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douches chaudes la produisent souvent, tandis qu’unbain de la même eau à une température moins élevéene la produit pas. Mais comme les bains chauds ontdes inconvéniens graves dans beaucoup de maladies,j’ai préféré dans l’administration des bains tempérés,m’abstenir de provoquer la poussée.
Du reste, à Louëche, où la poussée est assez géné-rale , les médecins paraissent avoir la même opinionsur la valeur de cet effet de l’eau. Voici ce que ledocteur Bonvin en dit dans son essai sur les eaux deLouëche 1 :
t Quoique la poussée puisse être regardée comme» un effet propre aux eaux thermales de Louëche, je» suis néanmoins très éloigné d’admettre que cette» éruption constitue la condition sine qua non d’une» guérison complète. Je pourrais au contraire citer» un grand nombre d’exemples où , avec une poussée» très faible, la cure a eu un succès complet. On ne» saurait donc l’adopter comme mesure absolue de la» réussite d’une baignée. Cette opinion est partagée» par M. le docteur Gay, auquel une vieille expé-» rience et des talens profonds ont acquis une répu-» talion si justement méritée. »
Un moyen que j’ai employé avec succès plusieursfois, c’était les émissions sanguines. Sans parler del’application des sangsues et des ventouses, sur la-quelle je reviendrai plus tard , je dirai deux mots dela saignée générale.