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traire. Ce liquide forme, ce qu’on appelle l’eau-mèredes salines. Quoi qu’elle n’ait plus de valeur pourl’exploitation industrielle, elle est pourtant tellementchargée de substances actives qu’elle peut devenirfort utile à la médecine. Nous avons pu nous en con-vaincre à Lavey, et nous pourrons aussi invoquer surce point le témoignage des médecins de bains, quil’ont employée.
Je regrette bien de ne pouvoir donner ici une ana-lyse quantitative exacte de ces eaux-mères. J’espèrepouvoir la donner sous peu. Je dois à l’obligeance deM. le conseiller d’Etat Macaire de Genève des ren-seignemens très-précieux sur cette matière, et je pro-lite de cette occasion, pour lui en témoigner publi-quement ma reconnaissance.
D’après ses expériences la pesanteur spécifique deseaux-mères est de 1 , 2766 . Sur 100 parties elles encontiennent40desels divers. Les chlorure desodium,de magnésium et de calcium forment plus de 80pour cent de ces sels. Les sulfate de magnésie et desoude, le jodure de potassium et le bromure de ma-gnésium constituent le reste de ces parties fixes. Cesdeux derniers sels y sont en proportion notable. On ytrouve en outre des traces de fer et de matières ani-males.
Ainsi en résumé notre eau-mère est extrêmementchargée de divers sels. Elle contient surtout unegrande quantité de chlorure de sodium et de selsanalogues. On y trouve encore assez de sels purgatifs,pour pouvoir compter sur cet effet dans leur emploiintérieur, ce dont j’ai pu me convaincre par des expé-