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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.

détruisant toutes les habitations littorales dans son mouvementalternatif; que l’inondation produite par le remous se fit sentirdans le Valais jusqu’à Saint-Maurice, et que les quais de la ville

de Genève furent submergés, ses ponts emportés, ses moulinsanéantis (1).

XVI

On sait que les tremblements de terre, les éruptions des vol-cans terrestres ou sous-marins, toutes les brusques trépidations,en un mot, du mince épiderme solide qui recouvre notre planète,de quelque nature qu’elles soient, agissent d’une manière puis-sante sur la masse des eaux océaniques et produisent presqu etoujours de grandes vagues appelées « raz de marée », que l '° n

compte à juste titre parmi les plus terribles catastrophes q uel’homme puisse éprouver.

L histoire des révolutions du globe est malheureusement tropriche à ce sujet.

Le terrible raz de marée qui démolit, en 1586, la ville de Cal-lao, au Pérou, et qui projeta un navire de fort tonnage sur I 3route de Lima, à 16 mètres au-dessus du niveau de la mer, n’étaitqu une grande vague d’oscillation de 27 mètres de hauteur, due àune trépidation sous-marine.

Le 7 juin 1792 , lors du tremblement de terre qui agita î aJamaïque et les mers voisines, les vagues se précipitèrent à p' u 'sieurs reprises à l’assaut de la ville de Port-Royal et, dans moinsd une demi-heure, recouvrirent plus de 2,500 maisons d’un ecouche de 10 mètres d’eau; les navires furent jetés çà et là dansles terres, et l’un d’eux, la frégate Swan , vint échouer sur l eStoits de la ville (2).

Dans le grand tremblement de terre de Lisbonne (i ,r novem-

(1) Voir deuxième partie, ch. 1, Le Rhône alpestre et le Valais, p. 185, 186,notes.

(2) E. Reclus, La terre, les continents. 4* partie, 1868.