le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 369
a | o
rs remonté, avec leurs troupes, le long du Rhône, se seraientarr êtés au confluent de la Saône et auraient été les premiers fon-date urs de Lyon.
(< Cet Atépomorus, ajoutent-ils, serait le même qui se trouva,aVec Brennus et les Gaulois, au siège de Rome que ces peuples^ ren t l’an 364 de la fondation de cette ville (1). »
même légende, racontée avec complaisance par le Pseudo-
u *’ ar que, dit que les fondements de la nouvelle ville venaient à
P e *ne d’être jetés, que des corbeaux dirigèrent leur vol de ce côté
couvrirent les arbres de la colline (2). Momorus, qui était,
Paraît-il ( très versé dans la science des augures, s’empressa d’y
^° lr un présage de bonne fortune et donna à la colline le nom de
u gdunum ( lug, corbeau; dun ou dunum, montagne) (3). Le
notri est resté à la ville et est devenu Lyon. Quant au corbeau,
^gré la fragilité de la légende, il a été conservé jusqu’au troi-
'^me siècle de notre ère comme l’attribut symbolique de la villeçjç T
^yon. On le retrouve en particulier sur un denier de l’empe-reur Albin, qui fut vaincu et tué l’an 197 après Jésus-Christ,° Us les murs de la ville, dans sa bataille contre Sévère (4).
^ l’a relevé plus récemment encore sur un curieux médaillone ferre cuite, en relief, dont l’argile fine, d’une belle teinte rou-^ ea tre, très différente de celle des poteries ordinaires de terre
s 'gill
ce, paraît indiquer une fabrique locale qui aurait existé dans^•fli de la Gaule, vers le troisième siècle de notre ère, et laisséOmbreux produits dans toute la vallée du Rhône. Ce médail-Vl ent des environs d’Orange et représente le Génie de Lyon,
h) D.
Cl. Devic et D. J. Vaissette, Histoire générale de Languedoc, 1 . I, c. îv.
h S 2 ) Clitophon ap. Plutarch ., De Fluviis, t. X, p. 732, éd. Reiske. — Fragm.*?' 8 r <ec., t. IV, p. 367, éd. Didot.
J3) Zeuss, Grammaticétymologies celtiques .
°ger de Belloguet, Ethnogènie gauloise, pass.
^'4) IMP . CAE . D . CLO . SEP . ALB . AVG .
Lurée de l'empereur Décimus Clodius Septimus Albinus, à droite :
, . GEN . LVG . COS U
Cr “ e couronné de tours, debout à gauche, nu, portant une chlamyde sur le brasjc’ne, Un sceptre de la main droite et une corne d’abondance de la main gaucheol °nia copia). A ses pieds se trouve un corbeau. (Cohen, Méd. imp., III, n° 22 .)
24