Band 
Tome premier.
Seite
152
JPEG-Download
 

152

SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.

Aucune végétation ne peut se fixer sur ce sol désagrégé et moque le fleuve de glace, dans ses oscillations périodiques,

.bile.

déjà

recouvert plusieurs fois et peut envahir de nouveau d’un j° url’autre, sans qu'aucune barrière puisse lui être opposée.

C'est qu’en effet tous les glaciers sont animés de mouvementde progression et de recul. Sans remonter à l’époque glaciaire) < 1 “marque l'apogée de leur développement, nous les voyons, annulement ou par série d’années, marcher tantôt en avant, tantôt earrière, oscillant ainsi autour d’une moyenne que nous ne connussons pas parfaitement, et obéissant très certainement à des 1 QI

rhythmiques qui nous échappent. Ce mouvement de va-et-vienle résultat de la fonte du glacier à sa surface et à son extrétf 11

test

ité

■la-

eli eS|en

inférieure, combinée avec l'augmentation incessante de son vole* 11par suite de l’accumulation des névés à sa partie supérieure.

Le glacier s'alimente et se recharge de nouveaux éléments P ale sommet; il se résout en eau et s’appauvrit par le bas. Siport supérieur des neiges l’emporte sur la fusion inférieure, I e icier avance, et rien ne peut l’arrêter; les forêts sont ensevles roches latérales striées et polies, le sol nivelé et réduitpoussière. Dans le cas contraire, le glacier recule et met à nu s °lit dévasté et stérile.

Comme la plupart des glaciers des Alpes, le glacier duest, depuis un demi-siècle environ, dans une période de recul-résultante de tous ses va-et-vient, de toutes ses oscillations,aune marche en arrière intermittente, coupée de quelques reto u ^

pas

ue

offensifs, mais très nettement accentuée, et qu’on peut éva

en moyenne à treize mètres par an. Aujourd'hui, le front du

cier est à sept cents mètres environ du petit pont établi sur

route de la Furka, qui traverse le Rhône naissant, à quelques

de l’hôtel connu de tous les voyageurs, Gletsch-Hôtel. C’est là fl ^

se trouve la moraine terminale du glacier dans son état act u

Une deuxième moraine se dessine très nettement à trois ce

c \ ié«

mètres en avant; elle date de 1856. Une autre plus rapp r °encore se rapporte à l’année 1818; et ces dates ont pu êtrevées assez approximativement, soit d’après les témoignages