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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.

nuit du neuvième au douzième siècle, pendant laquelle le

fique domaine dû aux libéralités du grand empereur

devint

proie des abbés commendataires. Les revenus de l’abbayedilapidés; ses moines n’avaient conservé de religieux q ue

furen’-l'habit

On aliéna sans pudeur les biens de la communauté, et le 111tère devint même pendant quelque temps un lieu de débaucbAprès une longue succession de tempêtes, le calme se ,peu à peu. La vie religieuse reparut sous les voûtes profar> ecloître ; et l’abbaye régénérée a pu arriver jusqu’à nous, clep 0sans doute des biens immenses qui constituaient autrefo 1magnifique domaine, mais ayant conservé néanmoins Pintact, malgré sa misère et son abandon, le somptueux rel lC lde son « trésor », véritable musée historique, 1 un ^ eS ^reanciens et des plus précieux de cette nature qui existent p eU ^au monde, et presque comparable à ceux de Notre-D al1Paris et d’Aix-la-Chapelle. . nI) e

Telle est, dans ses lignes générales, l’histoire de * an _ i; . s é

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abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. Nous n’en avonsque les principaux traits. Mais, en sortant des Alpes »< ^

il était impossible de ne pas appeler quelques instants 1du lecteur sur les origines de cette illustre demeure, aujo u evoisine de la misère, et qui a été, pendant de longs sièd eS|des plus opulentes de l'Occident. ^ u a-

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Le temps a tout détruit autour de la puissante abbajtorze siècles ont passé. La ville romaine de Tarnaiasmême de ruines. Seul, l'ancien clocher du monastère ‘ 0 . te n-

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reste debout, gardant un air de grandeur qui s’impose ^ <]etion des hommes. Et si la psalmodie de plusieurs Ce,lt l de cCreligieux n’éveille plus les échos du sanctuaire, si

monde ne viennent plus comme autrefois ceindre la e \\e

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sous ses voûtes et chercher le repos éternel dans ses ca' (conserve encore précieusement les dépouilles de ses illustre ^et rappelle le souvenir de l'un des plus grands faits q ul U fi.l’humanité, et de l'un des plus héroïques martyres souff er ^' ^première des libertés, — la liberté de conscience.

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