2 I 6
SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
étrangère. Son importation à Genève à l'état domestique dateseulement de l’année 1838; mais il s’est tout de suite trouvé fortbien de sa nouvelle patrie et s’est bientôt répandu à la surface detout le bassin du Léman, qu’il sillonne en toute liberté et où il sereproduit d’une manière merveilleuse. De véritables compagnie 8de grands cygnes blancs ont leurs ports d’attache à toutes les sta-tions du lac ; ils y semblent attendre les bateaux à vapeur, vontsouvent à leur rencontre, les accompagnent quelque temps dansleur marche; et la présence de ces magnifiques oiseaux flottantsest un des plus gracieux souvenirs que l’on emporte de la navi-gation de plaisance autour du Léman.
Un dernier mot enfin sur les poissons. Le monde des poissonsest beaucoup plus varié que celui des oiseaux. La perche, le bro-chet, la carpe, le chabot, la truite, le goujon, l’ablette, la tancheil’anguille, l’ombre-chevalier abondent dans le lac, et, par-dessustous, une excellente salmonidée, appelée la fera ou le lavaret.salmo lavaretus, particulièrement recherchée des gourmets et q ü |fait partie du déjeuner classique offert à tous les étrangers q uldébarquent à Genève.
VIII
Rien ne semble au premier abord plus facile que de déterminer)avec une précision parfaite, le niveau d’une nappe d’eau comm ele Léman, qui présente très souvent, pendant de longues période 8de temps calmes, une surface lisse et plane comme un miroir; etil n’existe peut-être pas de bassin au monde dont on ait plus ^quemment mesuré la hauteur de l’eau.
En réalité, malgré les observations les plus réitérées et les p' uSconsciencieuses, les divers relevés accusent des divergences asse*sensibles. On n’est pas d’accord sur les hauteurs relatives du l aC
1
on
à différentes époques et aux différentes parties de son contour,discute sur les points de repère; on est encore réduit à d e8approximations et à des moyennes ; et il est curieux de constate 1 "