SUR LES DICERAS.
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d’un point d’attache à l’extrémité de la grande valve, qui esttantôt la valve droite, tantôt la valve gauche.
Il faut, ce me semble, pour des coquilles aussi fortes et aussilourdes que les Diceras, des points d’attache grands et forts,et, par conséquent, s’il y en avait, ils devraient se voir faci-lement et ne pas être cachés parmi les petites aspérités du test.
Peut-être les Diceras sont-elles comme les Gryphées et n’ad-hèrent-elles que dans leur jeune âge, c’est-à-dire que le pointd’attache de ces coquilles est très-petit et que lorsque l’animalest devenu grand, ce point d’attache n’a plus assez de forcepour le maintenir en place. La belle collection de M. Gresslià Neuchâtel offre la preuve de ce fait dans une suite de Gry-phées arquées de tous les âges appartenant au Lias.
Les crochets de cette coquille sont creux jusque dans leurpartie supérieure. Le test est fort épais, on remarque qu’ilest formé de trois couches superposées, c’est ce que j’ai ob-servé distinctement dans les Diceras du mont Salève . La cou-che inférieure est épaisse, à sa face supérieure elle est garniede stries transversales qui offrent l’empreinte de la partie infé-rieure de la couche médiane. Ces stries marquent l’accroisse-ment de la coquille, en sorte que, près de son ouverture, elleslui sont parallèles \ mais comme celle-ci, à mesure que l’animalvieillit, ne s’avance pas parallèlement à elle-même, il en résulteque ces stries sont complètement transversales sur les faceslatérales de la coquille, tandis qu’elles deviennent presque lon-gitudinales en se rapprochant de la partie supérieure de l’ou-verture. Il est fort probable que la couche médiane et la couchesupérieure du test ont existé dans les Diceras de Saint-Mihiel