VERAGRI.
YERBER1E.
VEREINES!.
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sentir ä sa base. Sa forme est ä peu pres celled’uii cöne place sur uu döme immense. Ducöte de Vaucluse il se prolonge par une penteassez douce; mais au nord il est tres-escarpeet iuaccessible sur beaucoup de points.
Le sommet du mont Ventoux est eloigne de10 k. du village de Bedouin, d’oü l’on pari or-dinairement pour en faire l’ascension. Il nefaut pas moins de quatre ou cinq heures pouren alteindre la cime, sur laquelle est bätie unechapelle d’oii la vue se perd de tous cötes dansun immense horizon ; on y trouve une fontaiueque la neige recouvre une partie de l’annee, quinetarit jamaisdans les clialeurs de l’ete, etdontla temperature est conslamment de -f- 4“ R.Lorsque le temps est favorable, on apercoit lacliaine des Alpes , les cötes de la Provence etdu Languedoc; on decouvre mcme les Pyre-nees. Peu de montagnes oflreut un aussi beiobservatoire, une vue aussi etendue. Du cötede l’ouest, les plus graudes hauteurs ne sem-blent que de vagues ondulalions ; on decouvrea peine les villes et les villages. Le Rhone olfreplutöt l’aspect d’un ruban argentenegligemmeutetendu que celui d’un vaste fleuve. On ne voitque des masses ; les collines ä1k. ou I k. 1/4se confondent avec la plaiue. Un vert sombreindique les forets ; un vert moins rembruni lesprairies. Plus loin, tont prend un aspect uni-forme et une leinte plus ou moins azuree. Laplaine bleuatre qu’on distingue dans le loin-tain, vers le sud, c’est la mer. A l’orient ap-paraissent les Alpes avec leurs sommets cou-verts de noires forets, de rocs azures ou blan-cliis par la neige. On est vivement frappe dumagnifique spectacle que developpeauxregardset a la peusee un horizon aussi immense.
A’ENTItON, vg. Vosges (Lorraine), arr. etä 35 k. de Remiremont, cant. de Saulxures,
15 de Vagney. Pop. 1,292 h. — Fabrique decalicots.
VENTROUSE (la), vg. Orne (Perche), arr.et ä 16 k. de Mortagne-sur-Huiue, cant. et Sde Tourouvre. Pop. 222 h.
VE.V/Ol.ASCA , vg. Corse, arr. et ä 30 k.de Baslia, cant. de Vescovato. S- A 1,202 k.de Paris pour la taxe des lettres. Pop. l,393li.
VER, hg Calvados (Normandie), arr. et ä17 k. de Bayeux, cant.de Ryes, S de Creully.Pop. 1,252 h.
VER , vg. Manche ( Normandie), arr. et ä19 k. de Coutances , cant. et S de Gavray.Pop. 1,188 h.
VER, vg. Oise (Picardie), arr. et a 15 k. deSenlis, cant. de Nantenil-le-Haudouin, ZS deDammartin. Pop. 666 h.
VER. V. Vert.
YER-LES-CIIARTRES , vg. F.ure-et-Loir(Beauce), arr., cant., [gj et ä 7 k. de Chartres.Pop. 534 h.
VERAG, vg. Gironde (Guienne), arr. et a
16 k. de Lihourne, cant. de Frousac, S deSt-Andre-de-Cubzac. Pop. 636 h.
VERAGRI (lat. 47°, loug. 25°). « Cesarlesplace entre les Nantuates et les Seduni. DionCassius (liv. xxxix), en disant que les Veragris’etendent depuis les Allobroges et le lac Le-
man jusqu’aux Alpes, n’a point trouve lamemechose dans Cesar, qui, au commencement dutroisieme livre des Commentaires, decrit l’ex-pedition de Sergius Galba, son lieutenaut, dont
11 est question dans cet endroit de Dion. Ainsi,ce qu’on lit dans cet liistorien ne saurait nuirea ce qu’on connait d’ailleurs, que les Nantua-tes separent les Veragri des Allobroges. I.’Ins-cripliondutrophee des Alpes nomme les Vera-gri entre les Seduni, ou le territoire de Sion, etles Salassi, qui habitaient la vallee d’Aouste,ce qui est tres-couvenable. Pline les designe parl’ethniquede leur capitale, en les appelant Oe-todurenses.N . l’article Octodurus .» D’Anville.Notice de l'ancienne Gaule, p. 689.
VERAIN (St-), vg. Nievre (Nivernais), arr.,121 et ä 20 k. de Cosne , cant. de St-Amand-en-Puisave. Pop. 832 h. — Fabrique de pote-rie de gres. — Foires les 4 fev. et 20 oct.
VERAN (St-), vg. U.-Alpes (Dauphine),arr. et a 63 k. de Briancou, cant. d’Aiguilles,121 de Queyras. P. 874 h. — Foire le 12 oct.
VERAN (St-), Vg. Cötes-du-Nord (Breta-gne), arr. eta27 k.deLoudeac, cant. et 12 deMerdrignac. Pop. 2,894 h.
VERAN« (St-), vg. Isere (Dauphine), arr.,cant., El et a 2 k. de St-Marcellin. Pop.1;110 h.
VlsRAND (St-), vg. Rhone (Lyonnais), arr.et ä 20 k. de Villefranehe-sur-Saöne, cant. et
12 Oe Bois-d’Oingt. Pop. 1,115h.
VERANNE , vg. Loire (Forez), arr. et a
30 k. de Sl-Etienne, cant. et 121 de Pelussin.Pop. 894 h.
VERANT (St-), vg. Sadne-et-Loire (Bour-gogne), arr., [21 et ä 11 k. de Mäcon, cant. dela Chapelle-de-Guinchay. Pop. 314 h.
VERARGGES, vg. Herault (Languedoc),arr. et ä 24 k. de Montpellier, cant. et ZS deLunel. Pop. 116 h.
VERACX, vg. C/ter (Berry), arr. et ä 39 k.de St-Amand-Montrond, cant. et 121 de San-coins. Pop. 963 h.
VERBER1E, Verimbrca, Vermeria, joliepelite ville, Oise (Picardie), arr. et ä 16 k.de Seidis, cant. de Pont-Ste-Maxence. 21. A63 k. de Paris pour la taxe des lettres. Pop.1,321 h.
Il est question de cette ville des le commen-cement du ix' siede. A cette epoque, l’antiqueVermeria fut detruite, et, comme eile changeade nom, eile changea aussi d’emplacement. Ona retrouve les ruines de l’ancienne ville versla Borde, au dela du chemin nomme la Chaus-see Brunehaut.
Verberie esl 1’iiue des douze villes dont leroyaume de Soissons elait originairement com-pose. Les rois de la premiere race y avaientfait construire un palais que Cbarlemagne litrebatirsuruu planvasie et magnifique. Charlesle Chauve y fit de frequents voyages et de longssejours. Le palais, saccage par les Nonnandsen 885, fut repare par le roi Eudes. Au com-mencement du x L ' siccle, ceebäteau lut de nou-veau pille ä plusieurs reprises par les Nor-inands. Il fut brule en 1359 par les Anglais et
les Navarrais ; dix ans apres , Charles V le fitreconstruire a neuf. — Verberie tint presqueconstamment pour le roi pendant les guerres duxv e siecle contre les Bourguignons. Charles VIy vint en 1414 et y demeura pres d T un mois.En 1439, le comte de Huntington s’empara decette place, qui lut reprise par le marechal deBoussac. Elle se trouva comprise dans le nom-bre des forteresses dont Charles VII ordonnaEentiere demolilion en 1431. Sous Francois I er ,on rentoura de nouveau de murailies. Cetteville souffrit beaucoup par la presence des ar-mees prussiennes et anglaises en 1815.
Verberie est une pelite ville assezbieu bätie,sur la rive gauche de l’Oise. On y voit une fon-taine publique avec un abreuvoir.
St>Corn£ill£ est un ecart, qui etait dansl’origine le prsedium du palais royal. C’est au-jourd’hui une manufacture d’alun et de cou-perose, ou se trouve une fontaine d’eau mine-rale ferrugineuse.
Patrie de l’abbe Cartuer, liistorien du Va-lois et agronome.
Manufacture d’alun et de couperose. Xui-leries. Papeterie. — Fabriques d’allumettes ,de sabots. Moulins ä ble et ä huile. Eours äplätre. — Foires les 22 juin et 26 oct.Bibliographie. Demacuy. Examen des eaux
minerales de Verberie (Journal de medec.,
decembre 1757, p. 422).
Carlier. Examen des eaux minerales de Ver~
berie, 1758, in-12 (avec Demachy).
VEltBlNUSl (lat. 50°, long. 22"). « Ce lieuetant le plus remarquabie de ceux qui se ren-contrent sur la grande route de Bavai ä Keims,je crois devoir disculer dans cet article ce quiconcerne cette route pur rapport ä son etendueen general; et il estä propos de combiner avecrilineraired’Antonin ce que represenle la tracede la meme route dans la Table theodosienne.On trouve de Bagacum ä Duronum XII dans1 Itineraire, XI dans la Table. De Duronum äVerbinum , dont le nom dans la Table-est Vi-ronum, X egalemeut. De Verbinum ä Catu-siacum VI, et deCatusiacum ä Minaticum VII,dans l’Itineraire. La Table comprend ces deuxdistances en une seule, qui est XIII. De J/i-naticum ä Auxuenna IX,selon la Table. On litMuenna dans ITtineraire, et la distance estmarquee XVIII. Enfin, d 'Auxuenna ä Duro~cortorum il y aX d’un cöte comme de l’autre.La somme de ces distances particulieres, quiest 63 dans ITtineraire, n’est que 53 dans laTable ; et ITtineraire prononce contre lui-meme, et depose en faveur de la Table, dansl’intilule de cetle route : Der a ßagaco Ner -viorum, Durocorloro Jiemorum usque i M. PLIII. Mais ce qui endecide souveraiuement etfait \oir en meine temps que nonobstant queces distances soient marquees M. P., il estquestion de lieues gauloises, c’est que l’espacede Keims a Bavai, fixe par des operations, estd euviron 61,000 toises, dont il ne peut resul-ler qu’environ 54 lieues gauloises. Il faut eucouclure, qu’ä quelques fractionsde lieuepres,qui aiiront cte negligeesdans ledetail des distan-ces, la somme de 53 est celle qu’il convient d’a-