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VIDCBIA.

VIDUCASSES.

VIDUCASSES.

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YIDALOX (Haut et Bas-), Ardeche, comm.de Davezien, [x] d’Annonay.

Patbie de Montgolfier , inventeur desaerostats.

Papeterie.

VIDALOS , vg. H.-Pyrenees (Gascogne),arr., cant., ef ä 19 k. d’Argeies. P. 120 h.—On y remarque les restes d’une tour, que l’oneroit avoir ete batie par les Romains, qui do-mine la belle vallee d’Argeies.

VIDALS (les) , Tarn, comm. et Kl deLacaune.

VIDAUBAN, Ficus Albanorum, joli vil-hge, Für (Provence), arr. et ä 7 k. de Dra-guignan, cant. et K de Luc. W. Pop. 2,088 h.

Ce village, situe sur la rive gauche de l’Ar-gens, occupe Femplacement d’une villa ro-maine; il fut detruit de fond en comble par lesliabitants du Cannet et de Taradeau ; mais il netarda pas ä se reiever de ses ruines. Pendantles guerres de religion, les calvinistes penetre-rent dans Feglise oü tousles liabitants s’etaientrenferntes, et les egorgerent sans pitie. En1707, Vidauban fut brüle par les Savoyards,lors de leur retraite de devant Toulon.

Le village actuelest bätidans unejolieplaine,fertilisee par plusieurs sources et par un canalde derivaliou des eaux de l’Argens. Entre Vi-dauban et le Thoronet, pres de la chapelle St-Micbel, cette riviere se precipite du hautd’unrocher tres-eleve dans des goufl'res profonds,et forme de magnifiques cataractes; l’eau dis-parait entierentent pour aller reparaitre ä 1 k.de la. — Foires les 12 aout et 8 oct.

VIDECOSVILLE, vg. Manche (Normandie),arr..et k 13 k. deYalognes, cant. de Quettehou,ES de St-Yast-de-la-Hougue. Pop. 188 h.

VIDELLES , vg. Seine-el-Oisc (Gätinais),arr. et k 25 k. d’Etampes , cant. et g de laFeile-Aleps. Pop. 614 h.

VIDOU, vg. H.-Pyrenecs (Gascogne), arr.et ä 27 k. de Tarbes, cant. et ES) deTrie. Pop.256 h.

VIDOURLE (le), riviere qui prend sa sourcenon loiii dela Cadiere, arr. du Yigan, Gard;eile passe a St-Hippolyte, St-Sauve, Quissac,Sommieres, Massillargues, et se jette dans l’e-tang de Mauguio, entre le caual de Lunel et ce-lui de la Radelle.

VIDOITV1LLE, vg. Manche (Normandie),arr. et ä 16 k. de St-Lö, cant. et g de Torigny.Pop. 326 h.

YIDOCZE, vg. H.-Pyrences (Armagnac),arr. et ä 36 k. de Tarbes, cant. et gl de Mau-bourguet. Pop. 976 li.

VIDUBIA (lat. 48“, Iong. 23“). * Ce Heuesttire de la Table theodosienne, et de la traced’une voie entre Langres et Challon: Andema-tunno XXVIII, Filem XIX, Vidubia XX,Cabillione. Il faut dono, cberclier Vidubia dansune position qui couvienne entre File, ou pourmieux dire Tile, qui est indubitablement Til-le-Chäteau, et Challon. On peut prendre cou-fiancedans les nombres indiques par la Table,sur ce que le total de 39 lieues gauloises entreChallon et Til, dont le calcul est de 44,226toises, quadre ä la distance que des operations

sur le local fixent dans cet intervalle ä envirou43,300 toises, ce qui n’est au-dessous du calculdes lieues qu’autant qu’il est naturel que lamesure itineraire excede un espace en lignedirecte et aerienne. Or, je remarque que lesnombres de la Table, k partir de Challon d’uncote, et de l’autre ä partir de Til, se rencon-trent au passage d’une petite riviere, dont lenom est Youge, a un endroit auquel on adonnele nom de St-Bernard dans les bois deCiteaux;et je suis informe que les vestiges encore sub-sistants de cette voie passent par cet endroit.J’ajoute que si on lit Vidugia, au lieu de Vi-dubia, dans la Table, oii Fon sait que les de-liominations sont souvent peu correctes, on de-couvre de l’analogie avec le nom actuel de lapetite riviere de Youge. Je consens meme qu’enopinant ainsi actuellement, ce soit inlirmercequej’ai mis en avant dans un ouvrage publieen 1741, savoir que Vidubia pourraitetre Nui.Car, outre que les distances respectives deChallon et de Til s’y rapportent moius, la Po-sition de Nui s’ecarte de la trace de l’anciennevoie d’environ une lieue commune d’aujour-d’hui.» D’Anville. Notice de l’ancienne Gaule,p. 700.

VIDUCASSES (lat. 50°, long. 18°). «L’Ins-cription d’un marbre qui est couserve dans lecliäteau de Torigni, en basse Normandie, faitmention du Senat de la eite des Viducasses :ordo chhtatis Viducas ; et la dccouverte qui aete faite au commencement de ce siede de lacapitale de ce peuple pres de la riviere d’Orne,un peu au-dessus de Caen, fixe les Viducassesdans une partie de ce qui compose aujourd’huile diocese de Baieux. La Separation des limitesentre les Viducasses et les Bajocasses, dont lepagus Bajocassinus, ou le Bessin , a conservele nom, m’est indiquee par un lieu nomnteFirn, Fines, entre les paroisses de Yillietde St-Vaast, au nord de Yilliers-Bocage. J’en iudiqueprecisement la position, parce qu’elle u’est pointmarquee dans la Carte du diocese de Baieuxqui a paru en 1736 ; mais une carte manuscriteque j’ai du meme diocese, dressee dans un plusgrand detail par Fauteur dela Carte du diocesede Coutances, qui est publique, me donne laconnaissance de cette position. Elle doit parai-tre tres-remarquable, par la dislinction qu’elledonne lieu de conclure entre deux cites , quisont actuallement confoudues dans le memediocese. Il est mention des Viducasses dansPline, et leur nom y est suivi immediatemeutde celui des Bodiocasses, qu’il y a tout lieu deprendre pour les Bajocasses , limitrophes desViducasses. Les Biducesii, dont Ptolemee faitmention en decrivant le pays maritime de laLionaise, paraissent etre les Viducasses, parune grande affinite dans la denomination ; no-liobstanl l’erreur de Ptolemee de les separerdes Lexovii par les XJeneli , puisque le depla-cement de beaucoup d’autres positions dansPtolemee donne souvent maticre ä la critique.

Ce qui concerne la capitale des Viducassesdoit faire le sujet d’un article particulier. Lepremier volume de l’academie des belles-lettres(Hist., p. 290) fournit un detail interessant

sur les vestiges qui subsisteut de cette ville dausla paroisse de Yieux, ä quelque distance du ri-vage gauche de la riviere d'Orne; et qui endounent une autre idee que celle d’un simplecamp romaiu, selon l’opinion qu’en avaitM.Huet, eveque d’Avranches, comme il s'en ex-plique dans ses Antiquites de Caen. Ce lieunomme Yieux etait autrefois considerable, etplusieurs paroisses des environs sont des de-membrements de son ancien lerritoire. Les ti-tres de Fabbaye de Fontenai, qui n’en est Se-paree que par la riviere d’Orne , en font men-tion sous le nom de Videocce et de Veocce. Cesdenominations devaient empecher M. Huet deconfondre le nom de Vieux avec le terme quidesigne un gue. Il est evident que comme deTricasses on a fait Trecce, Troies, de Duro-casses, Drocce, Dreux ; de mente le nom deViducasses a ete converti en Veocce, Vieux.Quant au nom que portait cette ville, avantque de prendre celui du peuple dont eile etaitla capitale, M. 1’abbeBelley, dont je respecteles lumieres et l’erudition, croit qu’il faut yrapporter le nom d 'Arasgenus, que l’ontrouvedans la Table theodosienne. J’avoue nean-moins, qu’apres avoir balance entre les raisonsqui servent de fondemeut ä son opiuion, etquelques autres qui dounent la preference äBaieux, j’ai cru devoir me determiner pourcette ville , plutöt que pour Vieux, comme onpeut voir dans l’article qui a pour titre Arce-genus. Quoi qu’il en soit, entre les circonstan-ces qui distinguent la position de Yieux, il fautremarquer qu’il en sort des voies rontaines. Lachaussee que Fon attribue mal ä propos äGuillaume le Conquerant, et que Fon appellela Terre-Levee, tend d’un cöte vers Exnte, ouYesrne, Oximum, qui a donne le nom ä unpagus de grande etendue. Du cote oppose, lesvestiges d’une pareille voie, ä commencer aupassage d’un ruisseau qui coule sous Yieux,indiquent la directionde cette voie vers Baieux,selon la trace d’une partie de sa longueur, queje trouve sur la carte dont j’ai parle dans l’ar-ticle preccdeut. Je remarque encore que laroute qui conduit actuellement de Lizieux äCaen, passant pres d’un lieu appele Estrez,Slrata, avant que d’arriver a la riviere deDive, qui traverse cette route, tend, par sa di-rection dans la plus grande partie de la dis-tance, a Yieux plutöt qu’.i Caen. On juge bienque les capitales devaient ainsi communiquerles ,unes avec les autres ; et par cette cornmu-nication, la carte fait voir une suite de voiesrontaines non interrompue, depuis Rotomagus,la mctropole de la seconde Lionaise, jusqu’äFextremite la plus reculce de cette proviuce.»D’Anville. Notice deVancienne Gaule, p, 701.Y. aussi :

Wat.ckenaek. Geographie des Gaules, t. i, p.

395 ; t. n, p. 252, 325.

Memoires de l’academie des inscriplions, t. i,p. 291; t. xxi, p. 489 .

Memoires de la socieie des anliijuciires deFrance , t. vn, p. 289.

Decouverles des ruines de Vancienne ville desViducassiens, par MM. Fourcault et Gal-