans le voisi-nage de lamer, entreNiceet le port Moncceus.Quoiqu’il soit reprehensible d’avoir fait dis-tinction d’un port d’Hercule separemeiit duMoncceus , il n’en est pas moins constaut qu’il aplace T/557r«ca zsoarrou dans le canton qui con-vieut ä cette position. On a cru ne pouvoir ele-ver ce monument en lieu plas apparent que lesommet del ’Alpis maritima, dont la peute at-teignant le bord de la mer, forme une pointeque I’on nomme cap d’Aglio. Ce lieu conservele noni de Tropcca , dans celui de Turbia ouTorbia, quoique altere : et selon la grandeCarte topographique des Alpes levee dans leplus grand detail par ordre du roi, la positionde Turbia est distante en droite ligne de Mo-naco de 12 a 1,300 toises entre le nord et lecouchant. Pline(liv. m, ch. 20) ne parlepoiut du Trophee des Alpes pour en indiquerla position, mais pour en rapporler l’inscrip-tiou qui fait le denombrement des peuples sou-mis par Auguste ä l’obeissance du peuple ro-main, dans tout ce que les Alpes ont d’etenduea Mari supero ad inferum; et on voit quec’est au terme final de cette etendue, et presde la dernieve des deux mers, que le monu-ment a ete erige. Plusieurs savants sont tornbesdans une grande mcprise en confondant cetteinscription avec celie de l’arc de Suse. Le docteLucas Holstemus est de ce nombre , comme ilparait dans ses annotations sur 1’Italie de Clu-vier, p. 6. On peut aussi liommer l’historiende Provence, Honore Bouche. Cependant l’ob-jet de l’inscriplion de l’arc de Suse est tres-dijßerent, puisqu’il ne regarde que les peuplessoumis au gouvernement de Cottius, dont l’Elatne fut reuni a l’einpire que sous Neron. Plinetemoigne precisement que les peuples de cegouvernement ne sont poiut compris dansrinscription du Trophee, et il en donne laraison : non sunt adjecttv Cottiance civitates,fjuce non fueruni hostiles. Je remarque que lapuissance tribunitienne d’Auguste est citeedans cette inscription du Trophee, sans quel’anuee en soit marquee dans le texte de Pline,quoiqu’on y trouve Imp . XIIII , ce qui signi-lie que jusque-lä Auguste avait etc proclameimperator pour la quatorzieme fois. Mais,suivant que rinscription existe en partie aTurbia, comme je la trouve dans Ciuvier{llal. antiq., p. 64), la date de la puissancetribunitienne est XVII. On croit qu*Augusten’accepta cette prerogative que 1’anuee de sononzieme consulat, quoiqu'ellelui edt ete Offerte

apres la mort d’Antoine, sept ans auparavant.Mais, eu ne remontant qu’au onzieme consulatd’Auguste, qui est Pan 23 avant Pere chre-tienne, Paimee \ 7 de la puissance tribunitieimefixe la date de Pinscription ä la septieme des an-nees anterieures ä l’ere chrctienne. Cette anneesuivit immediatement celie qui convient ä lacir-constance d’ Imp. XIIII , et qui tombe a Pande Rome 744, signale par des succes en Ger-manie, ou Auguste avait confie le commaude-ment a Tibere. L’inscription de l’arc de Suseest Pan XV de la puissance tribunitienne, eteile diflere ainsi par cet endroit, comme parle fond de ce qu’elle contient, de Pinscriptiondu Trophee des Alpes. » D’Anville. Notice deVancienne Gaule, p. 659.

TROPASA POMPEII (lat. 43°, long. 21°).« Pompee ayant termine la guerre d’EspagnecontreSertorius, eleva au passdge des Pyreneesun monument, sur lequel, au rapport de Pline(liv. m, ch. 3), il fit inscrire que, depuis lesAlpes jusqu’ä Pextrcmite de l’Espagne ulte-rieure, il avait soumis 876 villes. Ce monu-ment elait orne de depouilles consacrees; etStrabon(liv. m, p. 156 et 160), par cette rai-son , se sert du terme 'bcf.0eiJ.oe.Ty. pour le de-signer. Il indique precisement le lieu de cesTrophees eil disant (p. 160) qu’ils sont sur lavoie qui donne entree en Espagne par la plainede Jttncaria . Ce qui contribue encore a fixercette position, c’est qu’il dit (liv, iv, p. 178)que, des Trophees de Pompee, qui separent laGaule d’avec l’Espagne, la distancejusqu’a Nar-bone est de LXIII milles. Or, voici le de-compte des Itineraires le plus circonstancie, etverifie sur le local. DeNarbonc ä VigesimumXX, de Vigesimum ä Combusta XIV , deCombusta ä Ruscino VI, de Ruscmok Illibc-rfs VIII, (Tllliberis a Centuriones XII , deCenturiones au Summus Pyrenccus V. TotalLXV ; et s’il surpasse de deux milles l’indica-tion de Strabon , c’est de la meine maniere quelorsqu’il ne compte que LXXXVIII milleseutre Narbone et Nimes, les Itineraires parleur detail de position en position font comp-ter 91. « D’Anville. Notice de /’ ancienneGaule, p. 661.

TROPEZ (St-), Castrum S. Tropeti, villemaritime, Var (Provence), arr. et ä 5 k. deDraguignan, clief-1. de cant. Trib. de com-merce. Ecole d’hydrographie de 4* classe.Cure. Gite d’etape. Conseil de prud’hommespecheurs. A 877 k. de Paris pour la taxedes lettres. Pop. 3,538 h. — Tlrraix cristalliscou primitif.

Cette ville occupe Pemplacement de Pan-cienne eite romaine d '/lerhelea Caccabaria;desmarbres sculptes, des debrisd’inscriptionsetde mosaique, des medaiiles, trouves ä diversesepoques dans la ville et aux environs, ne lais-sent aucun doute qu’elle ne fut une Station ma-ritime importante. La ville anlique fut detruiteen 730, lors de Pinvasion des Sarrasins quisaccagerenl Nice, Antibes et tonte la cötc. Leshabitants qui avaient echappe au massacre re-bätirent leur ville a quelque distance du ri-vage, mais eile fut detruite de nouveau par les

Sarrasins dans le ix e siede; c’est vraisembla-blemeut ä Pepoque de cette seconde construc-tion qu’elle prit le nom de Sl-Tropez. Cettenouvelle ville lut encore detruite dans la lütteacharnee de Charles de Duras et du duc d’An-jou, vers la fm du xiv® siecle. Personne n’osantplus habiler un lieu trop expose aux ravngesde la guerre ct des pirates, il resta desert jus-qu’en 1470, epoque ou le senechal du roi Reney attira soixante familles genoises qui repeu-plcrent la ville, relevcrent les fortificutions, etse defendirent avec courage contrc les nom-breux ennemis qui les attaquerenl tour a tourpendant pres de deux siedes. Sl-Tropez, danscet intervaUe, parviut ä un haut degrc de pros-perite; la ville s’agrandit, et occupait, des lafin du xvi e siecle, tout Pespace qu’elle couvreaujourd’hui. Apres avoir brave les invasionsdu connetable de Bourbon et de Charles-Quint,les Tropezicns resisterent aux attaques desMaures qui saccagerent Frejus en 1475, bril-lerent la Napoule en 1530, devasterent Hyoreset Toulon en 1556. En 1637, vingt galeresd’Espagne etant venues pour surprendre la villeet quatre vaisseaux de l’Elat refugies dans sonport, les habitants, sans aulro secours que leurcourage, forcerent les Esj^ngnols a prendrelionteusement la fuite. En 1813, une petite es-cadre anglaise ayant attaque la ville, et lesgardes-cotes ne se trouvant pas ä leur posle, lesmariniers du pays repousserent Pennemi, quifut oblige de s’eloigner.

Les armes de St-Tropez sont : losangcd’argent et de gueulcs . — Alias, <£azi/ir a unSt-Tropez d’argent.

La ville de St-Tropez est bälie dans une Si-tuation riante, sur le bord du golfe de Gri-maud. D’anciennes tours la defendent du cötide la mer *, mais, depuis la fin du xvn c siecle,eile n’esl protegee par aucun ouvrage exterieurdu cote de la terre. Son port est ä l’abri desvents les plus dangereux, et son magnifiquegolfe oifre presqne partout un moiiiilage sür.Aux environs du port, les cotes sont herisseesde rochers ä fleur d’eau : la mer y est tres-poissonneuse et abonde en coraux (pii passeutpour les plus beaux de la Mediterranee. Lesjardins des environs sont planlos de beaux oran-gers et de palmiers dont les fruits nouent et at-teignent leur grossem- naturelle, sans cependantparvenir ä une pnrfaite ninturite.

Tabriqucs de bouchons de liege, de roseauxpour peignes ä tisser. Dislilleries d’eau-de-vie.Vaste chantier de conslruction de navires re-nommes pour leur duree et leur bonne qualitea la mer. Peche du tlion, des sardines et desanchois. Grand et petit eabolage. — Commerceconsidcrahle de vins, huile, bois a brüler, liegebrut et en bouchons, tlion marine, sardines etanchois sales. Exportation des marrons renom-mes du Luc et de la Garde-Freinet qui occupeplusieurs navires. — Foires les 17 mars et 26juillet.

TROSLY-ltREUIL , vg. Oise (Picardie),arr., et a 12 k. de Compiegne, cant. d’At-tichy. Pop. 883 h.

TROSLY-LOIKE, Troslegium, vg. Aisne