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Art de la verrerie de Neri, Merret et Kunckel : ourvrages où l'on trouvera la manière de faire le verre & le crystal, d'y porter des couleurs, d'imiter les pierres prétieuses, de préparer & colorer les émaux, de faire la potasse, de peindre sur le verre, de préparer des vernis, de composer des couvertes pour les fayances & poteries, d'extraire la couleur pourpre de l'or, de contrefaire les rubis, de faire le saffre, de faire & peindre les porcelaines, &c / trad. de l'allemand, par M. D. *** ; auquel on a ajouté Le Sol sine veste d'Orschall ; L'Helioscopium videndi sine veste solem chymicum ; Le Sol non sine veste ; le chapitre XI. du Flora saturnizans de Henckel, sur la vitrification des végétaux ; un Mémoire sur la manière de faire le saffre; le secret des vraies porcelaines de la Chine & de Saxe ; Le Secret des vraies porcelaines de la Chine & de Saxe
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verre. La seconde espèce est à très-bon marché. Cardan, anV. Livre de la Farìété, veut que Ton ajoute la magnésie àla fritte ; il la nomme sidérée , il croît que cest le troisièmeingrédient; « le verre , dit-il, est composé de trois choses ,« de pierres ou de fable, du sel de C ah & de la sidérée. Ce-pendant la petite quantité de-magnésie qu on ajoute aumélange ou à la fritte du verre, nest point un objet, parcsqu'on ne peut pas lempìoier dans toutes sortes de verre.

Remarque de Kunckel sur le Chapitre 11.

Sans nous embarrasser d les Italiens peuvent tirer leurs pierresou leur fable , nous nous contenterons de dire comment on sy prenden Allemagne. Tous les Verriers sçavent quil leur suffit de cher-cher un íable commun , blanc & fin , qui nait point de veines gras-ses ni jaunes, chargées de fer. II nest pas ici question dun verrecommun , mais dun verre semblable au cristal ; nous avons en Alle-magne assez de moyens pour parvenir à le faire , fans avoir recours àlEtranger. Premierement, on trouve en Mií'nie , ainsi que dans toutes-les mines , des pierres claires & transparentes, quon appelle Quartz;elles font très-propres à faire un verre qui imite le cristal ; il y atcependant du choix, car quelques-unes ont des veines jaunes,dautres en ont de noires ; les jaunes contiennent du fer, les noires dutplomb ou de largent; les pierres de cette espèce portent dans le verreles couleurs dont elles font chargées, le rendent ou verd ou jaune, omrnême bleuâtre , cest pourquoi il faut avoir foin den séparer les veines^il y a même en Mifnie une forte de pierres dont on fait usage dans lesbâtimens , St qui mises à rougir au feu, deviennent friables, &fournissent un fable très-beau , qui nexige point tant de sel que les-autres. Indépendamment de cela,dans tous pays on trouve au fond des-ruisseaux ou dans les montagnes de petits cailloux ronds & blancs ;jai même remarqué que la mer en jette fui; ses bords qui font quelques-fois de la grosseur du poing, & qui ont la transparence du cristal ; jaséprouvé que ces derniers, loríquon les emploie pour faire du verre,ne demandent pas à beaucoup près autant de sel, que les pierres quontire des montagnes; en un mot, ces cailloux blancs & ronds setrouvent dans presque toutes les rivières qui ne font point bourbeuses.Lorfquon les met rougir & que pour pouvoir les pulvériser plus aisé-ment on en fait lextinction dans leau , sil sen trouve qui avent desveines & qui ne soient pas entieremexit blancs, il faudra les rejetter;mais si lon veut avoir un cristal de la derniere perfection , il ny aura.-