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LA SOCIÉTÉ ST LES MŒURS ALLEMANDES
cole pouvait retirer des résultats obtenus par la science ; ildéveloppa avec succès son enseignement à l’académie deMœglin, en Prusse. D’autres institutions du même genrefurent fondées pour l’instruction des agronomes et des fo-restiers, entre autres celles de Hohenheim, en Wurtemberg;de Schleissheim, en Bavière; de Wiesbaden, en Nassau; deTharandt, de Tiefurt, de Dreissigacker, en Saxe; d’Eldéna,en Poméranie, et d’Hofwyl, en Suisse.,Il y eut, il est vrai,des erreurs commises par esprit de système, comme lors-qu’on essaya de remplacer l’engrais animal par des prépa-rations chimiques ; mais la science n’enrichit pas moins l’a-griculture de plusieurs branches d’industrie. Une des plusimportantes fut celle du sucre de betterave, qui, depuis ladécouverte du chimiste Margraff, s’est tellement développéequ’il existait, en 1841, 141 raffineries de sucre dans le Zoll-verein.
Les lois sur la chasse furent aussi d’un grand secours.Quelques parties accessoires du ménage des champs, ne fi-rent aucun progrès, l’apiculture, par exemple, à cause dubon marché des sucres. En revanche, la culture des vers àsoie prit de grands développements. La Bohème et la Fran-conie se placèrent à la tête de la culture du houblon, lesprovinces rhénanes et quelques cantons de la Suisse à latête de celle de la vigne. Mais c’est surtout en Wurtembergque l’on bonifia la qualité du vin; on y cultive environ80,000 arpents de vignes, qui occupent plus de 1,800 familles.En 1788, la vendange ne rapportait que 3,169,020 florins;elle a produit en 1834,9,684,220 florins. C’est le Nassau quifournit les crûs les plus célèbres : Johannisberg, Rudes-heim, etc. Chaque province en a d’ailleurs quelqu’un d’es-timé, la Hesse-Darmstadt a son vin d’Ingelheim, le Palatinatson Deidesheim, Bade son Margrave et son Affenthal, laFranconie son Steinwein, la Bohême son Melnick, l’Autricheson Gumpoldskirch, le Tyrol son Traminer, la Suisse-Allemande ses vins de Witterthour, etc.