l’éolise, la. science, l’art et le théâtre
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en Allemagne et dans les Pays-Bas suivit de près, s’il estvrai qu’en 1099, un habitant d’Utrecht tua l’évêque decette ville, parce que celui-ci avait dérobé le plan sur lequelon construisait les églises.
Sous le nom de loge maçonnique, on désigna d’abordune simple réunion de maîtres et de compagnons; plustard, ce terme s’appliqua à une corporation d’artistes etd’ouvriers associés pour bâtir une église importante. C’é-taient, comme les universités, de petits États dans le grand.Des règles sévères déterminaient les rapports des membresentre eux et avec leur chef, l’architecte. A celui-ci était ré-servé, non seulement le veto dans les affaires techniques,mais encore le droit de présider le tribunal qui jugeait lesaffaires litigieuses. Nul n’était admis dans une loge, s’iln’avait donné des preuves de capacité et de moralité; toutmembre indigne se voyait expulsé, et chaque transgressionaux lois de l’ordre était immédiatement punie. Ce qui don-nait au pouvoir des maîtres une grande autorité, c’est queles loges étaient liées entre elles et formaient une fédéra-tion sous la suprématie d’une loge principale, soit celle deCologne ou celle de Vienne, de Zurich ou de Strasbourg.Cette dernière,,dotée de nombreux privilèges par l’empe-reur Rodolphe de Habsbourg, devint, sous la direction dugrand architecte Ervin de Steinbach, la plus importante detoutes, et son chef fut regardé comme le plus grand maîtredes maçons allemands.
Quand il s’agissait de construire un édifice, les maîtrespréparaient les dessins, choisissaient les artistes et fixaientle nombre d'ouvriers à employer. Ceux-ci travaillaient à lajournée et avec le plus grand soin, ce qui explique le finiet la solidité des anciennes construction. Les membres desloges maçonniques se reconnaissaient au moyen de signesparticuliers, par les saluts ou pression de main, qu’il étaitsévèrement interdit de faire connaître aux profanes. Un ri-tuel complet de cérémonies et d’usages particuliers symbo-