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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.

43S

* ut implacable. La ville entière fut mise au pillage, une partie deSes habitants égorgés, les maisons incendiées, la plupart desédifices rasés. L’herbe, disent les historiens,, poussa sur l’empla-Ce ment des palais. L’autel de Rome et d’Auguste toutefois et sesdépendances, à cause sans doute de leur caractère fédéral, furentEncore épargnés ; mais leurs destinées brillantes touchaient a leurLes cultes orientaux d’une part, le christianisme de 1 autre,Paient déjà poussé de profondes racines dans les masses popu-iaires, et la religion de l’Empereur commençait à ne plus êtreune formule officielle. Lyon, dépeuplée, à moitié détruite, nedevait plus se relever. La faveur des Césars l’avait a tout jamaisabandonnée. Son titre de métropole des Gaules n était plus queNominal. Les gouverneurs romains ne voulurent plus habiter aumilieu de ruines. Trêves, Cologne, Arles furent désormais le siègel'administration romaine dans les Gaules. L’heure de ladéchéance avait sonné. La splendeur de la colonie de Plancusav ait duré seulement deux siècles.