222 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
un graphique qui dessine la courbe continue de la hauteureaux et permet de reconnaître et de mesurer les dénivellations I e5plus délicates qu’il aurait été sans cela difficile et quelquef° lSimpossible de constater.
Le niveau du lac est soumis à deux grandes variations a”nuelles.
Le Rhône, qui l’alimente, est un fleuve ou plutôt un grand t° rrent alpin dont les apports sçnt extrêmement variables. Levolun 16d’eau qu’il verse en moyenne par seconde dans le lac est200 mètres cubes ; mais de l’hiver à l’été la différence est énorm eTandis que le débit moyen de l’hiver est de 55 mètres cubespeine, celui de l’été est près de quinze fois plus considérable eatteint 750 mètres cubes. En temps d’inondation, le Rhône,Villeneuve, jette jusqu’à 17,000 mètres cubes par seconde d anle Léman.
Le lac est, en outre, alimenté par une vingtaine de p erivières. Sur la rive Nord : l’Eau-Froide, la Tinière, la Véraie
baie de Montreux, la baie de Clarens, la Veveyse, le FlonVenoge, la Morge, l’Aubonne, la Promenthouse, le Boiron,Versoie; sur la rive Sud : la Morge de Saint-Gingolph, la Dr atise 'le Redon, l’Hermance. Sauf la Dranse, dont le débit moyen,
28 mètres cubes par seconde, — s'élève jusqu’à 400 mètres p endant les grandes crues, tous les autres cours d’eau ne sont <1des ruisseaux insignifiants en temps ordinaire. Leur régimeessentiellement torrentiel ; ils sont souvent à sec et ne prenf> eune réelle importance que lorsqu’ils sont gonflés par les ,pd’orage ou qu’ils servent d’émissaires aux débâcles de glace®de neiges.
Le Rhône est, en réalité, le grand pourvoyeur du Lémanl’écart considérable entre ses hautes eaux d’été et ses bassesd’hiver est la principale cause qui influe sur le niveau du bas® 111
Trente années d’observations ont permis d’établir la moy ennde cette variation; et les relevés faits pendant plus d’unde siècle au limnimètre de Vevey ont donné les résultats ® uvants :
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