La L. erytkræa est une espèce méridionale que l’ontrouve tout autour de la Méditerranée; cependantM. Rambur et moi l’avions observée aux environs deParis . Son apparition en Belgique est fort singulière,d’autant plus que je l’ai vue pour la première fois, dansune localité où j’observe depuis trente ans.
Le fait est assez extraordinaire pour que je détailleles circonstances qui l’ont accompagné. Je l’ai vue surun étang qui a été approfondi pendant l’hiver et estresté à moitié desséché jusqu’au commencement dejuillet. L 'erythrœa est-elle excessivement rare en Bel gique ? l’aurions-nous confondue jusqu’ici au vol avecle Fonscolombii, sans nous donner la peine de la pren-dre? Les trois années exceptionnellement chaudes quiviennent de se succéder lui ont-elles permi de se propa-ger à deux degrés plus au nord que Paris ? ou bien nousest-elle arrivée accidentellement comme nous le voyonsde loin en loin pour les Sphinx nerii et celerio, pourP Acridiummigratorium. et pour la Lyttavesicatoria (1).
Le Salyrus davus et le Sirex gigas (2), que j’ai ren-contrés une seule fois à Longchamps. sont encore desexemples d’espèces observées loin de leur lieu de prove-nance.
On a, du reste, observé des migrations de Libellules ,notamment pour la quadrimaculata.
8. L. Pedeinoniana. Allioni.
Très-rare et locale. M. Putzeys l’a découverte sur lestourbières près d’Arlon ; M. le baron Alph. de Villen-
(1) Ce Lytta a été, cette année (1859), extrêmement commun enBelgique .
12) J'ai trouvé le Sirex Gigas près de MaestTiclit, en 1837.
(C. Mathieu.)