PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
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distances comptées de l’enceinte extérieure de la ville, et non,comme on s’est plu trop souvent à le dire, à partir de ce fameuxmilliaire doré élevé par Auguste sur le parvis même du Capitole-
La mensuration y est indiquée le plus souvent en miH eSromains, dont la valeur était de i ,482 mètres ; quelquefois, notam-ment en Gaule, au-dessus de Lyon, en lieues gauloises, fi ulvalaient un peu moins du double du mille (1). C’est l’itinéraii®pour ainsi dire classique. Les érudits modernes en ont fait l’objetde leurs études les plus consciencieuses, et il est aujourd’huientre les mains de tous ceux qui s’occupent de géographeromaine (2).
Après l’Itinéraire d’Antonin, vient la célèbre carte de Peutinge fou Table Théodosienne, le plus ancien monument cartographiq uequi nous soit connu.
Cette carte n’est en quelque sorte que la traduction illustrée d el’Itinéraire d’Antonin ; et les deux documents, malgré de nom-breuses divergences dans les détails, se complètent l’un p arl’autre. On est d’ailleurs assez peu fixé sur la véritable origine etla date précise de la carte de Peutinger, qui a été, depuis le sei-zième siècle, l’objet de tant de discussions et de commentaires d ela part des historiens et des paléographes, et que la magnififi uerestauration de M. Ernest Desjardins a mise aujourd’hui à bportée de tous (3).
Les villes de Stabia, d’Herculanum, de Pompéi y sont fig u '
(1) Walckenaër évalue la lieue gauloise, à. 2,208“
D’Anville, à. 2,209“,5°
De Caumont, à. 2,2 ii“,i6
De Boissieu, à. 2,22i“,5°
Vincent, Durand, Guigue, baron de Rostaing, à. 2,222“
A. Aurès, Pistolet de Saint-Fergeux, à. 2,415”
Bergier, à. 2,475“
A. du Mesnil, La lieue gauloise de la Table de Peutinger. BulletinDiana. Montbrison, 1881.
(2) Voir les pièces justificatives III, IV, V, VI, VII, VIII, IX et X, qui *
des extraits de l’excellente édition des itinéraires classiques publiée à Bed* 11 'Itinerarium Antonini Augusti et Hierosolymitanum ex libris manu script ,sediderunt G. Parthey et M. Pinder. Berolinii, mdcccxlviii. ^
(3) Ernest Desjardins, La Table de Peutinger d’après l’original conservéVienne, 14 liv. in-folio. Paris, 1874.
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