EXPLICATION DES PLANCHES.
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F. Quatre gradins inférieurs, plus larges et plus commodes que les autres, et réservés sansdoute pour l’ordre équestre. Tous ces gradins sont faits d’une lave appelée piperne : c’est unepierre grise dont l’aspect est fort triste.
G. Le pavé de l’orchestre. On voit, sur la ligne même qui forme le diamètre de ce demi-cercle, l’inscription que nous avons rapportée plus haut, et, entre cette inscription et le théâtre,le dallage de marbre que nous avons mentionné. Le reste de l’orchestre est également dallé enmarbre débité fort mince.
H. La place du proscénium, ou pulpitum, plancher supporté par un mur à hauteur d’appui. Cemur était revêtu de marbre blanc.
I. Postscénium, d’où l’on arrivait sur la scène par trois portes principales. Celle du milieuétait la porte royale; les deux autres, appelées portes hospitales , étaient destinées aux personnagesd’un rang inférieur, et à ceux qui étaient censés venir des pays étrangers. On voit, en outre,deux petites portes aux deux extrémités du fond de la scène. Leur usage est d’autant plus difficileà déterminer, quelles ne ! se trouvent dans aucun autre théâtre. Peut-être étaient-elles destinéesà l’arrangement du théâtre et cachées par quelque décoration.
K. Deux espèces de tribunes, pareilles à nos loges d’avant-scène. Elles sont garnies, l’une dedeux gradins et l’autre de trois. On y montait par un petit escalier donnant sur l’avant-scène.C’était une place réservée, d’un côté au préteur, aux duumvirs, et de l’autre aux vestales (i).
LL. Les deux vomitoires dont nous avons déjà parlé plus haut.
M. Un portique donnant sur la rue et servant probablement d’abri pour ceux qui attendaientl’heure de l’ouverture des portes. Ce portique devait avoir été détruit par le tremblement deterre de 63 , ainsi qu’une grande partie de l’édifice. Lors des fouilles, on n’a trouvé debout qu’uneseule colonne d’une proportion assez courte. Elle était peinte de manière que sa surface paraissaitcouverte d’écailles comme un tronc de palmier, fait important pour la question qui s’agite aujour-d’hui relativement à l’architecture peinte. Il résulte des notes de Mazois qu’il a vu lui-même letronçon de colonne, revêtu des ornements dont nous venons de faire mention. Du reste, on aperce-vait encore le petit mur qui soutenait les autres colonnes; et dans le mur même du théâtre, onreconnaissait les trous des solives du toit. On a déterré dans le proscénium des fragments de co-lonnes et de statues ; mais c’est à tort que M. Lavega les a pris pour des ornements de la scène :ce sont des fragments des colonnes du portique, ou d’autres parties de l’édifice, ou même du Campdes soldats, qui doivent avoir été placés dans cet endroit pour les conserver provisoirement. Lorsde la dernière catastrophe, le petit théâtre devait être en réparation, comme les autres édifices dela ville, ébranlés parle tremblement de terre de 63. On a trouvé en différents endroits des amasconsidérables de matériaux ; et particulièrement, lors des fouilles faites pour déblayer la scène dupetit théâtre, on y a découvert une grande quantité de tuiles neuves, rangées en ordre et numérotéesavec du charbon. En admettant même que ces tuiles dussent servir pour les édifices voisins, ilest évident quelles n’eussent point été déposées dans ce théâtre, s’il avait été lui-même en étatde recevoir des spectateurs.
Le plan et la coupe transversale que l’on voit à la partie supérieure de la planche XXVIII, sontles dessins du petit théâtre ou de l’odéum d’Anemurium ( 2 ). Nous les donnons comme points decomparaison avec le petit théâtre de Pompéi . Les dimensions du théâtre d’Anemurium sontdoubles de celles du notre; mais ils se ressemblent en ce que leur forme extérieure est un
(1) Suétone , August. cap. i 4
(2) Anemurium était situé sur le rivage de la Cilicie . Cette ville occupait un promontoire qui portait le même nom, et quel’on considère comme le point le plus méridional de cette côte. Plin. V, 22, 27. Tit. Liv. XXXI 1 Ï, 20. Pompon. Mêla. I, i 3 . Onl’appelle aujourd’hui Scalamura ou Anamura.
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