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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
pelle celle des bornes milliaires. Fabriqués du temps de Trajan 3Cadix, l’ancienne Gadès phénicienne, ils ont été apportés précie u 'sement par quelque riche baigneur, qui y avait fait graver avec I eplus grand soin toutes les étapes de son pèlerinage à la source
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sacrée, tout comme les touristes naïfs de la Suisse modernefont autour de leurs bâtons de marche.
Ces vases sont admirablement conservés. Les inscriptions etles ciselures ont gardé une netteté parfaite; et cette nomend 3 'ture exacte des principales stations de la route entre Cadix dRome complète de la manière la plus heureuse les indications déj 3fournies par les itinéraires classiques en Espagne, dans le Sud dela Gaule et en Italie.
XI
L’interprétation de ces précieux documents permet de recon'stituer aujourd’hui avec la plus grande précision toutes les maill eSréseau des voies militaires de la vallée du Rhône et de ses afflue ntsvers le deuxième siècle de notre ère, à l’époque de l’apogée dedomination romaine, alors que la Gaule, complètement sounn se ’était devenue l’une des plus riches provinces de l’empire (i)-Chez un peuple centralisateur par excellence comme le p eU P^ eromain, ces routes étaient surtout un instrument de conquête etde colonisation.
Le premier soin d’un général victorieux était d’employer s ° narmée à la construction ou au perfectionnement, suivant l eSméthodes que nous avons indiquées plus haut, de ces grand eSroutes stratégiques absolument nécessaires pour assurer le servi cedes approvisionnements et les communications de l’armée. C’ét 3ltle meilleur moyen de faire sentir à chaque instant la main tout e
(1) Le lecteur est prié de suivre les divers itinéraires dont nous allons d° nB ^ jla description sur la carte placée au commencement de ce chapitre et surpièces justificatives III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X et XI.